Le Grand Défi de Victo floué de plusieurs milliers de dollars

Le Grand Défi de Victo floué de plusieurs milliers de dollars
Des athlètes en action au Grand Défi de Victoriaville (Photo : Archives)

L’organisation du Grand Défi de Victoriaville aurait été flouée d’une somme d’environ 40 000 $ par l’entreprise JustRun avec qui elle a fait affaire en 2018, a révélé l’émission La Facture diffusée mardi soir à Ici Radio-Canada Télé.

Le Grand Défi dispose d’un site Internet, mais comme la vente en ligne ne pouvait se faire, l’organisation, qui se cherchait un fournisseur, a retenu les services de JustRun et de son président Patrick Aubé.

Le Grand Défi lui a alors confié, non seulement la billetterie, mais aussi l’organisation d’une épreuve automnale. Les ennuis n’allaient pas tarder à se manifester.

Après la tenue de l’activité printanière, raconte la directrice générale Jolaine Viens à La Facture, il a fallu cinq mois pour que le Grand Défi obtienne l’argent qui lui revenait.

Jolaine Viens, directrice générale du Grand Défi (Photo Archives)

Dès juillet, cette année-là, elle confie avoir senti la soupe chaude devant des dates repoussées, des difficultés à rencontrer le dirigeant.

Malgré cela, l’événement de septembre a lieu, mais le Grand Défi ne sera pas payé. «On a eu à courir après notre argent pour le printemps, mais pour septembre, on n’a jamais vu la couleur de notre argent», a indiqué, à la caméra, Mme Viens, évaluant la somme à environ 40 000 $.

Le Grand Défi de Victoriaville a bien tenté une mise en demeure, mais a décidé de baisser les bras.

Au cours d’un bref entretien téléphonique, mercredi matin, avec le www.lanouvelle.net, Jolaine Viens a fait valoir que son organisation regardait vers l’avant. «Pour nous, cette situation est passée. Cet individu ne semble pas intéressé à rembourser. On préfère garder notre énergie pour du positif afin de revenir en force après la COVID», a-t-elle commenté.

Pour sa part, donnant suite à la demande d’entrevue, le président de JustRun, Patrick Aubé, a d’abord indiqué qu’il ne pouvait trop commenter le dossier qui se trouve entre les mains des avocats.

«Il y a des choses qui ne sont pas claires, des trucs sur lesquels on ne s’est pas entendu. Il y avait une ouverture de part et d’autre. On a toujours été ouvert, mais il y avait certaines conditions. On avait nos revendications», a-t-il soutenu, ajoutant que de nombreuses discussions ont été tenues ayant mené à des rapprochements et presqu’à un règlement.

Patrick Aubé, président de JustRun (Photo Archives)

Patrick Aubé se montre toujours ouvert, a-t-il dit, à discuter, encore faut-il que chacun puisse mettre de l’eau dans son vin. «On a nos revendications», a-t-il rappelé.

Le président de JustRun, par ailleurs, dit avoir réglé le litige concernant une somme de quelque 10 000 $ dont il était question à La Facture avec l’organisation de la course de 10 km à l’Université Laval.

Quant au consultant de Bromont à qui JustRun devrait un montant de plus de 80 000 $, l’affaire se retrouve devant la justice, l’homme ayant intenté une poursuite.

Patrick Aubé n’en est pas à sa première poursuite. Selon La Facture, il a été condamné, en 2003, devant la Commission des normes du travail, à verser plus de 7500 $ pour avoir omis de payer ses employés.

Il cumulerait aussi une faillite personnelle, quatre faillites commerciales et une dette qu’il conteste de quelque 550 000 $ à Revenu Québec et Revenu Canada.

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Christiane Berube
Christiane Berube
1 mois

Je me rappelle avoir participé à la course à obstacles de septembre 2018 pour le Grand Défi, organisée par Just Run! J’avais payé un montant plus élevé pour prendre part au départ de la Fondation à notre santé! Dois-je comprendre que la Fondation n’a jamais reçu son argent non plus? 😕

Fremich
Fremich
1 mois

Des fraudeurs, abuseurs, voleurs il y en a toujours eu et il n aura toujours. C’est bien malheureux mais il faut toujours faire attention avec qui on traite. Il est d’autant plus surprenant qu’il n’y ait pas de lois ou d’organisme, comme en finance’ pour s’occuper de tels cas et faire en sorte que le s coupables paient leur dû.