Augmentation des taxes résidentielles à Victoriaville

Par Andrée-Anne Fréchette
Augmentation des taxes résidentielles à Victoriaville
Catherine Ouellet, directrice des ressources financières et matérielles de la Ville, André Bellavance, maire de Victoriaville, et François Pépin, directeur général (Photo : www.lanouvelle.net)

Les dépenses municipales augmentent plus vite que l’inflation, mais on parvient tout de même à garder la hausse des taxes résidentielles sous l’Indice des prix à la consommation (IPC), qui est de quelque 2,2%, avec une augmentation de 1,5% pour une maison d’une valeur moyenne de 176 700 $, ajoutant 39 $ à la facture.  

Le taux de taxation de base, résidentiel et agricole, passe de 1,028 $ à 1,05 $  par 100 $ d’évaluation, le même taux qu’en 2016 et 2017. Une des principales orientations du budget présenté lundi consiste à limiter la croissance des taxes résidentielles à l’IPC, ce que la Ville a réussi à faire, notamment car les tarifs, comme la collecte des matières résiduelles, n’ont pas bougé.

Les propriétaires d’immeubles commerciaux de moins de 500 000 $ paieront 1,95 $ par 100 $ d’évaluation, alors que pour ceux de plus de 500 000 $, 1,99 $ par tranche de 100 $ sera exigé. Cette variation dans le taux s’avère une nouveauté de cette année, permise par la loi 122. Dans les deux cas, le taux de taxes était de 1,86 $ par 100 $ en 2019.

Le taux pour les immeubles industriels passe à 2,08 $ par 100 $ d’évaluation. Pour une industrie moyenne de 823 300 $, cela constitue une élévation de 6,3%, soit 1152 $ de plus. «Une grande majorité de nos taxes provient du secteur résidentiel, ce qui représente 65% des taxes. Notre volonté était d’équilibrer le fardeau fiscal. On peut continuer à augmenter les taxes des citoyens, mais il faut chercher un équilibre avec le non résidentiel. On avait des taux très favorables pour ces secteurs, alors c’est un ajustement», a exprimé le maire, André Bellavance. Il a souligné que des travaux majeurs, bénéfiques aux secteurs commercial et industriel, ont été menés au cours des dernières années. Des programmes de rénovations avantageux pour eux ont également été offerts.

Vu la rareté des terrains vagues desservis, leur taux passe de 1,37 $ à 1,75 $ par 100 $. «On veut favoriser le développement, la densification et on souhaite que ces terrains soient utilisés le plus possible», a fait savoir le premier magistrat.

La tarification pour l’aqueduc augmente à nouveau de 10 $, pour atteindre 157,43 $, alors que le coût des égouts chute du même montant, pour se fixer à 27,57 $. La collecte des matières résiduelles demeure à 177 $ et la contribution des détenteurs de piscines reste à 46,25 $. L’assainissement des eaux exigera 0,19 $ par 100 $ d’évaluation et la voirie, 0,04 $ par 100 $.

Une autre nouveauté de cette année, due à l’application de la loi 122, s’avère le coefficient d’occupation au sol (COS). En fait, un bâtiment qui occupe moins de 10% de la superficie de son terrain devra payer un ajustement COS. Ainsi, puisque la Ville fournit des services identiques pour tous, cela lui permet d’en exiger un peu plus de la part de ceux qui déboursent moins pour des terrains de taille équivalente.

«On veut maintenir la qualité des services et on doit investir pour consolider la qualité des infrastructures en place», a commenté le maire, lors de la présentation du budget. Pour lui, il n’a jamais été question d’austérité dans la Ville de Victoriaville et on y espère plutôt du développement. Pour y parvenir, on souhaite aller chercher davantage de subventions, qui constituent 6% des rentrées pour 2020.

Les taxes paient les factures

Les revenus projetés atteignent 90 458 400 $. Les taxes représentent 57% de cette somme et les tarifs, 22%. Le reste de l’argent recueilli provient des services rendus (6%), subventions (6%), compensations (5%), imposition de droits (2%), amendes et pénalités, etc.

On prévoit dépenser 95 851 600 $ en 2020, surpassant les 90 M $ de l’an dernier. L’accroissement rapide des dépenses s’avèrerait en outre attribuable à l’augmentation de 3,68% de la population en deux ans. La Gazette officielle du Québec dénombrait 47 301 Victoriavillois le 26 décembre 2018.

La dette est passée de 71 M $ à 77 M $, entre 2017 et 2018, en partie à cause des investissements consentis dans l’usine d’épuration des eaux, a expliqué le maire. Les travaux menés sur le collecteur Saint-Henri devraient avoir moins de conséquences sur la dette, puisque la Ville a obtenu maintes subventions pour procéder. En 2013, la dette était de 76 M $.

Pour 2018, on calcule que la dette équivaut à 1667 $ par habitant, ce qui place Victoriaville dans une position enviable en comparaison de la moyenne des municipalités de taille similaire, où l’endettement total net est de 2776 $ per capita.

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FremaAlain V.AndreTanné de payer Recent comment authors
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Tanné de payer
Invité
Tanné de payer

M le maître, l augmentation des taxes de la ville n’est pas un droit absolu. Vous devriez revoir vos dépenses et vos prioritées car nous sommes emplement taxé a Victoriaville et il y a une nette tendance pour les jeunes de s établir a l extérieur… Ne tuez pas votre poule aux oeufs d or.

Andre
Invité
Andre

Es-ce que la dette inclus le fond de pension

Alain V.
Invité
Alain V.

Si vous arrêtiez de réduire la largeur des rues pour faire des maud… pistes cyclables, vous n’auriez peut-être pas besoin d’augmenter les taxes. Si ça continue, on aura plus de place pour circuler en voiture. Commencez par donner les services auxquels on est en droit de s’attendre et ensuite on pourra peut-être parler de taxes. Alain Rayes a amélioré considérablement la ville de Victo mais André Bellavance est en train de la faire plonger.

Frema
Invité
Frema

On va vous répondre pour cela ,mais il fait bon de vivre dans cette ville ,alors les dépenses n’ont aucune importances ,on est une ville qui fait l’envie de toutes les villes du Québec ,alors vous voyez c’est facile d’endormir la population