Sensibilisation aux maladies mentales : être attentif plus que jamais

Sensibilisation aux maladies mentales : être attentif plus que jamais
Le conseiller Patrick Paulin (Photo : www.lanouvelle.net - Archives)

«Avec la crise actuelle qui affecte notre capacité à réagir et à conserver notre équilibre, nous devons, plus que jamais, en cette période d’incertitude, être attentifs aux personnes que nous côtoyons», a commenté le conseiller municipal Patrick Paulin lors de la séance du conseil municipal.

S’il a pris la parole, c’est pour informer les citoyens au sujet de la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales en cours jusqu’au 10 octobre et ayant pour thème «Aider sans filtre».

Cette semaine, une initiative du Réseau Avant de Craquer, vise à démontrer qu’il est possible de préserver son équilibre tout en faisant partie de la solution dans l’accompagnement d’un proche atteint d’une maladie mentale.

Le conseiller Paulin a expliqué, dès le départ, la différence entre la santé mentale et la maladie mentale. «La santé mentale, c’est notre capacité à ressentir, à penser et à agir pour améliorer notre aptitude à jouir de la vie et à relever les défis», a-t-il dit.

Quant aux maladies mentales, elles se caractérisent par des altérations de la pensée, de l’humeur ou du comportement associées à un état de détresse et à un dysfonctionnement.

«Quand on pense à la maladie mentale, on songe notamment à la schizophrénie, au trouble bipolaire, à la dépression sévère et persistante ainsi qu’au trouble de la personnalité limite», a souligné Patrick Paulin, tout en précisant que la maladie mentale peut toucher n’importe qui, sans égard à sa situation, sa condition ou son éducation.

Et l’annonce d’un diagnostic de maladie mentale, comme pour d’autres maladies, a l’effet d’un véritable cataclysme. «Un cataclysme pour la personne elle-même, mais aussi pour ses proches et son entourage», a-t-il  spécifié.

Les statistiques ont de quoi faire réfléchir : près de 20% de la population, une personne sur cinq, souffrira d’une maladie mentale au cours de sa vie. «L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’en 2020, la dépression sera la deuxième cause de maladies et d’incapacité après les maladies cardiovasculaires», a signalé M. Paulin.

Avec les maladies mentales, a-t-il poursuivi, il existe deux facteurs aggravants : la méconnaissance, mais surtout le tabou qu’on se propose de casser pendant cette semaine.

L’an dernier, une personne très proche du conseiller municipal a reçu un diagnostic de bipolarité. «En plus d’être inquiète face à cette maladie, elle était anxieuse du jugement des autres», a-t-il confié.

Malgré toute la sensibilisation effectuée depuis plusieurs années, Patrick Paulin constate toujours «une gêne immense à en parler avec les nôtres». Ce qui l’incite à lancer cette invitation aux citoyens. «Profitez de cette semaine pour consulter le site Aidersansfiltre.com. Vous y retrouvez de l’information et des conseils sur différents sujets, comme un proche m’inquiète, réagir aux situations de crise et vivre avec une personne atteinte d’une maladie mentale», a-t-il fait savoir.

Le conseiller municipal se réjouit des deux organismes présents à Victoriaville, le groupe d’entraide L’Entrain pour les personnes aux prises avec la maladie, et l’association Le Pas offrant des services de soutien à l’entourage. «Tranche de vie : pour ma famille, Le Pas a été d’un soutien exceptionnel», a-t-il exprimé.

Le maire André Bellavance (Photo www.lanouvelle.net)

En cette période difficile, il invite à porter attention aux gens que l’on côtoie, non seulement la famille, les amis, mais aussi «peut-être le couple voisin, ce père ou cette maman monoparentale ou encore cet adolescent».

«Plus que jamais, nous devons faire preuve de solidarité, d’entraide et d’empathie, être à l’écoute de l’autre et  nous montrer attentifs aux signes de détresse», a-t-il conclu.

Le maire André Bellavance a remercié le conseiller Paulin pour le partage d’informations et son message. «Il ne faut surtout pas hésiter à communiquer, au besoin, avec les organismes, à en parler. Et si vous détectez des signes chez vos proches, tentez de les convaincre d’aller chercher de l’aide», a-t-il souhaité.

 

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Fremich
Fremich
3 mois

Merci MM. Paulin et Bellavance qui grâce à vos commentaire cette chronique a été rendue possible.