Le Cégep se porte acquéreur du 71, rue Bernier

Le Cégep se porte acquéreur du 71, rue Bernier
Le bâtiment acquis par le Cégep pour y aménager des bureaux pour le CETAB+. (Photo : www.lanouvelle.net)

Transaction conclue cet été, le Cégep de Victoriaville a acquis le terrain et le bâtiment de l’entreprise Bouchard service routier situé au 71, rue Bernier, voisin de l’Institut national d’agriculture biologique (INAB).

Cette acquisition profitera au Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB+). «C’est avec soulagement que j’ai appris la nouvelle cet été. Toute la partie avant des bureaux sera transformée pour les besoins de bureaux du CETAB, car on manquait de places depuis quelque temps», a fait savoir le directeur du CETAB+, Jean Duval, aux membres du conseil d’administration du Cégep.

Plus de chaire de recherche

Jean Duval, directeur du CETAB + (Photo www.lanouvelle.net – Archives)

Le Cégep a perdu, en avril, sa chaire de recherche industrielle Anne Weil en raison de la retraite de la titulaire. «Cela représentait un bon montant d’argent annuellement», a précisé Jean Duval.

Heureusement, l’établissement a eu droit à une belle surprise avec l’octroi d’une aide de 867 000 $ du ministère de l’Enseignement supérieur. «Une aide qui arrivait à point nommé, a-t-il dit, sans quoi les prévisions budgétaires n’auraient pas été les mêmes. Grâce à cette subvention, on se maintient, pour le CETAB, à un chiffre d’affaires de trois millions $.»

Le CETAB, a indiqué son directeur, répartira l’enveloppe de 867 000 $ dans plusieurs projets de recherche, une douzaine de projets dans des entreprises ou à l’INAB, et qui s’échelonneront sur une période de deux ou trois ans.

Le bio en croissance

Malgré la pandémie, le marché bio enregistre une croissance, a souligné Jean Duval en présentant le plan de travail du CETAB+ pour l’année 2020-2021. «C’était un peu incertain ce qui allait arriver, mais les gens se sont réfugiés dans la nourriture. Cela profite au bio», a-t-il observé.

Le centre compte sur une équipe de 32 personnes. «On a fait face à quelques pertes récentes. On comblera ces postes à l’automne. De plus, on a accru l’équipe technique parce qu’on a beaucoup de projets en cours, une vingtaine, des projets réalisés à l’INAB et à l’extérieur»,  a indiqué le directeur.

Dans les objectifs stratégiques figure notamment le développement du projet d’agriculture urbaine ajouté l’an dernier à la mission du centre.

Le CETAB+ compte bien poursuivre son travail dans la canneberge. «On a un beau projet de vitrine technologique de serre froide qui a démarré cet été et qu’on continuera dans la prochaine année. Cela relève plus de la démonstration que de la recherche. Et ce projet nous permet, pour la première fois, de collaborer avec l’ITA (Institut de technologie agroalimentaire) de Saint-Hyacinthe», a confié Jean Duval.

Le centre demeure fort actif, par ailleurs, en services-conseils avec près de 400 dossiers. «Ce secteur demeure en croissance. On veut servir d’appui et être à l’avant-garde. On tient à réaliser le plus possible de petits projets, des essais sur des fermes. C’est important pour un centre comme le nôtre», a-t-il fait remarquer.

En plus de viser la diffusion d’une dizaine de vidéos, le CETAB+ démarre cette année, grâce à une subvention de 240 000 $, un réseau de fermes terrains en grande culture bio. Le projet rejoint une vingtaine de fermes de quatre ou cinq régions du Québec. On souhaite démontrer à des agriculteurs conventionnels comment se fait le bio.

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