L’aide médicale à mourir encore plus répandue

L’aide médicale à mourir encore plus répandue
:Lors du conseil d'administration virtuel (Photo : capture d'écran)

Sur le territoire du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ), des personnes en fin de vie ont de plus en plus recours à l’aide médicale à mourir.

L’aide médicale à mourir a été administrée, l’an dernier, à 70 personnes, comparativement à 42 en 2018-2019, a fait savoir Chantal Bournival, directrice adjointe au programme SAPA dans son bilan de la Politique relative aux soins de vie.

Et cette aide médicale à mourir se retrouve dans tous les milieux, tant en soins à domicile qu’en CHSLD, à l’hôpital ou encore dans les maisons de soins palliatifs.

Mme Bournival s’adressait aux membres du conseil d’administration lors d’une séance virtuelle en soirée, le lundi 15 juin.

La Politique relative aux soins de vie, a-t-elle rappelé, a été adoptée en décembre 2015. «À ce moment, il y avait beaucoup de nouveaux soins à mettre en place, dont l’aide médicale à mourir, de même que tout l’encadrement et l’organisation de soins et services afin de rendre accessibles toute la gamme de services en soins palliatifs et soins de fin de vie», a-t-elle souligné.

Le bilan, a-t-elle noté, reflète, somme toute, une amélioration de l’accessibilité.

Chantal Bournival a fait état également de ce GIS, un groupe interdisciplinaire de soutien composé notamment de médecins, de gens du domaine de l’éthique, des gestionnaires, des professionnels et des gens du milieu juridique. «L’objectif est de promouvoir les soins palliatifs et de fin de vie. Le groupe peut faire du coaching, donner de l’information, élaborer des outils pour répondre aux préoccupations, a-t-elle expliqué. On a un GIS très mobilisé, ayant à cœur de vraiment accompagner les équipes qui en sont souvent à leurs premiers soins d’aide médicale à mourir. Il apporte du soutien pour que les équipes de soins deviennent de plus en plus confortables à prodiguer les soins, dont l’aide médicale à mourir.»

Nouveau comité

Un nouveau comité a aussi vu le jour, un comité régional sur les soins médicaux en soins palliatifs à domicile. «On a regroupé l’ensemble des médecins qui ont une responsabilité en soins palliatifs à domicile. On a donc mis en place ce comité afin de se donner une vision  et une orientation communes en regard des soins palliatifs à domicile. C’est un très bon coup», a exprimé Mme Bournival

Le président du conseil d’administration du CIUSSS MCQ, Marcel Dubois, l’a questionnée sur la proportion de gens qui décèdent à domicile.

La région, a-t-elle répondu, dépasse la cible ministérielle de 27,2%. «Nous frôlons les 28% des gens qui meurent à domicile. On a des équipes dédiées et qui sont déployées partout», a-t-elle fait remarquer.

 

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