L’église Saint-Christophe-d’Arthabaska : la «Sixtine Québécoise»

Communiqué
L’église Saint-Christophe-d’Arthabaska : la «Sixtine Québécoise»
(Photo : L.- André Verville)

Cet été, offrez-vous à Victoriaville une tournée de grandes villes et d’importants sites européens tels qu’Amsterdam, Paris, florence, Rome, Munich, Madrid, Séville, la Bavière et même, le Vacitan! Sceptique? Il suffit pourtant de prendre le temps de visiter l’église Saint-Christophe-d’Arthabaska, véritable joyau artistique québécois.

L’église Saint-Christophe offre une tournée de ces splendeurs européennes à travers ses reproductions de 76 tableaux et ses 43 vitraux d’artistes réputés que sont Von Carolsfeld, Hoffman, Pochoïst, Del Sarto, Murillo, Da Vinci, Michaël-Ange, Raphaël et Rembrandt.

À partir de 1887 et sous la supervision de Joseph-Thomas Rousseau, les artistes d’ici peignent les toiles dans un décor pictural impressionnant. Outre les scènes religieuses, ceux-ci innovent et, nouveauté pour le temps, produisent aussi des tableaux représentant de grands voyageurs tels Jacques Cartier, Mgr de Laval ou Marie de l’Incarnation. Parmi ces artistes, un jeune peintre y donne ses premiers coups de pinceau «publics» : Suzor-Coté.

En 1923, la compagnie Hobbs compose les vitraux de l’église en s’inspirant de l’Ancien et du Nouveau Testament, de saints des 17e et 18e siècles, mais aussi des premiers curés de l’église. Cette compagnie en fera même sa «vitrine» pour développer sa clientèle nord-américaine et des acheteurs se déplaceront régulièrement à Victoriaville pour voir les œuvres.

La visite ne peut être complète sans s’attarder au statuaire. En 1875, deux statues sont importées de Bavière. L’une d’elles est primée par Napoléon III à l’Exposition de 1867 de Paris. Devenue bien culturel, la statue de Saint-Christophe qui trône au-dessus du maître-autel est sculptée en 1888 par Gratton et Laperle sous la supervision de Louis-Philippe Hébert. Pas moins de 200 prêtres ont assisté à sa bénédiction. À cela s’ajoute le retour récent du «Christ ressuscité», sculpture d’un artisan de Saint-Jean-Port-Joli au Québec, Benoi Deschesnes.

Jusqu’au 16 août, un guide accueille les visiteurs de 11 h à 17 h, du dimanche au vendredi. Une visite qui permet de plonger dans un univers contemplatif et artistique digne des grandes églises européennes.

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Invité
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Vous omis de dire que Suzor-Coté était le peintre d’Arthabaska et que la clientèle nord américain et acheteurs devaient venir a Arthabaska car l’église St-Christophe d’Arthabaska était située a Arthabaska en 1923 .Merci.

Suzor
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Suzor

Vous pouvez remarquer que l’on se sert de cet Arthabaska pour promouvoir l’art de cette ville ,c’est dommage que ce nom a été mis de côté en 1993 ,alors pourrions nous réviser notre erreur