Agrandissement de la Ferme Landrynoise : des impacts jugés négligeables pour l’environnement

Par Matthew Vachon
Agrandissement de la Ferme Landrynoise : des impacts jugés négligeables pour l’environnement
La Ferme Landrynoise (Photo : tirée de Facebook)

Selon le compte-rendu de la firme Consultants Lemay et Choinière, le projet d’agrandissement de la Ferme Landrynoise à Saint-Albert entrainera de faibles impacts sur les plans environnemental et régional. L’économie régionale devrait pour sa part profiter de ce projet estimé entre 30 et 50 millions $ qui s’échelonnera sur une période de dix ans.

Ces informations ont été divulguées dans le cadre d’une séance publique d’information tenue sur Internet par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Lors de la présentation du consultant Yves Choinière, plusieurs aspects, tels que la qualité de l’air, les gaz à effet de serre (GES), le sol, l’eau, le transport, la cohabitation, l’économie, le développement durable, l’adaptation aux changements climatiques, la surveillance et le suivi, ont été abordés.

Selon la firme Consultants Lemay et Choinière, la Ferme Landrynoise (0,76 kg) se retrouvera notamment sous la moyenne canadienne (0,95 kg) en ce qui concerne la production de kg de CO2 par kg de lait pour la période comprise en 2020 et 2030. Les bonnes pratiques de gestion et différentes technologies font en sorte que les impacts seraient faibles ou nuls localement et dans la région.

Pour ce qui est de l’aspect des sols, les superficies agricoles demeureront les mêmes lors de ce projet d’agrandissement. Une saine gestion des fumiers et de l’utilisation des pesticides permettraient également une amélioration de la qualité des sols arables. En ce qui concerne l’utilisation de l’eau, la prise de l’eau potable sera faite à partir de la rivière Nicolet. Le débit de ce cours d’eau devrait permettre de prélever le volume d’eau requis en 2030 et en 2050. Le prélèvement de l’eau aurait un impact négligeable sur le milieu aquatique. Des puits existants sur le site de la ferme pourront aussi être utilisés, selon les besoins. La qualité de l’eau de surface et souterraine ne devrait pas être diminuée par ce projet.

Au cours de la séance publique d’informations, des questionnements concernant le transport ont notamment été soulevés par certains auditeurs. Le va-et-vient engendré par l’agrandissement de la ferme Landrynoise sera en effet doublé, ce qui représente près de 1% de la circulation locale. Selon les données du MTQ recueillies en 2018, 3200 véhicules par jour empruntent la route 122, 5100 le pont de Saint-Albert et 7000 la route 955.

Économiquement, la mise en branle de ce projet devrait favoriser la création d’emplois et l’économie locale lors des phases de construction et d’exploitation. Rappelons que la ferme albertoise souhaite faire passer son cheptel de 2500 bêtes à 5200 au total afin d’assurer sa continuité et sa croissance. De ce nombre, il y aurait 2300 vaches laitières, 400 vaches taries et 2500 veaux.

Le rythme d’augmentation du cheptel dépendrait cependant de la possibilité d’achat de quotas et de la disponibilité de terres pour la culture et l’épandage des déjections animales. Le projet nécessiterait l’agrandissement des bâtiments existants, de même que la construction d’une nouvelle étable à taures, de quatre silos à grains, d’un silo horizontal et de cinq réservoirs d’entreposage du lisier.

L’entreprise a déjà effectué certains travaux pour augmenter, dans une première phase, le cheptel à 3940 bêtes. Ce projet permettrait la consolidation des 17 emplois à temps plein, de 5 postes à temps partiel et de 5 postes saisonniers. L’exploitation de la ferme serait alors de l’ordre de 18,4 à 20 millions $ par année.

Les citoyens étaient invités à participer à cette rencontre pour obtenir des renseignements sur le projet d’agrandissement de la Ferme Landrynoise, la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement, le processus de consultation du public et le rôle du BAPE. Les citoyens, groupes, municipalités ou organismes, souhaitant un examen public du BAPE sur les aspects sociaux, écologiques et économiques du projet ont maintenant jusqu’au 16 juillet pour réclamer une demande de consultation publique ou de médiation.

 

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