Le Cégep prolonge son plan stratégique

Le Cégep prolonge son plan stratégique
Le Cégep de Victoriaville (Photo www.lanouvelle.net - Archives)

Pandémie oblige, l’équipe de direction du Cégep de Victoriaville s’est penchée sur son plan stratégique 2016-2021, analysant différentes hypothèses pour en présenter trois et en recommander une aux membres du conseil d’administration.

Ainsi, le directeur général Denis Deschamps a expliqué les raisons et les différents éléments à considérer l’amenant à favoriser et à recommander la prolongation d’une année du plan stratégique et de débuter le bilan du plan à l’hiver 2021.

Il lui apparaît notamment périlleux d’entreprendre un bilan et un nouveau plan stratégique en raison de l’actuelle pandémie qui comporte encore bien des éléments qu’on ne connaît pas. «La situation va-t-elle empirer? Y aura-t-il un reconfinement d’ici la fin de l’année? Aura-t-on à suspendre des activités et à faire travailler davantage de gens en télétravail? Ces éléments, ce sont toutes des incertitudes», a fait valoir M. Deschamps.

La crise rend difficiles aussi la réflexion et la mobilisation des partenaires que nécessite l’élaboration d’un plan stratégique.

Denis Deschamps, directeur général (Photo www.lanouvelle.net – Archives)

De plus, pour le directeur général, il n’y a pas d’urgence, d’autant que la pertinence des orientations et des objectifs du plan actuel demeure actuelle. «Quand je me projette en 2021-2022, je vois des orientations et des objectifs que nous sommes encore en mesure de traduire dans un plan annuel de travail. Je ne me verrais pas pris au dépourvu, aujourd’hui, de les prendre et poursuivre dans l’avancée de ces orientations et objectifs dans un nouveau plan annuel de travail l’an prochain.»

La position de la direction a su rallier le conseil d’administration de l’établissement. «De l’interne, je constate que les éléments considérés, c’est vraiment ça qui se passe, a souligné Josée Bilodeau. Aller chercher des consultations externes avec les partenaires et la disponibilité du personnel d’encadrement dans les conditions actuelles seraient bien difficiles. Et je pense aussi qu’on peut continuer à travailler dans le plan actuel qui n’est pas désuet dans ce qu’il y a à faire. Le prolonger d’une année ne nous empêche pas d’avancer.»

Cela permettra aussi, selon elle, de prendre le temps nécessaire pour élaborer un plan qui sera bien réfléchi.

Ce que la direction du Cégep propose constitue aussi la bonne marche à suivre dans l’esprit de Jean Bolduc, nommé vice-président du CA lors de la séance. «Dans le secteur privé, on se pose les mêmes questions : où s’en va-t-on? Qu’arrivera-t-il? Comme réorganise-t-on notre plan stratégique? On fait face aux mêmes interrogations, aux mêmes incertitudes, a-t-il exposé. Plus on va avancer, plus on va apprendre. Présentement, on est encore en train d’éteindre des feux et de réagir chaque fois qu’une nouveauté se présente. Je recommande donc l’hypothèse proposée.»

«C’est le bon sens, le sens commun, a renchéri l’administratrice Catherine Drolet. Soyons réalistes, on n’aurait pas les moyens de faire autrement.»

Christian Héon, directeur des études (Photo lanouvelle.net – Archives

Pour Nathalie Marier, il convient de se donner du temps. «Je trouve importante l’idée d’aller plus loin que les orientations, d’où l’idée de se donner le temps, a-t-elle exprimé. La mission éducative du Cégep date de 30, 40 ans. Donc, de la revoir, de la réévaluer, quand ce sera le temps, dans un an, en espérant que le chaos soit passé, ce serait parfait.»

Prenant la parole, le directeur des études, Christian Héon a fait valoir que le succès du dernier plan reposait sur sa connaissance et sur le fait que les gens se sentaient comme étant partie prenante. «On a encore des choses à améliorer, notamment en termes d’indicateurs, de cibles. On peut mieux se préparer à cela en attendant. Je trouve important pour une organisation comme la nôtre d’être capable d’aller chercher la mobilisation, mais ça prend du temps, les gens doivent être disponibles», a-t-il soutenu.

Cette période d’incertitudes commande, selon lui, la prudence. «On ne sait pas ce qui émergera du brouillard. La sagesse veut qu’on laisse décanter les choses, qu’on stabilise nos opérations et qu’ensuite, on puisse mobiliser tout le monde», a-t-il terminé.

Constatant le consensus des membres, Denis Deschamps a fait savoir qu’à la prochaine réunion, une résolution proposera la reconduction du plan stratégique pour une année supplémentaire.

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