Réouverture et nouvel angle d’attaque pour BLITSS

Par Matthew Vachon
Réouverture et nouvel angle d’attaque pour BLITSS
(Photo : gracieuseté)

Ayant pris les mesures nécessaires pour accueillir à nouveau sa clientèle, le Bureau de lutte aux infections transmises sexuellement et par le sang (BLITSS) a profité de l’occasion pour annoncer un certain changement de mentalité pour l’organisme.

Au cours de ses 30 premières années d’existence, le BLITSS n’affichait pas ses services auprès de la population. Les préjugés liés à la contraction du VIH ou d’autres infections transmises sexuellement (ITS) n’aidant en rien, l’organisme victoriavillois préférait faire preuve de discrétion pour le bienêtre de sa clientèle. Il s’est cependant doté récemment d’une vitrine affichant les services qui y sont offerts. «Mine de rien, c’est un gros pas vers l’avant. Notre mission première est de soutenir les personnes vivant avec le VIH. Celles-ci sont la plupart du temps victimes d’intimidation et de stigmatisation, car les gens sont mal informés. Nous avons donc toujours voulu nous cacher afin de protéger ces personnes», a relaté l’agent de communication du BLITSS Gabriel Rolland-Huard.

Le personnel de l’organisme veut inciter les gens à venir dans ses bureaux afin de poser des questions, de passer des tests de dépistage et de se procurer des condoms. «Le fait que les gens ne nous connaissaient pas représentait un problème en tant que tel. Avec cette vitrine, ça met de l’avant nos services et ça ne cible pas les personnes vivant avec le VIH. Ça s’adresse à un peu tout le monde. De plus, en étant à l’extérieur, on ne voit pratiquement plus à l’intérieur de nos locaux.»

Gabriel Rolland-Huard fait valoir que le contexte actuel, où il y a un réel désir de mettre fin à l’ignorance sur divers sujets sensibles, a encouragé le BLITSS à sortir quelque peu de l’ombre. «Je suis entré en poste en 2017 et c’était déjà un sujet qui était discuté de plus en plus. Nous avons notamment changé de nom il y a un an et demi. Nous étions le Bureau local d’intervention traitant du sida. Cette démarche s’est donc amorcée avec notre changement de nom. L’objectif était de démontrer que nous englobions la santé sexuelle dans son ensemble et non que nous étions exclusivement réservés aux personnes vivant avec le VIH. La crise a ralenti un peu notre élan, mais avec le contexte actuel, nous nous disons que c’est le temps d’y aller.»

Des mesures sanitaires mises en place

Le BLITSS, situé à la Place Rita St-Pierre, est également prêt à recevoir les personnes ayant besoin de ses services. Les intervenants sont disponibles pour les rencontrer, mais la consultation à distance demeure privilégiée. «Nous avons une porte donnant sur l’extérieur, ce qui fait partie des critères demandés pour être en mesure d’accueillir des gens. Nous avons aussi placé une station de Purell à l’entrée, imprimé des affiches concernant la distanciation sociale et le lavage de mains et installé des pastilles au sol pour indiquer aux personnes où elles peuvent se tenir. Nous pouvons également fournir des masques et nos intervenants ont des panneaux de plexiglas à leur bureau», a énuméré l’agent de communication du BLITSS.

Le BLITSS a également des masques arborant le logo de l’organisme à remettre gratuitement. «Nous avions déjà planifié un petit budget pour des objets promotionnels avant la crise de la COVID-19. En réintégrant nos bureaux, nous avons constaté qu’il y avait du matériel que nous ne pouvions plus produire. Nous avons donc pris ce budget pour produire des masques avec le logo du BLITSS et nous les avons distribués à nos membres. Nous avons des membres en situation précaire financièrement, donc le coût d’un masque peut représenter quelque chose dans leur portefeuille. Nous allons donc les soutenir, nous protéger tout en protégeant les autres.»

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