Mon Marché ouvre une boutique au Cégep

Par Andrée-Anne Fréchette
Mon Marché ouvre une boutique au Cégep
Denis Deschamps, directeur général du Cégep de Victoriaville (Photo : www.lanouvelle.net)

Depuis 10 ans, Mon Marché propose l’achat en ligne de produits agroalimentaires de la région. Désormais, l’organisme accueillera les clients dans ses installations du 460, boulevard Jutras Est, mais conserve sa philosophie de permettre aux gens de savoir d’où vient ce qu’ils mangent.

Installé dans les locaux de l’ancien pavillon agricole du Cégep de Victoriaville, Mon Marché tiendra une boutique de produits alimentaires et passe de 800 à 1800 pieds carrés pour ce faire. Le concept de commandes en ligne demeure, mais l’on souhaite, par ce service additionnel, rendre plus accessibles les produits locaux à la population. Car l’on veut faire une différence dans l’économie locale, a commencé Angèle Martin-Rivard, à l’occasion d’une conférence de presse. Donc, pour les gens pressés, plus besoin de commander. La boutique ouvrira à raison de quatre jours par semaine, dès le 28 septembre.

Mise en marché

Le nouveau projet, issu d’un partenariat entre Mon Marché et le Cégep de Victoriaville, annonce l’élaboration de différentes collaborations entre les deux organisations. La Ferme-école pourrait y écouler sa production et des stages de mise en marché pour les étudiants en agriculture biologique voir le jour, notamment. D’ailleurs, un premier étudiant du programme a été embauché pour s’occuper du magasin.

Pour Denis Deschamps, directeur général du Cégep de Victoriaville, cette association s’avère des plus naturelles, puisque les deux entités partagent nombre de valeurs, dont le souci du développement durable. «Nous sommes heureux de pouvoir contribuer à l’élargissement de l’offre de services de Mon Marché. Cela s’inscrit en toute cohérence avec notre mission en éducation, en recherche, en innovations sociales et technologiques en lien avec le milieu agricole», a-t-il souligné. On imagine un carrefour entre les consommateurs et les producteurs locaux. Et M. Deschamps a noté les retombées intéressantes pour l’Institut national d’agriculture biologique (INAB) ainsi que pour le Centre d’innovation sociale en agriculture (CISA).

Soutien du MAPAQ

Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) a participé à cette réalisation avec une contribution de 43 770 $ provenant du programme Proximité, pour l’achat d’équipements et l’aménagement des locaux, entre autres. Norman Houle, directeur régional du MAPAQ, s’est d’abord exprimé par un «Wow» appréciatif de la beauté du décor. Les bannières arborant les visages des producteurs constituent une première rencontre avec les acteurs du secteur agroalimentaire de la région. «Vous faites plus que vendre des produits, vous faites vivre une expérience aux gens, au-delà du geste d’achat», a-t-il constaté.

Norman Houle a signifié que lors de la réception du dossier au MAPAQ, les éventuelles retombées régionales ont rapidement été considérées. «Mon Marché vise une augmentation des ventes en ligne de 10%, cible une croissance du volume des ventes en boutique de 50% et une augmentation des livraisons à domicile de 10%. On vous souhaite de dépasser vos objectifs», a-t-il formulé. La croissance du commerce en ligne des produits alimentaires ne laisse présager que du bon pour l’entreprise qui navigue déjà dans ce créneau depuis 10 ans, a observé le directeur régional, avant de souligner le nombre d’applications possibles pour la formation des étudiants du Cégep.

Ventes directes

Le propriétaire de la Bergerie Étoile d’Or, Maxime Bernier, fait partie de l’aventure de Mon Marché depuis 10 ans. «On a besoin d’un coup de main de la société locale pour nous aider à faire des ventes directes. L’agriculture est la seule industrie où le producteur n’a pas de contrôle sur son prix de vente. On sait comment ça nous coûte, mais on ne sait jamais ce que ça va nous rapporter si on ne le vend pas directement aux consommateurs. Ça commence à peser lourd. Mon Marché apporte des ventes directes aux producteurs», s’est-il réjoui, constatant que cette épicerie devrait profiter à tous les participants.

Le directeur général du Marché, Charles Marceau-Cotton, a rappelé les avantages écologiques de la vente en ligne, qui n’occasionne aucune perte. En outre, les clients découvriront sur le site Web une gamme plus riche de produits. Or, la boutique séduira une nouvelle clientèle. Il a conclu en invitant toute la population à les visiter le 28 septembre, de 10 h à 16 h. On égayera la journée avec des jeux gonflables et des maquillages pour les enfants.

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