Le secteur préhospitalier d’urgence, un maillon essentiel pour le CIUSSS

Le secteur préhospitalier d’urgence, un maillon essentiel pour le CIUSSS
Les services préhospitaliers d'urgence, un maillon essentiel pour le CIUSSS MCQ (Photo : www.lanouvelle.net - Archives)

«Nous sommes le seul CIUSS qui a mis autant d’efforts et accordé autant d’importance aux services préhospitaliers d’urgence. C’est un maillon essentiel au réseau de la santé. Ils ont un impact significatif sur toutes les pathologies», a fait valoir la directrice des services ambulatoires et des soins critiques, Nathalie Boisvert, aux membres du conseil d’administration réunis, mardi soir, à l’Hôtel Le Victorin de Victoriaville.

Le Centre intégré universitaire de la santé et des services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) dénombre, sur son territoire, 7 entreprises ambulancières et 645 techniciens ambulanciers pour 52 500 transports vers les urgences des hôpitaux, 35 services de premiers répondants et un centre de communication santé.

Nathalie Boisvert a expliqué qu’un progiciel informatique a été développé au CIUSSS MCQ faisant ainsi du volet préhospitalier d’urgence le plus informatisé de toute l’organisation. «Nous en sommes très fiers, a-t-elle souligné. Chaque geste posé est informatisé. Cela nous permet de revenir en arrière de 48 à 72 heures sur les gestes posés dans les véhicules ambulanciers. Le paramédic peut recevoir ses résultats. J’ai moi-même accès aux résultats des paramédics, aux résultats des entreprises ambulancières et à ceux de l’ensemble des régions.»

Le CIUSSS MCQ relève l’importance de l’imputabilité et de la responsabilité des entreprises ambulancières. «Ce sont des éléments sur lesquels on travaille depuis quatre ans, a précisé Mme Boisvert. Pour le CIUSSS, les rôles et responsabilités en matière de qualité, c’est de favoriser la culture de la qualité et de partager le profil de performance des paramédics en Mauricie et au Centre-du-Québec.»

Différents sujets, dont les services préhospitaliers d’urgence, ont été abordés, mardi soir. (Photo www.lanouvelle.net)

La directrice des services ambulatoires et des soins critiques note que les entreprises ambulancières ont la responsabilité du suivi de la performance de leur personnel et doivent identifier des pistes d’amélioration, alors que les paramédics ont la responsabilité de leurs propres résultats.

Le CIUSSS MCQ a également reçu le mandat de tester son progiciel en Estrie depuis avril dernier. «Et c’est une réussite, s’est réjouie Nathalie Boisvert. Le ministère se basera là-dessus d’ailleurs pour informatiser l’ensemble du Québec. On récolte, mais il y a beaucoup de gens qui y ont travaillé.»

Et ce n’est pas tout. Le CIUSSS MCQ souhaite bien contribuer à la reconnaissance d’un ordre professionnel pour les paramédics. «C’est essentiel pour maintenir la qualité», a-t-elle confié.

L’importance des défibrillateurs

Dans son rapport au conseil d’administration, Nathalie Boisvert a notamment fait valoir l’importance, dans les cas d’arrêt cardiorespiratoire, du premier geste posé par les personnes en place. «C’est ce qui fait la grande différence», a-t-elle fait remarquer, en plus du bénéfice direct et majeur qu’apporte la présence d’un défibrillateur. «Sur notre territoire, cinq réanimations ont été réussies grâce au défibrillateur ou aux gestes posés par les premiers répondants», a-t-elle signalé.

Dans une perspective d’avenir, a annoncé la directrice, le CIUSSS compte déployer 17 appareils DEA (défibrillateur externe automatisé) dans la MRC de Bécancour avec une formation appropriée.

Le DEA fait partie des solutions, selon elle, tout comme le réseau des premiers répondants qu’il faut déployer en plus grand nombre. «Il faut déployer ces services, optimiser les gestes qu’ils peuvent poser, augmenter le nombre de DEA dans nos communautés puisqu’ils peuvent vraiment faire une différence», a insisté Mme Boisvert.

«La bonne nouvelle, c’est qu’il y en a de plus en plus», a constaté le président du CA, Marcel Dubois.

Par ailleurs, le secteur des services préhospitaliers d’urgence n’échappera pas à la problématique de pénurie de main-d’œuvre. «On nous annonce de grandes difficultés. On s’attend à une pénurie», a indiqué la directrice des services ambulatoires et des soins critiques.

«D’ici deux ans, selon un texte paru dans un journal, il pourrait manquer 200 paramédics», a précisé M. Dubois.

Partager cet article

1
Poster un Commentaire

avatar
1 Comment threads
0 Thread replies
0 Followers
 
Most reacted comment
Hottest comment thread
1 Comment authors
Genre Recent comment authors
  Subscribe  
plus récents plus anciens plus de votes
Me notifier des
Genre
Invité
Genre

Vous êtes pas spécialisé je comprendrais pas pourquoi vous aurez mis des efforts. Continuer de bullshiter le monde.