«Je me suis prouvé à nouveau que j’étais capable de jouer dans cette ligue» – Antoine Bibeau

Par Matthew Vachon
«Je me suis prouvé à nouveau que j’étais capable de jouer dans cette ligue» – Antoine Bibeau
Antoine Bibeau (Photo : Avalanche du Colorado)

On dit souvent que le malheur des uns fait le bonheur des autres. En raison des blessures subies par les gardiens de l’Avalanche du Colorado Phillip Grubauer et Pavel Francouz ainsi que la contre-performance du réserviste Adam Werner, le Victoriavillois Antoine Bibeau a récemment foulé une glace de la LNH pour la première fois depuis la saison 2016-2017.

«J’étais prêt quand j’ai été rappelé. Cependant, j’ai commencé la saison en étant blessé. J’ai joué une rencontre et l’organisation a pris la décision de m’arrêter pour un bon bout. Ça a ouvert la porte à d’autres pour jouer plus. Cette période a été difficile, car je ne pouvais pas jouer et vraiment faire partie de l’équipe. Je venais juste d’arriver avec le Colorado, donc je ne connaissais pas vraiment les joueurs. Je suis demeuré positif et j’ai pris ma réhabilitation au sérieux. Rien n’arrive pour rien dans la vie. Je devais recommencer à jouer vendredi dans la Ligue américaine, mais Francouz s’est blessé et j’ai été rappelé le jeudi», a raconté Bibeau quelques heures après l’échauffement matinal de l’Avalanche.

L’ancien des Estacades de Trois-Rivières s’est donc amené avec l’Avalanche afin de seconder Werner, un Suédois de 22 ans. Bibeau a cependant été envoyé dans la mêlée rapidement afin de freiner l’hémorragie face aux Oilers d’Edmonton puisque son jeune coéquipier venait d’accorder cinq buts sur 18 lancers en 29 minutes. Il a donc dû défendre la cage des siens pendant un peu plus de 31 minutes face à un Connor McDavid endiablé, auteur de six points lors de cette rencontre.

Bibeau a finalement été testé à dix reprises par la bande de McDavid, cédant une fois sur le lancer de l’attaquant Ryan Nugent-Hopkins. «Mon rôle était de faire mon possible et de démontrer ce que j’étais capable de faire afin d’aider l’équipe d’une manière ou d’une autre. J’ai eu l’occasion de jouer un demi-match pour commencer. […] Je n’étais pas vraiment nerveux, simplement heureux et excité. Ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas joué. Je me suis dit que j’allais y aller et faire mon possible. Je ne me suis pas attardé trop au résultat. Pour être honnête, je savais que McDavid avait un bon match, mais je n’étais pas au courant qu’il avait un point sur chaque but des Oilers. C’est après la partie que j’ai appris tout ça. Donc, ça ne me rendait pas nerveux. J’étais confiant, car je sais que je peux jouer à ce niveau.»

Cette performance a d’ailleurs convaincu l’entraîneur-chef Jared Bednar de lui confier le filet face aux Canucks de Vancouver lors de la partie suivante. Il s’agissait pour lui d’un premier départ depuis le 29 décembre 2016, époque où il évoluait pour les Maple Leafs de Toronto. Le gardien de 6’03 » et 214 livres s’en est bien tiré face aux Canucks en permettant à son équipe de l’emporter 5 à 4 en prolongation. Au cours de la partie, il a réalisé 28 arrêts, dont plusieurs importants pour permettre aux siens d’ultimement se sauver avec les deux points. «Ça a été un bon vote de confiance de me donner un match complet, surtout après une absence d’un mois. Ça s’est super bien passé. J’ai gardé mon calme. Un peu comme à Edmonton, je ne me préoccupais pas du résultat. Oui, je voulais gagner comme toujours, mais j’y allais un arrêt à la fois. Je voulais aussi profiter de ce moment, car peut-être que ça pourrait être mon dernier match dans la LNH. De réussir à obtenir la victoire a été un gros plus. C’était une soirée spéciale pour moi.»

Grubauer et Francouz ayant maintenant retrouvé la santé, Bibeau, tout comme Werner, a été retourné avec les Eagles dans la Ligue américaine de hockey (LAH). Il croit cependant en avoir assez fait pour laisser une belle carte de visite aux dirigeants de l’équipe. «Mon but est de mériter un autre rappel s’il se passe à nouveau quelque chose cette saison. Je voulais laisser une bonne impression. Je quitte l’Avalanche avec la tête haute. Je me suis prouvé à nouveau que j’étais capable de jouer dans cette ligue. Ça m’a fait du bien.»

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