Un premier Sommet jeunesse de la MRC d’Arthabaska

Par Andrée-Anne Fréchette
Un premier Sommet jeunesse de la MRC d’Arthabaska
Alain St-Pierre, préfet de la MRC d'Arthabaska (Photo : www.lanouvelle.net)

Le 1er novembre, tous les jeunes âgés de 12 à 29 ans résidant dans l’une des 22 municipalités de la MRC d’Arthabaska pourront participer au premier Sommet jeunesse afin de partager leurs opinions sur nombre d’enjeux et de concevoir des projets.

Simon Boucher, responsable des dossiers jeunesse et maire de Sainte-Clotilde-de-Horton (Photo www.lanouvelle.net)

La jeunesse de la région se réunira à l’école secondaire Le boisé, à Victoriaville, le vendredi 1er novembre, pour échanger lors de la première mouture de l’événement qui a pour thème «Mes projets, sans limites!».  Pour les intéressés, l’organisation offrira le transport à partir des écoles, de même que le dîner. Il ne leur reste plus qu’à s’inscrire avant le 28 octobre au regionvic.to/jeunesse.

Le Sommet se tient dans le cadre de la stratégie jeunesse en milieu municipal, a expliqué le préfet de la MRC, Alain St-Pierre. Son objectif s’avère de nourrir la réflexion qui mènera, au printemps 2020, à l’adoption d’une première politique jeunesse sur le territoire.

Genèse

MRC amie des enfants depuis 2017, la région a vu naître son premier conseil jeunesse en 2018. Plusieurs ateliers de documentation vivante, réalisés en collaboration avec le Théâtre Parminou, ont aussi contribué à «alimenter le comité organisateur dans la préparation du contenu de ce premier Sommet», a partagé M. St-Pierre.

Les décideurs souhaitent tâter le pouls de cette génération afin de les considérer dans leurs choix et agir en tenant compte de leurs ambitions et inquiétudes, a exprimé le préfet. En outre, on veut faire de cette relève des citoyens engagés. «L’un des enjeux que nous constatons, c’est la rétention des jeunes sur notre territoire. Notre premier Sommet constitue une occasion en or de les entendre, de les écouter et d’adapter nos décisions afin qu’ils puissent s’épanouir ici même», a indiqué Alain St-Pierre.

Deux parties

Pour la journée, on a prévu, en avant-midi, un «parcours de préoccupations» à la faveur duquel des thèmes comme l’environnement, le développement personnel, l’avenir professionnel, les médias sociaux et l’implication dans la communauté deviendront l’objet de débat. «Pour la réalisation de ces escales, nous avons fait appel à des intervenants du milieu : Gesterra, le réseau des ressources humaines de la Chambre de commerce et d’industrie Bois-Francs-Érable, Équijustice, le Théâtre Parminou et Solidarité Jeunesse», a précisé François Gardner, agent de développement.

En après-midi, tous les participants élaboreront des projets destinés aux jeunes et se déployant sur le territoire de la MRC. Un jury composé d’élus municipaux déterminera deux ébauches qui pourront obtenir un soutien financier de 8000 $ pour leur concrétisation.

«Nous ne voulions pas créer un colloque tel que nous les connaissons. Nous souhaitions une activité proactive avec les jeunes, dont ils seront les principaux acteurs tout au long de la journée», a observé M. Gardner

Le comédien Antoine Pilon agira à titre de porte-parole du Sommet. Dans une capsule vidéo diffusée en conférence de presse, il a souligné l’importance de donner l’opportunité aux jeunes de s’exprimer tout en les invitant à s’inscrire. «Votre ouverture, votre humanisme, votre débrouillardise sont vos plus grandes qualités et elles se doivent d’être utilisées et cultivées», peut-on entendre. Antoine Pilon animera le dernier atelier lors du Sommet.

Simon Boucher, responsable des dossiers jeunesse et maire de Sainte-Clotilde-de-Horton, qui a présidé le conseil jeunesse de la MRC, a noté à quel point les jeunes s’avèrent conscients des enjeux dont il sera question le 1er novembre. «Ils doivent attraper la balle au bond et participer à cet événement qui leur est destiné. Nous leur offrons une occasion magnifique de prendre la parole», a-t-il relevé.

Quelque chose à dire

À la toute fin du rassemblement visant à faire connaître le Sommet aux médias, trois jeunes engagés auprès de Solidarité Jeunesse ont foulé la scène du petit auditorium du Cégep pour parler de l’importance pour eux du Sommet. Gabriel Gagné, élève de 5e secondaire et représentant de Victoriaville au dernier conseil jeunesse, a souligné que les maires de la MRC se montrent ouverts aux idées de la relève, mais qu’avec cette tribune, «on passe à un autre niveau». Pour Bianca Boilard, «les jeunes ont des choses à vous dire». Taomie Pépin a, quant à elle, partagé son enthousiasme à propos des projets qui émergeront du rendez-vous.

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