Procès Therrien : le jury se manifeste

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Par Claude Thibodeau
Procès Therrien : le jury se manifeste
Tout se passe dans la salle d'audience 1.02 du palais de justice de Victoriaville (Photo : www.lanouvelle.net - Archives)

À Victoriaville, au procès de Paul-Émile Therrien, le jury de sept femmes et quatre hommes a entamé cet après-midi (mercredi) ses délibérations et il s’est manifesté une première fois vers 15 h 40 pour obtenir des réponses à quelques questions.

Les jurés ont d’abord voulu savoir à quel moment (à quelle date) les plaignantes ont déposé une plainte au civil contre l’accusé.

Le juge, après en avoir discuté avec les parties, leur a fait savoir qu’à deux seules occasions, dans la preuve présentée au procès, il était question de poursuites civiles.

Une première fois dans le témoignage de l’enquêteur au dossier, le sergent François Beaudoin, qui soutenait en avoir vaguement entendu parler, et une deuxième fois dans les propos de l’accusé Paul-Émile Therrien qui affirmait avoir été poursuivi au civil et ensuite au criminel.

Mais aucune date ne ressort de la preuve.

Le jury, par ailleurs, a questionné, à savoir si une plainte civile était intimement liée à une plainte criminelle, si ces plaintes (civile et criminelle) étaient indissociables.

À ces questions de droit, le juge Serge Francoeur de la Cour supérieure du Québec a expliqué qu’il s’agit de deux régimes juridiques distincts. «L’une n’oblige pas l’autre», a-t-il souligné, et donc, ce sont des requêtes dissociables.

Les jurés ont fait savoir peu après qu’ils étaient satisfaits des réponses obtenues. Ils ont ainsi pu poursuivre leurs délibérations, un processus qui se continuera jusqu’à ce qu’ils parviennent à un verdict unanime pour chacun des 10 chefs d’accusation.

Ces accusations vont d’agression sexuelle à inceste, en passant par contacts sexuels, incitation à des contacts, grossière indécence et menaces de mort.

Les faits reprochés à Paul-Émile Therrien se seraient déroulés entre 1984 et 1999 principalement dans la résidence familiale du rang 4 Est à Warwick.

Sa fille et sa fille adoptive sont les deux plaignantes dans cette affaire.

 

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