L’intégration des familles immigrantes par le jardinage communautaire

Tribune libre
L’intégration des familles immigrantes par le jardinage communautaire
(Photo : Archives)

Depuis plusieurs années, la Sécurité alimentaire cultive un petit potager aux Jardins communautaires des Bois-Francs. Or, la mission de la Sécurité alimentaire s’adresse aussi aux nouveaux arrivants (réfugiés, immigrants, demandeurs d’asile), afin qu’ils aient un support alimentaire à leur arrivée, jusqu’à ce qu’ils soient mieux établis dans leur ville d’accueil. Certains d’entre eux doivent suivre des cours en francisation, faire leurs équivalences de diplômes ou, encore, décider de poursuivre des études supérieures pendant quelques années avant de commencer à travailler.

Cela fait maintenant trois ans que la Sécurité alimentaire intègre des familles immigrantes dans ses groupes de jardiniers. Pour l’été 2019, le groupe inclut, entre autres, une famille d’origine colombienne et une famille d’origine syrienne, toutes deux arrivées il y a environ deux ans. Ces deux familles, et trois autres ménages de québécois d’origine, travaillent en étroite collaboration à créer et à prendre soin de leur jardin. Toutes ces familles ont décidé ensemble de ce qu’elles allaient planter dans le jardin, elles ont même parti leurs semis ensemble et ont décidé de leur horaire d’arrosage quotidien. Les tâches communes se font en groupe, dans la bonne humeur et avec l’active participation des enfants.

Victoriaville a accueilli plusieurs familles immigrantes dans les dernières années. Elles sont encadrées par divers organismes et bénévoles qui s’en occupent fort bien, afin de favoriser leur intégration. Si vous croisez ces familles en ville, en train de pêcher aux abords des rivières, de magasiner au centre d’achat, de manger au restaurant…, n’hésitez pas à les saluer et à jaser avec elles. Vous verrez qu’elles s’adaptent très bien à leur nouvel environnement et qu’elles prennent progressivement nos habitudes de vie. Le magasinage et le jardinage sont universels.

Tout comme les végétaux et les animaux, les êtres humains ont une capacité d’adaptation phénoménale, même lorsqu’ils sont déracinés de leur terre natale. Chaque personne, pour s’intégrer parfaitement à son nouvel environnement, doit prendre sa place. Et les gens qui vivent autour de cette personne doivent aussi lui en faire une… place. C’est dans le respect, avec de l’observation, du temps et de l’ouverture que tout se fait le mieux, comme dans le jardinage.

Bon été à tous!

Marjorie Gagnon, intervenante à l’animation à la Sécurité alimentaire et jardinière communautaire

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