MRC : «On est sur une grande lancée»

Par Andrée-Anne Fréchette
MRC : «On est sur une grande lancée»
Alain St-Pierre, maire de Saint-Albert et préfet de la MRC d'Arthabaska (Photo www.lanouvelle.net - Archives) (Photo : www.lanouvelle.net)

Invité à se prononcer sur l’année 2019, le préfet de la MRC d’Arthabaska, Alain St-Pierre, note la reconnaissance accrue de la région, mais aussi de tous les individus qui la composent, qu’ils soient jeunes ou âgés.

D’emblée, M. St-Pierre souligne la belle collaboration entre les maires des municipalités de la région. D’ailleurs, il entame son second mandat confiant pour les projets à venir. En 2019, la refonte des comités de travail a mené à plus d’efficience. «On a vu tout de suite une différence. Pas que les comités n’étaient pas efficaces, mais nous étions trop nombreux et ce n’était pas nécessaire. Le fait de les réduire donne plus de temps pour la discussion et pour aller en profondeur. On est plus constructif et, en plus, ça nous a fait sauver plusieurs milliers de dollars», révèle-t-il.

L’année régionale a également porté plusieurs campagnes de notoriété, dont «Amène ton expertise» et «Amène ton événement», des déclinaisons de l’attractive «Amène ton monde».  «Ici, on fait bouger les choses», le slogan accompagnant le grand point d’exclamation jaune, aura, en outre, uni les cinq MRC du Centre-du-Québec derrière une même identité visuelle. «On en entend parler. C’est un travail qu’on devait faire pour que le Centre-du-Québec soit enfin reconnu. Même si nous sommes la plus jeune région du Québec, on a intérêt à se faire connaître, car nous aussi, on en fait de belles choses chez nous», pense-t-il. Plusieurs capsules vidéo en sont issues et permettent de découvrir des acteurs clés de différents secteurs économiques.

Politique pour tous

La MRC dévoilait en octobre sa première politique amie des aînés. «Pour nous, les aînés, c’est important. Dans toutes les municipalités, on les voit, sans gaieté de cœur, quitter pour les grands centres pour profiter des services. Être MRC amie des aînés permet de travailler tout le monde ensemble pour que les personnes âgées restent chez nous», expose le préfet. La politique présente plusieurs actions, issues de nombreuses consultations, qui se déploieront entre 2020 et 2022. «Nos aînés, on les aime, on veut les garder en santé, dans nos municipalités», plaide-t-il.

Le 1er novembre, un premier sommet jeunesse avait lieu à Victoriaville. On y avait convié tous les adolescents des 22 municipalités. Des projets et réflexions ont émergé et des sujets se retrouveront à l’étude au conseil jeunesse en 2020. «On se doit de faire en sorte que les jeunes aient leur place, qu’ils sachent qu’on leur fait confiance et qu’on les écoute.» Le fait que tous se mobilisent autour des aînés et de la jeunesse constitue pour lui son coup de cœur 2019.

Événements

La MRC s’occupe de culture par l’organisation d’activités et par du soutien financier, comme pour la Balade gourmande et la Classique des Appalaches. Selon M. St-Pierre, certains événements grossissent et participent à attirer des gens de l’extérieur. «C’est bon pour l’économie de la MRC, mais aussi pour notre image», livre-t-il. Ultimement, peut-être que ces visiteurs tomberont amoureux de la région et décideront de s’y établir. En 2020, on pense que Moto-Aventure Bois-Francs profitera également au territoire. Le préfet laisse entendre que des annonces concernant la Classique des Appalaches surviendront dans les prochains mois. «Ça va démontrer à la population que lorsque l’on investit, il y a des retombées», assure-t-il. Ainsi, la MRC poursuivra encore cette année la mise à l’honneur de ses attraits locaux.

Nouveau rôle

Huit municipalités ont reçu leur nouveau rôle d’évaluation en 2019 : Kingsey Falls, Saint-Albert, Sainte-Clotilde-de-Horton, Sainte-Élizabeth-de-Warwick, Saint-Rémi-de-Tingwick, Saint-Samuel, Sainte-Séraphine et Tingwick. Parmi celles-là, quatre ont obtenu un rôle revu, soit les municipalités de Kingsey Falls, Saint-Albert, Sainte-Clotilde-de-Horton et Saint-Samuel, alors que les évaluations ont été modifiées afin de rétablir la pleine valeur des propriétés. Les quatre autres rôles ont simplement été reconduits. «On souhaiterait toujours payer moins de taxes, mais que nos maisons continuent à augmenter», consent le préfet. Or, il soutient qu’il faut voir comme une bonne nouvelle la hausse de la valeur foncière. Dans sa municipalité, il admet que l’équipe a dû travailler fort afin que les augmentations n’aient pas trop de répercussions sur les avis d’imposition.

Un départ qui ébranle

Le décès de Caroline Marchand, à l’âge de 39 ans, a touché l’équipe de la MRC comme celles des municipalités en septembre. «Par le poste qu’elle occupait, elle représentait le bras droit de la direction générale. De la perdre du jour au lendemain, c’était difficile», rapporte Alain St-Pierre. Depuis son départ, deux postes ont été créés : greffier et directeur du service de la gestion du territoire. Mélanie Lebrun-Boivin occupe le premier, tandis que Pascale Désilets a été sélectionnée pour le second.

Pour le préfet, le jeune âge de Caroline a participé au choc et à la tristesse ressentis par ses collègues. En traversant l’épreuve de concert, d’aucuns ont constaté que la MRC formait une grande famille.

Pour 2020, le préfet parle de poursuivre les grands dossiers entamés, dans le respect. «On est sur une grande lancée», conclut-il.

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