Le Centre d’entraide Contact inaugure son resto «économe»

Le Centre d’entraide Contact inaugure son resto «économe»
Le Terrier, l'économe resto, inauguré en fin de journée, mardi. (Photo : www.lanouvelle.net)

Des élus, des maires et autres invités n’allaient pas rater cette occasion et ont assisté lors d’un 5 à 7, mardi, à l’inauguration officielle de l’établissement Le Terrier, l’économe resto, une autre réalisation du Centre d’entraide Contact de Warwick.

Il s’agit d’un restaurant à prix modique, ouvert à tous, et qui constitue une suite logique, un complément au plateau de réinsertion sociale en transformation alimentaire de l’organisme. De l’économie circulaire, on boucle ainsi la boucle, de l’avis de la directrice générale Diane Lefort. «Pour la réinsertion sociale, il fallait faire la boucle. On a toutes les installations, la cuisine communautaire. Il fallait faire le tour. Et le tour, c’est de servir à manger, donner des habiletés en travail, c’est-à-dire le fonctionnement de la cuisine, le service aux tables. Je me suis dit qu’on allait le faire pour nos participants tout en nourrissant en même temps la communauté», a-t-elle expliqué.

Diane Lefort, directrice générale du Centre d’entraide Contact (Photo www.lanouvelle.net)

Disposant des équipements, il ne manquait pas grand-chose. «Déjà qu’on donnait à manger à beaucoup de gens en cuisinant près d’une trentaine de dîners communautaires par semaine», a fait savoir Diane Lefort au www.lanouvelle.net.

Ainsi, le Centre d’entraide Contact tenait, avec son resto, à aller plus loin, a fait valoir la directrice générale aux invités présents. «On sert la bouffe, on nourrit les gens en plus d’enseigner des habiletés sociales en travail, salubrité, hygiène et service», a confié Diane Lefort, reconnaissant qu’ouvrir un restaurant en temps de pandémie n’était peut-être pas génial. «Mais c’est nécessaire, en temps de COVID, que nos aînés, que nos gens aient une place», a-t-elle soutenu.

Ce lieu, assure-t-elle, en sera un accueillant. Le nom de l’établissement, d’ailleurs, ne relève pas du hasard. «Le Terrier, c’est très accueillant. Tu vas dans le terrier voir maman lapin, a illustré Diane Lefort. Nous sommes justement maman lapin, car une intervenante en santé mentale sera présente en tout temps pour travailler sur tous les problèmes sociaux.  On aura quelqu’un, une écoute. On s’est dit qu’on allait créer un resto où on peut manger et avoir aussi un petit peu d’aide si ça ne va pas bien.»

Ce resto représentera en quelque sorte une porte d’entrée pour certains que l’intervenante, au besoin, pourra orienter vers différentes ressources ou services.

Le Terrier, l’économe resto, ouvre ses portes du lundi au vendredi, de 9 h 30 à 14 h 30, au 214, rue Saint-Louis. «On a prévu une plage horaire de 11 h 30 à 12 h 30 pour les travailleurs. On veut que tout le monde vienne, car on a besoin de sous pour nourrir les plus démunis. Par la suite, on offre des rabais. On peut offrir un repas à toute personne qui fait de l’errance, qui s’ennuie et qui éprouve des difficultés financières», a souligné la directrice générale, heureuse aussi de participer à la création d’emplois avec le plateau de réinsertion sociale et le resto. «Nos employées, à 99%, sont des mères monoparentales.»

L’aide d’une femme d’expérience

Vicky Côté partage son expérience du monde de la restauration. (Photo www.lanouvelle.net)

Diane Lefort et ses troupes du Centre Contact ne s’y connaissaient guère dans le lancement d’un restaurant si bien qu’ils ont fait appel à Vicky Côté et à sa vingtaine d’années d’expérience en restauration avec Le Pub Caméléon. «On avait besoin d’être épaulée par la meilleure. On est allée la chercher en se disant qu’elle possédait l’expérience, qu’elle pouvait nous aiguiller et venir à notre rescousse avec ses conseils», a-t-elle exposé.

Vicky Côté n’a pu résister à cette offre. «On ne peut dire non à Diane. Elle m’a rapidement convaincue et fait comprendre le principe de Robin des bois. Du montant de 9,25 $ que vous dépensez ici pour un repas complet, il y en a une partie qui servira à nourrir quelqu’un qui n’a pas cet argent en poche», a-t-elle exprimé, contente de pouvoir partager son expertise. «On se laisse facilement embarquer avec un beau projet de même», a-t-elle dit, tout en invitant chacun, chacune à parler de cette initiative à 5, 10, 20 et pourquoi pas 100 autres personnes pour leur faire savoir qu’elles peuvent y venir manger entre amis et travailleurs. «Tout l’argent reviendra dans le système à des gens qui en ont vraiment besoin», a-t-elle terminé.

Il est important de soutenir un tel projet, a confié le maire Diego Scalzo. (Photo www.lanouvelle.net)

Saluant cette réalisation, le maire Diego Scalzo a observé que ça va bien ces temps-ci à Warwick. «Parce qu’il y a beaucoup de personnes optimistes comme Diane, qui ont confiance en l’avenir et qui ont le goût d’accomplir de belles choses, a-t-il observé. Je te remercie, Diane. C’est vrai ce qu’elle dit, c’est important ce qu’elle fait. C’est important cette place pour les jeunes, la réinsertion sociale. Il y en a des gens à Warwick qui ont besoin d’aide. Et on ne sait jamais, la pauvreté nous guette tous. On peut tous tomber malade demain matin et avoir besoin d’aide et de services. Il est donc important de soutenir ce projet. Bravo Diane et merci d’être dans nos vies!»

Au nom du député de Richmond-Arthabaska, Alain Rayes, son représentant Alexandre Mailhot a noté qu’il s’agit d’un bel exemple d’achat local alors que depuis des mois, on entend parler de son importance. «Mais ici, c’est un achat local qui voit ses répercussions multiplier par 10, car les profits retournent dans la communauté pour aider à nourrir d’autres personnes. On se doit de faire connaître ce service-là pour que les gens y viennent. Ce sera un succès», a-t-il lancé.

Les visiteurs au Terrier pourront aussi acheter les mets cuisinés et congelés que préparent les participants du plateau de réinsertion et qu’on retrouve aussi chez une dizaine de distributeurs de la région (IGA, Métro Provigo). «L’an dernier, on en a vendu pour plus de 40 000 $. On bat des records. Il n’y a pas de baisse d’année en année», a conclu Diane Lefort.

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