Matthew K. Bergeron se plaît en sol américain

Par Matthew Vachon
Matthew K. Bergeron se plaît en sol américain
Matthew K. Bergeron (Photo : Syracuse Orange)

Présent à Syracuse depuis le mois de mai, le Victoriavillois Matthew K. Bergeron a enfin les deux pieds au cœur de sa première saison avec l’Orange de l’Université de Syracuse en première division du football de la NCAA.

Lors de son entretien avec le www.lanouvelle.net, Bergeron et l’Orange de Syracuse avaient disputé leurs deux premières parties de la saison régulière sur la route face aux Flames de l’Université Liberty (victoire de 24 à 0) et face aux Terrapins de l’Université du Maryland (défaite de 63 à 20). Ces derniers sont d’ailleurs considérés comme la 21e meilleure équipe de la NCAA en ce moment. «Lors de la première partie, c’était vraiment fou. La section étudiante était tout juste derrière nous. C’était hallucinant quand nous sommes entrés sur le terrain, car c’était leur partie d’ouverture», a raconté le jeune homme de 19 ans.

Syracuse ayant connu l’une des meilleures saisons de son histoire l’an dernier, les attentes s’en trouvent donc décuplées cette année. Le quart-arrière partant de l’équipe Eric Dungey ayant quitté la formation, c’est le quart-arrière de seconde année Tommy DeVito qui se retrouve avec la tâche de guider l’attaque de l’Orange. «Les gens veulent nous voir répéter les exploits. Ça fait un bout que notre université n’avait pas connu autant de succès. Les partisans ont aimé ça, donc ils veulent vivre ça une fois encore. Je pense que nous sommes sur la bonne voie.»

Pour la 3e semaine d’activités, l’Orange se retrouve confronté à un véritable titan, soit les Tigers de l’Université Clemson, répertoriés comme la meilleure équipe universitaire au pays. Désireux de rebondir après leur défaite face à l’Université du Maryland, Bergeron est bien conscient que la mission ne sera pas facile. «Nous avons appris de la défaite et nous avons travaillé fort. Je crois que nous allons rebondir.»

La rencontre sera d’ailleurs présentée sur les ondes du réseau ABC à compter de 19 h 30 le samedi 14 septembre.

La tête basse par moment

Évoluant avec les Filons du Cégep de Thetford Mines en seconde division dans les rangs collégiaux québécois pas plus tard que l’an dernier, le colosse de 6’04’’ et 311 livres a monté une marche incroyablement haute en se retrouvant en première division de la NCAA dès cette saison. L’entraîneur-chef de l’Orange, Dino Babers, ne se gêne toutefois pas pour utiliser son imposant joueur de ligne offensive. «Je me trouve chanceux, car dans ma classe, je suis l’une des recrues qui jouent le plus. Nous sommes deux ou trois à toucher le terrain. C’est vraiment fou, car ce n’est vraiment pas comme au Cégep. C’est une grande marche à monter. La plus grosse différence, c’est la vitesse du jeu. Au Cégep, je pouvais tricher un petit peu, car j’étais plus gros et plus fort. Là, il faut vraiment faire la bonne technique. Tu ne peux pas que t’appuyer sur ton talent. Il faut comprendre le jeu afin de te mettre en position pour bloquer les joueurs adverses», a analysé le 2e meilleur espoir canadien de la dernière cuvée de recrutement, selon ESPN.com.

Simplement lors des entraînements, Bergeron est confronté aux joueurs de ligne défensive Kendall Coleman et Alton Robinson, deux jeunes qui sont pour le moment considérés comme des espoirs susceptibles d’être réclamés parmi les trois premières rondes lors du prochain repêchage de la Ligue nationale de football. Comme le veut le dicton, c’est en jouant avec les meilleurs qu’on devient meilleur. Et ça, Bergeron en est bien conscient. «Je dois pratiquer contre eux chaque jour. Parfois, après les entraînements, j’ai la tête baissée, mais je sais que ces gars-là me rendent meilleur. Je perds des répétitions, mais ils m’aident en faisant ça. Sur le coup, c’est difficile, car tu perds tout le temps, mais tu te dis que tu pratiques contre deux des meilleurs joueurs de ligne défensive de ta conférence.»

À Syracuse depuis le mois de mai

La décision d’arriver à Syracuse dès le 20 mai dernier semble d’ailleurs avoir été la bonne pour le Victoriavillois d’adoption étant donné les nombreux changements auxquels il était confronté. «Au début, ça a été difficile, mais puisque je suis arrivé tôt, j’ai pu m’adapter avant que l’école commence. Il y a des gars qui sont arrivés en août seulement, donc c’était plus difficile pour eux de gérer le début du camp d’entraînement et des classes. Moi, j’y étais allé petit à petit, ce qui fait que j’étais devenu à l’aise à ce moment», a expliqué le numéro 60.

Celui-ci soutient, par ailleurs, que l’atmosphère qui règne sur le campus est unique en son genre. «Quand je suis arrivé en mai, il n’y avait que les joueurs de football et les athlètes, donc c’était assez tranquille. Moi, je me réveillais toujours à 5 h du matin pour m’entraîner, donc je voyais toujours les mêmes personnes. Depuis que l’école est commencée, c’est vraiment fou. Nous sommes 15 000 étudiants et il y a toujours du monde sur le campus. J’aime vraiment ce rythme de vie.»

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