Une 6e place et une expérience inoubliable pour Jessy Lacourse

Une 6e place et une expérience inoubliable pour Jessy Lacourse
Jessy Lacourse (Photo : Xinhua/Cheng Tingting)

Retenue au sein de la délégation canadienne afin de prendre part à l’épreuve du 3000 m steeplechase dans le cadre de la 30e édition des Championnats mondiaux universitaires, la Victoriavilloise Jessy Lacourse en est revenue avec la 6e position et la tête remplie de souvenirs.

Lors de la grande finale, l’athlète du Rouge et Or de l’Université Laval a signé un temps de 10:02.92, terminant à une vingtaine de secondes de la championne, la Polonaise Alicja Konieczek. Lors d’un précédent entretien avec le www.lanouvelle.net, Lacourse avait mentionné qu’elle visait une place parmi le top 10. Elle peut donc dire mission accomplie. «Sans nécessairement dire que j’ai livré la course de ma vie, ça a été une belle performance. Je n’étais pas trop loin du meilleur temps que j’ai fait cette année. C’est loin d’être mauvais. En ce qui concerne ma position, je suis vraiment heureuse, car j’étais classée 8e selon les temps, mais j’ai finalement pris la 6e position», a raconté l’étudiante de 22 ans.

Confrontée à de nombreuses athlètes de talent depuis déjà bon nombre d’années, l’athlète native des Bois-Francs considère qu’elle a été opposée à l’un des meilleurs plateaux de coureuses depuis ses débuts. «C’est dans les courses les plus relevées que j’ai faites. C’est le plus gros événement auquel j’ai participé dans ma vie. Pour ce qui du calibre de la course, j’avais déjà pris part à une épreuve du côté de Portland et ça s’était terminée dans les mêmes temps.»

Une expérience de vie

Au-delà de l’aspect sportif, Lacourse a vécu des moments très enrichissants du côté de Naples en Italie, lieu où se déroulaient les Championnats. Si elle confie avoir été quelque peu surprise d’être sélectionnée dès cette année pour représenter le Canada à cette compétition, elle n’a pas manqué d’en profiter. «Je me sentais privilégiée d’être là-bas, car je ne croyais pas nécessairement pouvoir les faire. C’était vraiment spécial de voir tous les pays regroupés. Nous étions dans l’un des petits villages d’athlètes, qui étaient sur des bateaux de croisière. C’était très original comme idée. Nous nous retrouvions donc souvent au même endroit et nous faisions donc des échanges de vêtements ou d’épinglettes. J’ai vraiment aimé me retrouver avec des personnes d’un peu partout dans le monde.»

Bien que les foules n’étaient pas les plus imposantes pour assister aux performances en athlétisme, Lacourse concède avoir ressenti un certain stress à l’idée de livrer une performance sur l’une des scènes sportives les plus significatives au monde. «C’est un peu impossible, peu importe le niveau, de ne pas ressentir un petit stress. On se dit que c’est les Mondiaux, que c’est quelque chose de gros, mais il faut passer au-dessus de ça. On se dit que nous y sommes et qu’il faut simplement faire de son mieux. Ça enlève le stress inutile. Ça peut te nuire si tu te mets à trop penser. J’ai une bonne capacité à gérer la nervosité.»

Derrière les Jeux olympiques, les Championnats mondiaux universitaires se veulent le plus gros rassemblement sportif de la planète. Pas moins de 9000 participants, représentant 118 nations, se sont rendus à Naples afin d’y participer.

Jessy Lacourse. Crédit photo : Xinhua/Cheng Tingting

Le goût d’aller encore plus loin

Maintenant qu’elle a une participation aux Championnats mondiaux universitaires derrière la cravate, Lacourse peut se permettre de regarder devant et d’espérer continuer de grimper les échelons. Si son corps tient le coup et que tout se passe bien, elle devrait prendre part une autre fois à cet événement d’envergure avant la fin de son parcours universitaire. Elle peut également commencer à lorgner une place au sein de l’équipe nationale afin d’éventuellement prendre part à d’autres épreuves internationales. «J’ai le goût d’aller plus loin. Nous regardons les Jeux olympiques, mais avant ça, il y a d’autres étapes, comme les Championnats panaméricains, les Championnats du monde, etc. Tranquillement pas vite, je vais espérer monter parmi les trois ou quatre meilleures canadiennes afin de faire une équipe nationale de ce genre. Ça m’a aussi donné le goût de retourner aux Mondiaux universitaires dans deux ans. Je vais vouloir faire mieux encore en espérant peut-être une médaille si tout va bien.»

Lacourse doit présentement composer avec une petite blessure au genou qui découle de sa première course de steeplechase cette année. Elle indique cependant ne pas être trop incommodée par celle-ci, pourvu qu’elle ne fasse pas trop de kilomètres. En compétition cependant, la coureuse assure qu’elle n’est pas incommodée.

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