Une fin amère pour les Vulkins

Une fin amère pour les Vulkins
(Photo : www.lanouvelle.net)

À l’aube des éliminatoires, tous les espoirs étaient permis pour les Vulkins du Cégep de Victoriaville, auteurs d’une fiche de six victoires et deux défaites en saison régulière. Les Cougars du Cégep de Chicoutimi ont cependant mis fin à leur belle saison en les dominant 18 à 12 dès le premier match éliminatoire.

Tirant de l’arrière pendant l’ensemble de la rencontre, les Vulkins ont tenté de revenir dans le coup jusqu’à la fin. À la demie, le pointage était de 11 à 3 en faveur des Cougars. Les Victoriavillois ont alors amorcé la deuxième portion de rencontre en force en inscrivant un touché dès leur première séquence offensive grâce à une superbe passe du quart-arrière Mathieu Forget. Les Cougars ont cependant répliqué dès la possession suivante. Victoriaville a produit un placement de trois points, mais le reste de la partie fut l’affaire des deux défensives. Une interception réalisée par les Cougars en fin de 4e quart a cependant mis un frein aux espoirs des Mauves.

À l’issue de la rencontre, l’entraîneur-chef Stéphane Rivard identifiait un ensemble de facteurs pour expliquer cette amère défaite. «Nous ne pouvons pas identifier un seul facteur. Offensivement, nous avons eu des séquences difficiles, où nous nous retrouvions avec un long deuxième ou troisième essai, ce qui a fait en sorte que nous ne pouvions pas bien les terminer. Les blessures qui s’accumulent et des joueurs qui ne doivent pas jouer là où ils étaient aujourd’hui peuvent également expliquer une partie de cette défaite.»

Sur le plan défensif, l’efficacité du jeu au sol des Cougars a également causé bien des ennuis à la défensive victoriavilloise. Plusieurs fois, l’équipe de Chicoutimi semblait dans les câbles, mais son jeu au sol lui permettait de ressortir la tête de l’eau. «Il faut leur donner crédit. Ils ont profité d’une semaine de congé la semaine dernière pour se reposer et offensivement, ils ont fait des choses qui ont dérangé notre plan de match. Nous avons dû nous ajuster passablement. […] Leur jeu au sol a été un facteur, mais ils ont fait exactement ce que nous pensions. C’est nous qui avons mal réagi sur le terrain.»

Un revers douloureux

Évidemment, cette élimination hâtive a laissé des joueurs en larmes après la rencontre, leur carrière collégiale ne terminant pas sur la note parfaite. En effet, les Vulkins semblaient avoir les éléments pour se rendre loin cette année puisqu’ils n’avaient subi que deux défaites dans l’année, les deux face aux puissants Gaillards du Cégep de Jonquière. «Ça fait mal, oui. Nous ne nous voyions pas terminer notre saison dès maintenant. Nous nous voyions plus loin que ça. Oui, nous prenions ça un match à la fois, mais nous n’imaginions pas que ce serait notre dernier. Ce qui est dommage, c’est que l’ensemble de ce groupe ne jouera plus un seul match ensemble.»

Rivard a notamment salué la carrière du quart Mathieu Forget, lui dont c’était le dernier match au niveau collégial. «C’est un quart extraordinaire. Il a marqué le programme. La philosophie et la culture de l’équipe, c’était lui. Il était pratiquement meilleur que moi pour inculquer ça. C’était vraiment un bon meneur. Même chose pour Jean-Marc Ciocan en défensive. Il est arrivé seulement l’an dernier, mais il était déjà notre capitaine cette année. Je n’en nomme que deux, mais je pourrais en mentionner bien d’autres. Ces gars vont cependant continuer de nous aider, que ce soit pour l’image ou le recrutement des Vulkins.»

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