Victoriaville ville hôtesse de la campagne provinciale de l’arrachage de l’herbe à poux

Victoriaville ville hôtesse de la campagne provinciale de l’arrachage de l’herbe à poux
Le maire André Bellavance, la directrice des programmes de soins de santé de l'Association pulmonaire du Québec, Marie-Ève Girard et le directeur national de santé publique et sous-ministre adjoint au ministère de la Santé, le Dr Horacio Arruda, tous trois réunis pour le lancement de la 13e campagne. (Photo : lanouvelle.net)

L’Association pulmonaire du Québec, en partenariat avec le ministère de la Santé et des Services sociaux et la Ville de Victoriaville, a lancé, mardi avant-midi, la 13e campagne provinciale de l’arrachage de l’herbe à poux.

Le directeur national de santé publique et sous-ministre adjoint au ministère de la Santé, le Dr Horacio Arruda, le maire André Bellavance et la directrice des programmes de soins de santé de l’Association pulmonaire du Québec, Marie-Ève Girard, ont participé au lancement de cette campagne à l’hôtel de ville de Victoriaville.

La campagne revêt son importance quand on sait qu’une personne sur huit, soit plus d’un million de personnes au Québec, est affectée par l’herbe à poux. «Les symptômes se manifestent notamment par des picotements, des rougeurs aux yeux, des yeux qui coulent, la congestion nasale, la gorge qui pique et les éternuements. Chez les personnes qui éprouvent des problèmes pulmonaires, comme l’asthme, a exemplifié Marie-Ève Girard, l’herbe à poux peut mener à de la détresse respiratoire».

Sans compter l’impact financier important évalué entre 157 et 240 millions de dollars au Québec. «Des impacts en termes de soins, de traitements pharmacologiques et d’absentéisme au travail», a-t-elle précisé.

S’il existe différents médicaments ou produits pour atténuer les symptômes, rien de mieux, a-t-elle ajouté, que d’attaquer le problème à la source. «L’arrachage constitue le meilleur moyen pour réduire le pollen de l’herbe à poux qu’on retrouve dans l’air», a-t-elle noté.

Victo, une ville proactive

L’engagement de Victoriaville dans cette campagne ne date pas d’hier, une association qui remonte à 2008. «Depuis 11 ans, on a éradiqué sur notre territoire plus de 23 000 livres (23 631 livres) d’herbe à poux. On sait que nos opérations portent fruit puisqu’en 2017 et 2018, on a moins vu de plantes et moins récolté», a indiqué le maire André Bellavance, tout en annonçant que pour 2019, la Ville visait un objectif d’élimination de 1500 livres d’herbe à poux.

Le maire invite les citoyens, les institutions, les commerces et les industries à faire leur part pour éradiquer l’herbe à poux. «Un appel à tous, c’est une action qui aide les gens. Et on souhaite que toutes les municipalités emboîtent le pas», a confié le maire de Victo.

La Ville prévoit diverses animations avec la patrouille verte. «On informera la population sur la façon d’identifier l’herbe à poux, de la contrôler, de l’arracher. Les citoyens pourront, en juillet, disposer de l’herbe à poux dans un point de dépôt aux Jardins des rendez-vous», a fait savoir le maire Bellavance.

Par ailleurs, la Ville organise la journée de la grande pesée le 3 août avec kiosque d’information, concours, tirage de prix de présence. «On saura, à ce moment, si nous avons atteint notre objectif», a mentionné M. Bellavance.

En conférence de presse, mardi avant-midi, dans la salle du conseil municipal (Photo lanouvelle.net)

Le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, se réjouit de voir une municipalité comme Victoriaville, qui figure parmi les pionniers, continuer à s’engager dans cette cause. «En matière de prévention, il faut sans cesse répéter le message et surtout ne pas lâcher», a-t-il dit, d’autant que les allergies attribuables à l’herbe à poux font partie des problèmes préoccupants de santé publique.

Sans compter que les changements climatiques constituent un enjeu important. «Ces changements amènent un étalement des endroits où se retrouvent les plantes comme l’herbe à poux. Les changements climatiques prolongeront aussi les saisons de pollen», a expliqué le Dr Arruda.

Les opérations d’arrachage d’herbe à poux produisent leur effet. «Des études ont démontré une baisse des allergies et de consommation de médicaments. Donc, ça marche», a-t-il souligné.

La campagne provinciale, au fil des ans, connaît de plus en plus de succès et gagne des adeptes du côté des municipalités. «De 45 municipalités en 2016, le nombre est passé à 60 en 2017 et à 77 municipalités en 2018. Et il faut augmenter», a souhaité le Dr Horacio Arruda qui encourage les villes à prendre exemple sur Victoriaville, le berceau du développement durable.

«Pensez aux nouvelles générations. Des villes font des efforts, les citoyens aussi sont invités à arracher la plante sur leur terrain et ailleurs s’ils en voient. Au nom de ceux qui voient leurs allergies diminuer, merci!», a-t-il conclu.

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