Machinex investit dans un centre des technologies

Machinex investit dans un centre des technologies
Le PDG de Machinex, Pierre Paré, entouré de Martin Bellerive d'Investissement Québec et d'Eric Lefebvre, député d'Arthabaska et whip en chef (Photo : www.lanouvelle.net)

Il est en cours ce projet de centre des technologies que construit actuellement Machinex sur la rue Méthot dans le parc industriel de Plessisville, un projet de plus de 7,5 millions de dollars permettant, outre le nouveau bâtiment, l’acquisition d’équipements spécialisés et la mise en place d’une vitrine technologique. Déjà une trentaine de nouveaux emplois ont été créés et d’autres s’ajouteront.

Eric Lefebvre a fait l’annonce des contributions financières. (Photo www.lanouvelle.net)

Pour le réaliser, l’entreprise a pu compter sur un coup de pouce financier. D’ailleurs, le député d’Arthabaska et whip en chef du gouvernement, Eric Lefebvre, et le directeur régional adjoint d’Investissement Québec pour le Centre-du-Québec, Martin Bellerive, ont annoncé des aides financières totalisant 4 891 000 $, dont une contribution non remboursable de 350 000 $ et un prêt sans intérêt de 2,4 millions de dollars.

Le député Lefebvre a salué le dynamisme de Machinex. «Depuis près de 50 ans, cette entreprise contribue à la vitalité du secteur manufacturier au Centre-du-Québec et au dynamisme de l’industrie du recyclage à l’échelle nord-américaine, et ce, grâce à son expertise reconnue dans la conception, la fabrication et la distribution d’équipements technologiques novateurs destinés aux centres de tri», a-t-il exprimé ajoutant que «l’entreprise, aujourd’hui, met toutes les chances de son côté pour accroître sa compétitivité et saisit pleinement les occasions d’affaires».

Machinex, a rappelé Martin Bellerive d’Investissement Québec, a été la première entreprise au Canada à développer des équipements pour les centres de tri. «Machinex a fait sa marque dans le développement de solutions novatrices dans la gestion des matières résiduelles. L’innovation fait partie de son ADN. Son expertise est reconnue, elle fait figure de référence dans l’industrie et se montre toujours proactive pour répondre adéquatement aux besoins de ses clients», a-t-il fait valoir.

Un virage nécessaire

L’entreprise Machinex devait aller de l’avant avec le projet qu’elle concrétise actuellement. «C’est un virage nécessaire pour maintenir nos emplois (Machinex en compte plus de 400), pour demeurer en santé dans notre marché des centres de tri. Ce qu’on entend avec les problèmes vécus par les centres de tri, c’est qu’il faut continuer de développer et d’offrir nos solutions pour que les centres aient la possibilité de mieux trier», a expliqué le président-directeur général de Machinex, Pierre Paré.

La construction du centre permettra aux travailleurs spécialisés de passer de roulottes de chantier à un environnement adéquat pour les activités de recherche et développement.

Machinex emploie notamment des physiciens, des techniciens optiques, des ingénieurs, des concepteurs techniques et mécaniques, des programmeurs informatiques, des soudeurs et autres. «On effectue, ici, du développement technologique et nous allons continuer en ce sens», a précisé le PDG.

Une partie, dans le centre des technologies, fera  aussi office d’usine de démonstration. «On y construira, a dit M. Paré, une ligne de démonstration pour des tests, pour faire l’essai de nos équipements afin d’améliorer leur performance.» La construction du centre se terminera à l’automne.

Les investissements en cours permettront aussi à Machinex, a-t-il souligné, d’améliorer la productivité de ses usines. «Nous devons nous automatiser pour demeurer compétitifs», a fait valoir le PDG de l’entreprise qui réalise 80% de son chiffre d’affaires hors Québec, notamment aux États-Unis et en Europe.

Le bâtiment doit être livré pour l’automne. (Photo www.lanouvelle.net)

Machinex a aussi réalisé une première canadienne en développant un robot trieur, une chaîne robotisée. «Le robot est doté d’une intelligence artificielle qui permet d’identifier les matières comme le font les humains. Cette vitrine technologique, cette plateforme de démonstration, on l’a installée à Granby. Ces robots font leur chemin. On en a installé ailleurs, comme à Toronto, Chicago et Winnipeg», a précisé Pierre Paré.

Pour le député d’Arthabaska, dans un contexte de rareté de main-d’œuvre, «une telle chaîne robotisée peut s’avérer une solution efficace et prometteuse».

Le PDG de Machinex a tenu à remercier l’aide gouvernementale. «Nous réalisons des projets qui présentent certains risques. La contribution du gouvernement est appréciée. On a besoin d’un coup de pouce pour aller de l’avant, pour nous aider dans nos risques et nos investissements. C’est un appui important et nécessaire», a-t-il conclu.

À Plessisville, Machinex possède actuellement neuf bâtiments, sans compter une usine à Princeville.

 

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