Une dernière épreuve chaotique pour Marie-Laurence Lortie en Italie

Communiqué
Une dernière épreuve chaotique pour Marie-Laurence Lortie en Italie
Marie-Laurence Lortie (Photo : gracieuseté)

Samedi dernier, Marie-Laurence Lortie prenait le départ de la dernière tranche de la Coupe du monde des ultra-marathons de natation de la Fina, épreuve de 36 kilomètres entre Capri et Naples, en Italie. Elle a terminé la compétition en 9e place à la suite d’une course rocambolesque. 

Fidèle à son habitude depuis le début de saison, Lortie est partie en force, faisant partie du groupe des cinq meneuses qui donnait le ton à la course.

Les choses se sont toutefois gâchées pour la Kingseyfalloise alors qu’au 10e kilomètre, elle a commencé à se sentir nauséeuse.  Deux kilomètres plus loin, son bateau guide est tombé en panne, ce qui a forcé Lortie à nager seule, sans ravitaillement ni entraîneur, pendant quelques kilomètres.

Malade et vomissant du 15e au 20e km, Lortie a vu plusieurs poursuivantes tour à tour la rattraper.

Alors qu’elle prenait du mieux après que son entraîneur l’ait rejoint, ce qui lui a permis de recevoir des liquides pour s’hydrater, son bateau est à nouveau tombé en panne, cette fois au 26e kilomètre.

Un spectateur a cette fois été envoyé en renfort pour accompagner l’infortunée nageuse laissée à elle-même dans la baie de Naples et qui devait toutefois évoluer à nouveau sans ravitaillement.

Malgré toutes ces embûches, Marie-Laurence a complété l’épreuve en 9e position avec un temps de 8 heures 37 minutes et 59 secondes.

Ce dernier résultat de la saison permet à l’athlète de 24 ans de prendre le 7e rang du classement général mondial.

«Je suis déçue du résultat final, parce que je me sentais vraiment bien toute la semaine à l’entraînement et que j’ai eu un très bon départ. Jamais de toute ma carrière j’ai pensé abandonner une course, mais celle-là, je ne savais pas si j’étais capable de la finir. Ma tête a finalement eu le dessus sur mon corps et je suis quand même bien fière de l’avoir complétée. J’ai quand même fait 81 kilomètres de course en 15 jours avec environ une centaine de kilomètres à l’entraînement. Comme je n’ai pas participé aux deux premières courses de l’année en Argentine, je considère que de terminer au 7e échelon mondial à ma première saison avec plus d’une course est satisfaisant», a commenté Lortie.

«Qu’elle preuve de détermination, même dans l’adversité, l’incertitude, le doute, elle a su garder le cap sur son objectif sans jamais regarder en arrière. Elle a juste continué à avancer une journée à la fois, un kilomètre à la fois, un coup de bras à la fois. Quel bel exemple de courage et quel beau modèle pour tous les jeunes athlètes qui rêvent de se dépasser un jour. Je suis un coach extrêmement fier et privilégié de pouvoir côtoyer une athlète comme Marie-Laurence», a ajouté Jocelyn McCann, son entraîneur chez les Requins de Drummondville.

Ce dernier faisait référence à la fatigue physique et mentale vécues par sa nageuse, à certaines embûches administratives auxquelles Lortie a dû faire face et principalement à une tendinite à l’avant-bras droit qui est apparue après la Traversée du lac Saint-Jean et qui a forcé Lortie à de multiples traitements. Elle a également dû porter une attelle jusqu’à la course en Italie.

Pour la suite des choses, Lortie se promet une pause bien méritée avant d’entamer la saison de piscine avec le Rouge et Or de l’Université Laval ainsi qu’avec les Requins de Drummondville qui la mènera aux essais olympiques canadiens à Toronto en avril prochain.

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