Daniel Grenier : un album et des spectacles, dont le FAUV

Par Manon Toupin
Daniel Grenier : un album et des spectacles, dont le FAUV
La pochette de l'album «Sainte-Séraphine» (Photo : gracieuseté)

Le 7 septembre, Daniel Grenier a soufflé 48 bougies. Pour son anniversaire, il s’est offert un nouvel album qu’il a voulu tester dans ses vidéos «La boîte bleue».

«Sainte-Séraphine» est le titre de cet opus qui contient 16 chansons choisies par Daniel, parmi la quarantaine de ses récentes compositions dont il signe toutes les paroles, musique et arrangements. «J’avais besoin de créer, alors j’ai fait cet album qui contient des «tounes» qui me font triper», explique-t-il en entrevue téléphonique.

Daniel raconte que le titre s’inspire de la petite municipalité de la MRC d’Arthabaska qu’il a habité quelques années. «J’avais eu à écrire une chanson pour une émission qui parlait de la Chine», se souvient-il. Daniel a donc spontanément fait rimer cela avec Sainte-Séraphine.

Des titres, dont l’évocation fait déjà sourire comme «One way, cul-de-sac» ou «J’fais des galettes», pour ne nommer que ceux-là. Un album qui fera sûrement du bien à ceux qui l’écouteront (c’est son premier but) et qui est disponible sur Bandcamp en version numérique. «C’est le plus simple pour moi. Ça ne m’aura rien coûté à part beaucoup de temps», dit-il avec philosophie.

Au fil des ans, Daniel a produit plusieurs albums du genre, ayant toujours soif de création et voulant partager ses petits élans de folie musicale. La pochette, où il pose vêtu comme une religieuse, vient s’agencer parfaitement avec l’esprit de «Sainte-Séraphine».

Des spectacles

Il a délaissé Sainte-Séraphine comme lieu de résidence secondaire et s’est acheté un terrain à Warwick où il se retrouve le plus souvent possible. «La région est tellement belle», apprécie-t-il. Daniel est donc très heureux de pouvoir se produire en spectacle chez sa voisine, Tingwick, lors du FAUV, spectacle humoristique qui aura lieu les 18 et 19 septembre dans le stationnement de Gleason. Lors de cet événement, une panoplie d’humoristes seront sur scène, à tour de rôle, dont Daniel Grenier, bien entendu.

«J’ai fait le FAUV à Drummondville. C’est bizarre de jouer devant des voitures avec des klaxons et des flashes de lumières. Comme faire un show devant les Bagnoles», a-t-il confié en riant. Bien que ce soit un peu difficile d’ajuster le «timing» en étant loin des spectateurs, l’humoriste souligne qu’il a appris une chose pendant la pandémie et c’est que son travail est de se connecter avec les gens, peu importe où ils sont. «Il y a cette distanciation physique qui amène aussi une distance du cœur et de la tête et qui fait qu’on est plus reculés émotivement. Je dois trouver le moyen de me connecter», fait-il remarquer.

De plus, il se prépare à offrir quelques spectacles du côté de l’Abitibi. Dans des grandes salles où environ 200 personnes seront présentes. Un autre défi que de jouer devant des spectateurs éparpillés, avec plusieurs sièges vides. Mais Daniel est tellement content de remonter sur scène et habitué à s’adapter à différents lieux de diffusion et publics qu’il est prêt à relever le défi. «J’ai déjà joué au Bordel, devant des plexiglas avec 45 personnes dans la salle», compare-t-il.

Tout cela fait en sorte qu’il a plusieurs spectacles au programme, jusqu’à Noël. Après, on verra. «Mais ça donne l’impression que comme on l’a tant dit, ça va bien aller», dit-il avec philosophie.

La Boîte bleue

Pendant le confinement, Daniel a voulu laisser aller sa créativité grâce à des vidéos. En fait, le tout a commencé avec deux sacs de croustilles Yum Yum qui ne contenaient pas la même quantité de croustilles. Cette vidéo a été la bougie d’allumage de 103 autres qui ont permis de faire la promotion d’entreprises et de produits québécois. «J’en ai reçu beaucoup, mais j’ai maintenant moins de demandes», a-t-il indiqué. Il en a donc ouvert des boîtes dont il a partagé le contenu avec les internautes. Un important travail puisqu’il lui fallait environ quatre heures pour chaque vidéo, qui ont permis à plusieurs entrepreneurs de connaître une hausse des ventes importantes dans une période difficile. «Et moi, ça m’a fait passer la pandémie», confie-t-il.

Un travail qui peut sembler difficile lorsque les produits proposés ne suscitent pas un intérêt particulier. «Ça ne prend pas grand-chose pour mettre le feu à mon imagination», ajoute-t-il.

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Pas envie ??
Invité
Pas envie ??

Vous n’avez pas eu l’envie de nommer ça victoriaville parce que c’est plus connu comme se plaise à dire certaines personnes ??