La région en vedette dans «La forge des Maheu»

Par Manon Toupin
La région en vedette dans «La forge des Maheu»
Lucy-France Dutremble a choisi les Bois-Francs comme lieu d'action de son tout nouveau roman, «La forge des Maheu». (Photo : gracieuseté)

L’auteure Lucy-France Dutremble a choisi de camper son onzième roman historique dans la région des Bois-Francs. En effet, l’histoire de son livre intitulé «La forge des Maheu» se déroule à Saint-Christophe-d’Arthabaska, Victoriaville ainsi que Princeville.

Si elle habite Sorel-Tracy, d’où elle est originaire, elle connaît toutefois bien la région des Bois-Francs pour y avoir habité de 1974 à 1982. «C’est à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska que j’ai eu mes deux enfants qui ont été baptisés à l’église Saint-Christophe-d’Arthabaska», rappelle-t-elle.

Pas étonnant alors qu’elle ait choisi la région comme trame de fond de ce roman historique qui se déroule dans les années 40 et qui porte sur le destin entremêlé de deux familles; les Bécotte et les Maheu.

«Quand je commence mes recherches, je choisis d’abord le village où l’action aura lieu. Il n’y a alors aucun personnage. Ils arrivent les uns après les autres», a-t-elle expliqué. Parce que des recherches, elle en fait beaucoup afin de bien s’imprégner de l’époque qu’elle souhaite décrire. Elle trouve même des noms de personnes ayant habité les lieux qu’elle raconte, toujours afin d’avoir le plus de cohérence possible. «L’histoire est fictive, mais les lieux sont réels», explique-t-elle.

Le choix de ce genre littéraire lui permet d’en découvrir toujours davantage sur le passé, ce qu’elle apprécie. «Je n’écrirai jamais sur l’époque actuelle parce que j’aime trop apprendre des choses», confie-t-elle.

Pour son histoire dans les Bois-Francs, l’écrivaine a commencé par une note de l’auteur, dès le départ, qui propose une visite privilégiée qui permet de mieux connaître, avant même le début de l’histoire, les deux familles qui habitent le rang Chicago à Saint-Christophe-d’Arthabaska. Les Bécotte sont des agriculteurs de père en fils alors que les Maheu sont forgerons. Les deux familles seront réunies dans une cabane déserte utilisée pour se réchauffer lors d’une sortie, un frisquet dimanche. Elles y trouveront une surprise, soit un bébé qui a été abandonné sur un matelas. Après l’avoir fait examiner à l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska, elles confient le bébé à la Saint-Vincent-de-Paul à Québec, pourtant Marie-Alice Maheu aurait bien voulu le garder…

Dans ce roman, les lecteurs reconnaîtront certaines boutiques de l’époque, l’hôtel le Grand Union et même le Café Alice. «J’ai beaucoup aimé habiter Victoriaville où j’ai travaillé comme secrétaire-réceptionniste chez Giroux. Les gens étaient gentils et nous saluaient dans la rue, même s’ils ne nous connaissaient pas», se souvient-elle encore.

Il sera disponible dans toutes les librairies ainsi que les grandes surfaces (et en format numérique) dès le 10 juin.

L’écriture à temps plein

Si son premier livre a été édité en 2008, elle écrit depuis 2003 alors qu’elle avait pris une année sabbatique du travail.

C’est depuis 2006 que Lucy-France écrit des romans à temps complet, toujours historiques et qui se passent au Québec. Certains de ses livres, la trilogie «La vieille laide», qui est devenu un seul livre de 900 pages, sont d’ailleurs, depuis peu, vendus en Suisse, en France et en Belgique, les Européens francophones appréciant beaucoup les expressions québécoises qu’elle utilise dans ses récits. «Mes livres sont faits à 50% de dialogues et à 50% de narration», précise-t-elle.

Lucy-France ne reste pas inactive longtemps. C’est pourquoi elle a déjà commencé son prochain roman qui, lui, se déroule à Saint-Antoine-de-Tilly en 1924. «Les personnages me mènent par le bout du nez», fait-elle remarquer.

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