Félix Lecomte revient tenter sa chance au Québec

Par Matthew Vachon
Félix Lecomte revient tenter sa chance au Québec
Félix Lecomte (Photo : Knights de Meaford)

À l’âge de 17 ans seulement, le Warwickois d’origine Félix Lecomte a mis le cap sur Meaford en Ontario afin de s’aligner avec les Knights dans la Ligue de hockey junior A du Grand Métro. Après un passage fructueux avec ce club ontarien, Lecompte revient au Québec dans l’espoir d’attirer l’attention.

À sa seule saison dans ce circuit, qui regroupe des équipes de la région du Grand Toronto, du centre de l’Ontario, du nord-est de l’Ontario et du Québec, Lecompte a obtenu 41 points en 38 parties. Son rendement lui a valu une invitation au match des étoiles de la ligue. «Ça m’a donné beaucoup de confiance, surtout que j’avais l’appui des entraîneurs là-bas. Ça m’a grandement aidé à progresser en tant que joueur de hockey», a souligné Lecomte.

Il faut cependant avouer que le choix de parcours qu’il a fait est plutôt rarissime pour un jeune Québécois. «À l’âge de 16 ans, j’avais joué avec le Titan de Princeville et j’avais finalement quitté l’équipe en cours de route. J’avais un ami qui jouait là-bas en Ontario. Je voulais également profiter de l’occasion pour apprendre l’anglais tout en jouant au hockey. Le niveau de jeu de la ligue était pas mal et l’équipe avait confiance en moi, ce qui était bien.»

Pour ceux qui aimeraient avoir une idée du calibre de jeu offert par ce circuit, c’est un peu comme un intervalle entre le junior AAA et le junior AA. «Il y a des équipes qui sont aussi fortes que du junior AAA. Ce qui est particulier, c’est que tu peux jouer jusqu’à 21 ans dans cette ligue. Il y a donc certains joueurs du junior AAA québécois qui vont finir leur carrière dans le junior là-bas. C’est notamment le cas de Yannick Éthier (ancien du Titan de Princeville).»

Tenter sa chance au Québec

Pour la prochaine saison, celui qui se décrit comme un joueur en mesure de bien faire aux deux extrémités de la patinoire est attendu avec les Vulkins du Cégep de Victoriaville en division 2 collégiale. Cependant, Lecomte aimerait avoir sa chance dans un calibre plus relevé. «Pour le moment, je suis inscrit au Cégep de Victoriaville avec les Vulkins. Il commence à avoir des offres qui rentrent cependant. Je regarde ce qui se passe. Je vais voir à la fin ce que je vais faire en fonction des offres que j’ai reçues. Avoir une invitation pour un camp du junior majeur serait quelque chose que j’apprécierais grandement. Ce serait un rêve. Étant donné ma bonne saison l’an dernier, j’espère ça. Sinon, le junior AAA pourrait m’intéresser.»

Jusqu’ici cependant, le système de hockey québécois lui a réservé son lot d’embuches. Présentant un petit gabarit (5’07’’ et 130 livres), Lecomte a souvent été tassé des formations finales pour cette raison. «En n’étant pas gros physiquement, ça peut expliquer (que je passe sous le radar). J’ai tout le temps passé en arrière à cause de mon poids. Dans le midget AAA, il m’avait dit que je n’étais pas assez gros. Donc, en ne suivant pas le chemin habituel, c’est plus difficile d’être sur les écrans radars.»

Lecompte démontre une belle assurance lorsque vient le temps de demander pourquoi une équipe devrait tenter le coup avec lui. «C’est sûr que j’ai l’acharnement qu’il faut. Par exemple, si j’ai une adaptation à faire à un nouveau calibre, je vais afficher le dévouement qu’il faut pour me mettre au niveau, voire mieux encore. J’ai aussi une éthique de travail exemplaire et je suis un bon joueur dans les deux sens de la patinoire», a fait valoir celui qui réside à Victoriaville.

Il reste maintenant à voir quelle équipe décidera de courir le risque avec ce joueur qui semble déterminé à faire sa place.

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