Des immigrants diplômés en francisation s’arrêtent en région

Des immigrants diplômés en francisation s’arrêtent en région
La grande région des Bois-Francs et de L'Érable a fait ses yeux doux aux immigrants du programme en francisation de l'Université du Québec à Montréal initié par le ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion. Sur la photo, on aperçoit le groupe lors de sa visite à l'usine Plessitech. (Photo : gracieuseté)

Des immigrants venus s’installer au Québec, qui ont suivi avec succès le programme de francisation et d’intégration (niveau 4) dispensé à l’Université du Québec à Montréal et subventionné par le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion afin de pouvoir vivre et travailler en français, ont pu se familiariser avec la région de L’Érable et des Bois-Francs.

Cette activité a été organisée par l’agente de régionalisation d’Accès Travail de Victoriaville, Anne Dusseault, de concert avec la conseillère en emploi et régionalisation du Carrefour Blé, Ouarda Akli. Les deux agentes n’en sont pas à une première collaboration coordonnant depuis plusieurs années les deux visites annuelles des cohortes d’agronomes et de techniciens en transformation agroalimentaire dans les deux MRC (Érable et Arthabaska).

Il s’agissait toutefois d’une première expérience à recevoir ces futurs citoyens issus de l’Immigration, car le niveau 4 est celui qui donne accès à l’examen de français obligatoire pour l’obtention de la citoyenneté canadienne.

L’activité a permis aux visiteurs de rencontrer de nombreux élus des trois paliers gouvernementaux tant dans la MRC d’Arthabaska que dans la MRC de L’Érable.

Accompagné de leur enseignante Rachida El Ghannami, le groupe était formé d’une quinzaine d’immigrants. «Ce sont des braves qui ont choisi d’apprendre et de vivre en français», a fait savoir Mme Dusseault tout en faisant remarquer qu’on retrouvait parmi les visiteurs des infirmières, informaticiens, économistes, urbanistes, ingénieurs et graphistes originaires d’Iran, d’Israël, de la Syrie, des Philippines et de la Chine, et, qui sont installés à Montréal depuis moins de quatre ans.

«C’est toujours important pour notre région d’essayer de les attirer chez nous. Les possibilités d’emplois sont présentes et le coût de la vie est moins cher sans oublier que notre milieu de vie est sécuritaire», de poursuivre Mme Dusseault.

Plusieurs initiatives ont également été mises en place, que ce soit dans la MRC d’Arthabaska ou de L’Érable, afin de mieux les accueillir et les intégrer. Dans L’Érable par exemple, Mélanie Saint-Pierre d’Impact Emploi explique qu’il y a diverses activités qui sont déjà sur pied pour favoriser le rapprochement interculturel entre la population d’accueil et les nouveaux arrivants. «Nous avons aussi lancé, le 8 mai dernier, lors de notre Happening sur l’immigration, une campagne de sensibilisation qui s’appelle «D’ailleurs… ici!» pour apprendre à notre population à s’ouvrir aux autres et à mieux vivre ensemble.»

Les immigrants en francisation ont eu l’occasion de visiter la bibliothèque Charles-Édouard Mailhot à Victoriaville et le Carrefour de L’Érable et l’hôtel de ville à Plessisville alors qu’ils ont également eu l’opportunité d’effectuer un tour guidé des usines Plessitech et Boisdaction à Plessisville.

Originaire d’Iran, Hassanzadeh Sohail est installé à Montréal depuis 2015. Il possède maintenant son baccalauréat en études urbaines de l’Université Concordia. Il se dit maintenant prêt à venir travailler en région après avoir amélioré sa langue française via le programme de francisation offert par le Ministère.

Comme plusieurs de ses collègues, celui-ci a indiqué ne rien connaître de la grande région des Bois-Francs et de L’Érable avant sa visite. «Il est certain que je serais intéressé à venir m’établir. Tout y est pour bien vivre et le coût de la vie est avantageux par rapport aux grands centres urbains.»

 

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Patrick
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Patrick

Si on allégeait les attentes en français de base, on aurait beaucoup + d’intérêts de ces groupes. Oui c’est important d’être capable de communiquer dans la langue , mais le meilleur moyen est l’immersion , les cours c’est bien beau mais ça reste du théorique , quand ils arrivent sur le terrain, ces gens-là comprennent que la vraie vie est quelque peu différente de celle qu’on leur a présenté. Alors oui il faut encourager ses initiatives et aller chercher le talent d’ailleurs qui veut s’intégrer, mais faut pas non plus espérer que ces gens fasse du français leur langue no1… Read more »