Le monde municipal et l’environnement : osons davantage!

Tribune libre
Le monde municipal et l’environnement : osons davantage!
(Photo : Archives)

Plus que jamais la question environnementale occupe une place prépondérante au Québec et dans le monde. Le fil de l’actualité traite quotidiennement d’enjeux forts préoccupants tels que le réchauffement accéléré de notre planète, le désastre écologique des matières plastiques dans nos océans et dans nos écosystèmes, les liens entre la pollution et la santé des populations (particulièrement auprès des personnes vulnérables), etc.

Il y a présentement sur cette terre près d’un milliard de véhicules, environ cent mille avions qui décollent tous les jours et des milliers de bateaux qui sillonnent et polluent nos rivières, nos fleuves et nos océans. Bref, les conséquences des activités humaines sur notre écosystème semblent atteindre un seuil critique.

Face à ce constat, nous sommes tous d’accord qu’il faut agir. Parmi les acteurs du changement, on retrouve notamment les municipalités. Le monde municipal a le pouvoir d’adopter des règlements et le devoir de poser des gestes significatifs pour améliorer la qualité de notre environnement. Or, il n’est pas seulement question de «s’adapter» aux changements qui affectent notre environnement, mais aussi de faire reculer les différents éléments qui perturbent notre écosystème.

Tourner la page de la vieille économie

Parmi les défis que se posent à nous, on retrouve inévitablement l’usage du pétrole traditionnel et des nouvelles sources de pétrole non conventionnelles (gaz et pétrole de schiste, pétrole des sables bitumineux, etc.). Impérativement, il faut tendre dans les prochaines décennies à une plus grande consommation d’énergie verte, des sources d’énergies renouvelables (éolien, solaire, biométhanisation, etc.) et sortir des énergies polluantes et néfastes pour notre environnement et, par conséquent, nuisibles à notre santé.

Pour ce faire, il faut multiplier les initiatives vertes, durables, des initiatives de transition qui vont nous permettre d’améliorer notre qualité de vie. Par exemple :

  • recycler véritablement le verre comme le font diverses régions du Québec (la MRC du Val-Saint-François montre l’exemple à cet égard);
  • bannir définitivement à court terme les plastiques à usage unique (comme Montréal ou encore l’Union européenne s’apprêtent à le faire);
  • renaturaliser les espaces en friche et créer des aires de conservation naturelle;
  • électrifier nos transports (la ville de Kingsey Falls est exemplaire sur ce terrain) et développer le transport collectif électrique;
  • combattre les ilots de chaleur;
  • accroitre la plantation d’arbres sur l’ensemble du territoire;
  • miser sur l’efficacité énergétique (comme il se fait avec le programme Habitation durable de Victoriaville par exemple);
  • encourager l’agriculture locale et urbaine;
  • et s’approprier les concepts de réduction, de réemploi, de recyclage et de valorisation.

Comme on peut le constater, il y a actuellement plusieurs initiatives efficaces et novatrices issues du monde municipal, mais force est de réaliser qu’il faut en faire davantage. Osons travailler collectivement, avec les jeunes et tous les citoyens sur une véritable transition écologique.

Diego Scalzo

Maire de Warwick

 

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