Une journée familiale à la cabane chez Ti-Père au profit de L’Envol

Par Caroline Lepage
Une journée familiale à la cabane chez Ti-Père au profit de L’Envol
Leo, 3 ans, participera à l’activité-bénéfice du 20 mars à la Cabane à sucre chez Ti-Père, avec ses parents Keaven Audet et Julie Grégoire. (Photo : www.lanouvelle.net)

La cabane à sucre chez Ti-Père, située sur la route à Caya à Drummondville, organisera une journée familiale le vendredi 20 mars au profit de l’organisme L’Envol de Victoriaville.

Keaven Audet et Julie Grégoire, de la cabane à sucre chez Ti-Père, ont lancé cette initiative cette année. Le but est d’encourager le centre de stimulation L’Envol, qui est une rare ressource à but non lucratif pour aider les enfants qui ont des besoins particuliers, comme ceux atteints du trouble du spectre de l’autisme.

Ces conjoints sont en processus pour obtenir un tel diagnostic pour leur fils de 3 ans, Leo. Durant leurs recherches pour obtenir de l’aide, ils ont été référés vers L’Envol de Victoriaville qui offre à leur garçon un service de garderie supervisée, à temps partiel. Si le couple accepte de faire le trajet de Drummondville à Victoriaville, c’est parce que les ressources dans le domaine sont rares. «Dès la première visite, j’ai été emballé par la place», exprime le papa, spécifiant qu’une intervenante s’occupe de seulement deux enfants à la fois.

Quand M. Audet et Mme Grégoire ont appris que la majorité du matériel sur place était financée par des dons de la communauté, ils ont décidé de contribuer. C’est pourquoi le couple invite la population du Centre-du-Québec et plus, le 20 mars, à la Cabane à sucre chez Ti-Père. Les personnes intéressées doivent réserver leur place (819 394-2442). Pour l’occasion, les propriétaires s’engagent à verser 5 $ par visiteur à L’Envol. Quatre services de repas seront offerts sur l’heure du midi, toutes les demi-heures de 11 h à 12 h 30. Quatre autres services sont prévus durant le souper.

Diverses activités animeront le site de la route à Caya, telles que des promenades en calèche, des jeux gonflables, de la musique, etc. Le coût pour prendre part à cette journée spéciale varie selon l’âge des participants.

Les parents de Leo espèrent recueillir 1000 $ pour L’Envol avec cette initiative. «On a déjà plus de la moitié du montant d’amassé», s’encouragent-ils, heureux de l’engouement que manifestent les gens envers cette cause. Chaque contributeur verra son nom inscrit sur un petit nuage et le montant total des dons sera dévoilé à la fin de l’activité.

Soulignons que le montant recueilli lors de cette journée est indépendant des sommes que le couple Audet-Grégoire fournit pour les services dispensés à son fils.

Choc

Les parents de Leo ont commencé à se questionner sur l’évolution de leur garçon lorsque celui-ci avait environ 1 an. «Au début, c’était le néant! On ne savait pas trop. C’était notre premier enfant», se rappelle M. Audet.

Les deux étaient inquiets de remarquer que leur fils faisait du «flapping», alors que ses petites mains virevoltaient. De plus, l’enfant affichait un retard de langage qui a amené la famille à consulter des professionnels, qui les ont dirigés vers L’Envol et d’autres organismes, comme SACCADE.

Leo est également suivi en ergothérapie à la Clinique À pas devant de Drummondville. «C’est le jour et la nuit! Ça fait une énorme différence… S’il n’y va pas une semaine, on s’en ressent», ajoute le papa.

Malgré toutes les démarches, l’enfant ne parle toujours pas. Il ne connaît pas encore ses couleurs. Il peut se montrer très difficile d’approche, etc. Toutefois, il adore son petit frangin Louka, âgé de 1 an. «Les deux frères ensemble, ça va bien», partage la maman.

Actuellement, Leo a franchi deux étapes sur trois de l’évaluation qui déterminera s’il est atteint ou non du TSA. «Si on nous annonce que notre enfant est autiste, ce ne sera pas une surprise», dit-elle. Peu importe le diagnostic, les parents tiennent à offrir tous les outils pour permettre à leur aîné de se développer le plus «normalement» possible et prendre sa place dans la société. Le couple souhaite également que les ressources d’aide soient plus nombreuses et accessibles pour les différentes régions du Québec.

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