Maxi : un employé agressé à coup de bouteille de vin

Maxi : un employé agressé à coup de bouteille de vin
Les événements se sont produits le 23 octobre dernier dans ce supermarché. (Photo : www.lanouvelle.net)

Un homme, Yoerlandis Verdecia Lopez, subit son procès, au palais de justice de Victoriaville, pour voies de fait armées. Il aurait empoigné une bouteille de vin pour frapper à la tête un employé du supermarché Maxi de Victoriaville.

Cet événement se serait produit le 23 octobre 2019 en début d’après-midi. Yoerlandis Verdecia Lopez a été arrêté peu après, dans l’épicerie. Il est détenu depuis.

Son procès, fixé à deux reprises jusqu’ici, s’est finalement ouvert, mardi matin, sans que l’accusé ne soit représenté par un avocat.

Quand, avant de commencer, le juge Bruno Langelier de la Cour du Québec lui a demandé si un avocat le représentait, Lopez a fait savoir qu’il avait contacté un avocat de Montréal qu’il devait éventuellement rencontrer.

Le magistrat a rappelé que la Cour, à plusieurs reprises depuis son arrestation, a insisté pour qu’il puisse être représenté. «Vous n’avez jamais donné suite aux suggestions du Tribunal», a indiqué le juge Langelier, ajoutant que la Cour était disposée à entendre le procès. Le président du Tribunal a même offert à l’accusé l’occasion d’être assisté par Me Guy Boisvert.

Puisque l’accusé ne s’exprime qu’en espagnol, on a fait appel à un interprète du palais de justice de Montréal pour traduire tout ce qui se disait dans la salle d’audience.

Le ministère public, représenté par Me Michel Verville, a donc entrepris de faire entendre ses témoins, cinq, au total : la victime, deux employés, de même que deux policiers.

Il a aussi présenté des images vidéo montrant un mouvement de l’accusé vers la victime qui, ensuite, s’effondre lourdement au sol.

Le plaignant, a fait savoir Me Verville, a raconté avoir reçu un coup derrière la tête qui lui aurait fait perdre conscience brièvement. En chutant au sol, le jeune homme s’est blessé au-dessus de l’œil droit. Il serait alors revenu à lui.

Comme premier témoin, le procureur de la poursuite a interrogé une jeune femme, une assistante-gérante qui, ce jour-là, a vu entrer l’accusé muni d’un sac à dos. L’homme n’en était pas à sa première présence dans le supermarché. Même que l’employée, a-t-elle raconté, avait comme consigne, si elle le voyait, d’intervenir auprès de lui pour faire en sorte qu’il dépose à la courtoisie, le cas échéant, tout sac en sa possession.

Accompagnée d’un collègue, elle a suivi l’accusé dans une rangée. Ils lui ont demandé d’aller porter son sac à l’endroit prévu. «Il ne nous écoutait pas. Il a continué, comme s’il ne nous comprenait pas», a-t-elle relaté.

À un moment, Lopez aurait exhibé l’intérieur de son sac. Un troisième employé, la victime, s’est amené. L’accusé se serait alors dirigé vers la section des confiseries pour bifurquer ensuite vers les vins, selon la jeune femme.

L’assistante-gérante, restée dans l’allée centrale, aurait perdu de vue, en raison des palettes de marchandises, l’accusé et ses collègues qui le suivaient. Elle a affirmé avoir entendu, comme son collègue, un bruit, un «poc» pouvant correspondre au coup porté.

Le collègue, en contournant une palette, a rapidement aperçu l’autre employé au sol et, à ses côtés, une bouteille de vin intacte qui roulait.

La jeune femme a aussi entendu la victime crier «à l’aide», puis son autre collègue lui dire d’appeler la police. Elle aurait composé le 9-1-1 et aperçu Lopez se diriger vers les caisses. «Il attendait, s’est-elle rappelé. Puis un policier est allé vers lui, tandis qu’un autre agent se dirigeait vers nous.»

En portant secours à son collègue au sol, l’employé a constaté des blessures. «Il avait une plaie derrière la tête et une autre ouverte au-dessus d’un sourcil», a-t-il fait savoir.

Une fois la preuve de la poursuite terminée, le magistrat a questionné l’accusé à savoir s’il souhaitait présenter une défense. Lopez a répondu que son avocat lui avait conseillé de garder le silence.

Le juge Langelier a alors suspendu le procès jusqu’à vendredi pour permettre à l’accusé de consulter son avocat et de décider de la suite. L’avocat doit communiquer d’ici là avec Me Verville pour lui faire part de la décision de son client.

 

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