Un rapport annuel positif pour la SQ de la MRC d’Arthabaska

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Par Claude Thibodeau
Un rapport annuel positif pour la SQ de la MRC d’Arthabaska
Les autorités de la SQ ont profité de la réunion du CSP, mardi, pour présenter le rapport annuel 2018-2019. (Photo : lanouvelle.net)

Diminution des collisions mortelles et de la criminalité, hausse des interventions en sécurité routière, ce ne sont là que quelques éléments qui teintent le rapport annuel 2018-2019 de la Sûreté du Québec du poste de la MRC d’Arthabaska présenté, mardi soir, à la réunion du Comité de la sécurité publique (CSP).

Ce rapport couvre les activités du 1er avril 2018 au 31 mars 2019. Sur le réseau routier, la SQ a dénombré 4 collisions mortelles contre 6 l’année précédente et 13 en 2015-2016. «C’est une diminution considérable. Ce n’est pas pour rien que nous avons relancé le Projet route 116», a précisé le lieutenant Patrick Côté, responsable de l’unité d’Arthabaska (directeur de poste).

Le lieutenant Patrick Côté, responsable de l’unité d’Arthabaska (directeur de poste). À sa droite, le président du CSP, Alain St-Pierre, aussi préfet de la MRC et maire de Saint-Albert. (Photo lanouvelle.net)

La SQ se réjouit aussi de la baisse du nombre total de collisions, 1769 cette année, comparativement à 1931 l’année d’avant.

Des résultats qui ne sont peut-être pas étrangers à la hausse importante du nombre d’interventions des policiers en sécurité routière, une augmentation de quelque 1100 interventions. On en a recensé 11 210 cette année. «Plus on intervient, plus on prévient», croit Cédrick Brunelle, directeur du Centre de services MRC (Arthabaska-Érable).

Au chapitre de la criminalité, les crimes contre la personne affichent une certaine stabilité : 731 dossiers ont été ouverts cette année, 8 de plus que 723 de l’an passé.

La baisse, toutefois, est notable du côté des crimes contre la propriété, une diminution de 13% avec 978 dossiers, dont 151 introductions par effraction. C’est peu, 151 introductions, alors que la SQ, par le passé, en a déjà enregistré pas moins de 700.

Puisque les maires Diego Scalzo de Warwick et Réal Fortin de Tingwick assistaient à la rencontre tenue à la caserne warwickoise, le directeur Brunelle leur a révélé quelques statistiques criminelles à saveur locale.

Ainsi, on a dénombré à Warwick, au cours de la dernière année, 38 crimes contre la personne, 10 de moins que l’année précédente alors que les crimes contre la propriété sont demeurés stables à 41.

Tingwick a vu baisser de moitié, avec 5, le nombre de crimes contre la personne en plus d’enregistrer 15 crimes contre la propriété, 4 de moins que pour l’année 2017-2018.

Évidemment Victoriaville connaît le plus gros volume en matière de criminalité avec, cette année, 580 crimes contre la personne et 670 dossiers de crimes contre la propriété.

La rencontre a été tenue à la caserne 22 des pompiers de Warwick. (Photo lanouvelle.net)

En matière de stupéfiants, la légalisation du cannabis n’a pas freiné les ardeurs des policiers qui ont procédé, cette année, à l’éradication de 4148 plants de marijuana et à l’arrestation de cinq individus. «Et nous allons continuer, particulièrement au niveau des écoles. Cela fait partie de nos priorités. Cela nous tient à cœur. Cela va se refléter dans nos interventions», a fait valoir le lieutenant Côté.

En milieu scolaire

Les policiers affectés dans les écoles secondaires ne chôment pas comme le montrent les 162 dossiers traités au cours de la dernière année par rapport à 182 un an auparavant. «Plusieurs cas concernent encore la diffusion d’images intimes, un fléau qui nécessite un travail de longue haleine et plusieurs personnes à rencontrer, a expliqué Patrick Côté. Et il est très difficile de réussir à supprimer le contenu qui a été partagé. Les victimes sont profondément touchées.»

Autre fléau social, les problèmes de santé mentale qui amènent plusieurs interventions policières. Une augmentation de 80 dossiers en la matière, même un cas par jour, en moyenne, au cours de la dernière année. «Mais on peut avoir affaire à la même personne à plusieurs reprises. La problématique, ici, n’est pas pire qu’ailleurs. C’est pourquoi nous travaillons avec le système de santé pour tenter de trouver des solutions à long terme pour les cas problématiques qui se répètent», a expliqué Cédrick Brunelle.

Interventions X et unités spécialisées

La Sûreté du Québec ne perd pas de vue, loin de là, les individus liés au monde criminel. Avec les «interventions X», les policiers observent, interpellent ces gens. «Nous les observons, nous allons les voir régulièrement. On regarde dans quels véhicules ils se déplacent, avec qui ils se tiennent», a fait savoir le lieutenant Côté.

Le nombre de ces interventions a grimpé considérablement, passant de 82 l’année dernière à 309 cette année.

Par ailleurs, les policiers de la SQ du poste de la MRC d’Arthabaska n’hésitent pas, au besoin, à recourir aux unités de soutien,  le maître-chien, les policiers du service d’urgence, les techniciens en explosif et autres. «Récemment, les plongeurs ont contribué à récupérer deux véhicules dans le «lac vert» de Saint-Valère. Ce sont des équipes de spécialistes qui se déplacent pour nous aider, des services pour lesquels la MRC n’a pas à défrayer. Cette année, le travail des spécialistes a totalisé 305 heures pour 37 missions», a indiqué le directeur de poste.

 

 

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