La Régie des Chutes se dote d’un préventionniste

La Régie des Chutes se dote d’un préventionniste
Pompier depuis une dizaine d'années, François Bergeron deviendra officiellement en janvier le préventionniste à temps plein pour la Régie des Chutes. (Photo : www.lanouvelle.net)

Pompier à Daveluyville depuis près de 10 ans, François Bergeron deviendra, dès janvier prochain, le préventionniste à temps plein du service de sécurité incendie (SSI) de la Régie intermunicipale de la sécurité publique des Chutes.

Le directeur du SSI, Éric Bergeron, en a fait l’annonce et a présenté le préventionniste, samedi midi, à l’occasion de la journée portes ouvertes à la caserne de la rue Principale à Daveluyville.

«Ça fait deux ans et demi, presque trois ans, que François est en formation. Il y a mis beaucoup de temps personnel. Et on remercie sa famille», a souligné le directeur Bergeron.

François Bergeron a été présenté par son directeur Éric Bergeron, samedi midi, lors de la journée portes ouvertes à la caserne de Daveluyville. (Photo www.lanouvelle.net)

Les autorités ont convenu, a-t-il noté, d’encourager une ressource locale. «Plutôt que de verser de l’argent à la MRC, on a décidé de privilégier une personne du milieu», a indiqué Éric Bergeron.

Pour François Bergeron, le poste qu’il occupera officiellement dès le 1er janvier se veut une continuité à ce qu’il faisait déjà puisqu’il accompagnait le préventionniste de la MRC d’Arthabaska.

«Depuis sept ans, a-t-il confié, je suis responsable de la prévention incendie à raison de plus de 30 heures par semaine. Je m’occupais de la prévention au niveau résidentiel, des édifices présentant des risques faibles et moyens. Mais j’accompagnais le préventionniste de la MRC pour les bâtiments classés à risque élevé ou très élevé. Je voyais déjà tout ce qui se passait.»

Pour pouvoir agir sur les immeubles à risques supérieurs (comme les usines, les résidences pour aînés, les garderies), François Bergeron a suivi sa formation au Cégep de Victoriaville, une attestation d’études collégiales (AEC) en prévention incendie.

Dès qu’il sera officiellement en poste, le préventionniste verra à tout en matière de prévention, les résidences, les usines, les  commerces et institutions.

La réalisation de plans d’intervention, des visites de prévention, des conseils de sécurité feront partie de sa mission.

François Bergeron y croit à la prévention. Et elle porte fruit, assure-t-il. «Ça fait une différence. On n’a presque plus d’appels liés aux incendies. Les gens, les entreprises ont pris conscience de l’importance de la sécurité incendie», a-t-il fait valoir.

Dans sa fonction, le préventionniste couvrira le territoire des municipalités de Daveluyville et de Maddington Falls.

Mais son mandat devrait s’élargir à deux autres municipalités voisines.  Saint-Louis-de-Blandford et Saint-Rosaire ont manifesté leur intérêt pour le partage des coûts afin d’obtenir le service. «C’est très sérieux, a précisé Éric Bergeron. Les démarches sont en cours. L’aspect financier reste à régler.»

Un plus!

Le directeur du SSI de la Régie des Chutes, Éric Bergeron, se réjouit de la venue dans son service d’un préventionniste. «Ça va donner un coup de main pour attirer peut-être d’autres candidats et permettre au service de grandir», a-t-il souligné.

La brigade incendie de la Régie des Chutes compte actuellement 16 pompiers. Le chef aimerait bien porter ce nombre à 20. Ce qui n’est pas une mince tâche. «La difficulté n’est pas tant de recruter des pompiers, mais bien de les garder, parce que c’est exigeant, c’est beaucoup d’heures les soirs et les week-ends. On en recrute, mais certains quittent après deux ou trois ans, et on doit recommencer», a-t-il observé.

Une journée portes ouvertes, comme celle tenue samedi, vise aussi, comme l’a signalé le président de la Régie des Chutes, Gaétan Légaré, à intéresser des candidats et candidates potentiels.

Un service essentiel

Implanté en 2012, le service de premiers répondants, non seulement comble-t-il des besoins, mais il motive les intervenants. «Le nombre d’interventions en incendie a beaucoup diminué, une cinquantaine en moyenne chaque année. Le service de premiers répondants, lui, apporte de l’eau au moulin. Alors qu’on anticipait  une trentaine d’appels annuels au départ, on en reçoit 60 et même 70 par année», a révélé le directeur Éric Bergeron.

(Photo www.lanouvelle.net – Archives)

Les premiers répondants, en attendant l’arrivée des paramédics, s’occupent, veillent et assurent une présence souvent pendant une vingtaine de minutes auprès des malades ou des accidentés.

«La prévention a beaucoup réduit le nombre d’incendies. On ne sort presque plus. Mais les interventions de premiers répondants permettent à nos pompiers de demeurer motivés et alertes», a fait valoir le directeur Éric Bergeron.

Ce service, estime-t-il, a donc été un investissement judicieux, tant pour les citoyens, que pour les membres du service de sécurité incendie.

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