Elle est la 7e génération à la tête de la ferme Bélichel

Par Caroline Lepage
Elle est la 7e génération à la tête de la ferme Bélichel
Marie-Pier Béliveau aime particulièrement toutes les tâches liées à la gestion d’une entreprise agricole. (Photo : www.lanouvelle.net)

Marie-Pier Béliveau est la septième génération à prendre la relève de la Ferme Bélichel en devenant, il y a cinq ans, actionnaire à 50%.

Marie-Pier Béliveau habite une maison bigénérationnelle sur le 6e rang à Sainte-Sophie-d’Halifax, avec son conjoint Philippe St-Arnaud et ses deux enfants, Cédrick et Rosalie.

Avec son père et un employé, cette femme de 33 ans s’occupe de la ferme laitière qui compte 50 vaches Holstein et gère un quota de 58 kg par jour. «On ne fait pas d’élevage», spécifie-t-elle.

L’entreprise agricole comprend également un volet acéricole en expansion, qui compte 6000 entailles depuis l’acquisition d’une nouvelle érablière, en 2016. Les installations permettent de produire du sirop d’érable en plus grande quantité, qui est transformé en beurre d’érable, caramel, sucre granulé, etc.

Mme Béliveau est encouragée par l’excellent rendement de ses érablières, qui sont très bien entretenues. «Mon conjoint est électricien, mais il s’est découvert une passion pour l’acériculture», précise-t-elle. La ferme Bélichel détient également un contrat avec Citadelle pour l’entreposage et la distribution de barils de sirop.

Relève

Mme Béliveau est diplômée en Gestion et exploitation d’entreprises agricoles du Cégep de Victoriaville. Ses études en agriculture lui ont donné accès à une subvention de 40 000 $ visant à soutenir des investissements. Cette somme a notamment permis l’acquisition d’un évaporateur à l’érablière et d’un système de rail qui facilite le roulement des trayeuses, dans la ferme laitière.

Après réflexion, l’entreprise a refusé d’acheter un robot de traite qui aurait nécessité la construction d’un nouveau bâtiment. «Ça aurait été trop coûteux et les revenus n’allaient pas être plus importants. Je ne vise pas d’augmenter le nombre de vaches», explique cette femme qui apprécie particulièrement les tâches de gestion.

Il y a cinq ans, son père lui a cédé la moitié des actions de la ferme pour qu’elle prenne le flambeau. Comme le transfert de propriété avait été prévu depuis longtemps et que la ferme était peu endettée, à l’époque, la transition s’est effectuée avec succès.

Cette copropriétaire confie que le métier d’agricultrice exige de bonnes semaines de travail. «On travaille beaucoup, mais on aime ça», dit cette mère de famille.

Le couple se permet, depuis quelques années, de prendre des vacances dans le sud, l’hiver, grâce à la Coopérative de solidarité aux services de remplacement agricole qui leur donne un bon coup de main. Cette année, les parents partiront au Costa Rica avec leurs deux enfants. «Avoir une belle qualité de vie, c’est important pour nous!», partage-t-elle.

Engagée dans son milieu

Depuis 2015, Mme Béliveau fait partie de l’exécutif du conseil d’administration du groupe coopératif Vivaco, qui se spécialise en agriculture, mais aussi en machinerie, centres de rénovation, stations-service, etc. Cette femme active est également animatrice déléguée chez Agropur.

Cette Centricoise est consciente qu’elle peut s’engager grâce à sa mère, agronome de profession, qui l’aide beaucoup dans l’éducation de ses enfants. Cet appui, dont elle est reconnaissante, lui permet d’exploiter ses aptitudes entrepreneuriales pour soutenir la communauté et développer la ferme. «On carbure aux projets», s’exclame-t-elle.

 

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