Les acteurs régionaux jouent la carte de la séduction

Les acteurs régionaux jouent la carte de la séduction
Le groupe de passage, vendredi midi, à l'hôtel de ville de Victoriaville (Photo : www.lanouvelle.net)

Tour à tour, maire, député, préfet, intervenant économique ont pris la parole, vendredi midi à l’hôtel de ville de Victoriaville, pour vanter les mérites de la région à près d’une cinquantaine de travailleurs immigrants qualifiés.

Ces visiteurs étrangers sont de passage dans la région dans le cadre du programme de régionalisation. En matinée, l’entreprise Armatures Bois-Francs et l’usine GRYB  leur ont ouvert leurs portes et en après-midi, le groupe a participé au salon Mission Emploi Arthabaska-Érable.

À l’heure du lunch, les visiteurs ont pris place dans la salle du conseil municipal où différents intervenants ont tenté de les séduire, à commencer par Michel Leclerc, le représentant du député fédéral, Alain Rayes, retenu à Ottawa. «L’emploi demeure toujours une préoccupation pour le député Rayes. Les entreprises d’ici ont beaucoup à offrir aux travailleurs qualifiés, un environnement sécuritaire, des salaires compétitifs, des conditions générales agréables et avantageuses», a-t-il fait valoir, sans compter la vie sociale importante dans une ville qui, a-t-il dit, a prospéré de façon exponentielle.

Le député et whip en chef du gouvernement, Eric Lefebvre (Photo www.lanouvelle.net)

Le député d’Arthabaska et whip en chef du gouvernement, Eric Lefebvre, s’est réjoui de pouvoir saluer et souhaiter la bienvenue aux visiteurs. «La plus grande richesse de la région, a-t-il noté, ce sont les gens qui l’habitent, des gens accueillants. La région offre aussi de belles possibilités d’emplois. Vous y seriez très heureux en famille. On a tous les services des grands centres sans les inconvénients. On vous attend les bras ouverts.»

Le député Lefebvre n’a pas caché que son gouvernement vise à accueillir un nombre moins élevé d’immigrants. «On veut en prendre moins, mais en prendre soin. Prendre le temps de bien les intégrer pour qu’ils aient une belle qualité de vie», a-t-il souligné.

Le préfet Alain St-Pierre (Photo www.lanouvelle.net)

Pour sa part, le préfet de la MRC d’Arthabaska, Alain St-Pierre, tout en faisant remarquer que la région a tout ce qu’il faut pour les accueillir, leur a présenté les résultats d’un sondage révélant que 96% des répondants se disaient fiers de vivre dans la région et que 86% d’entre eux envisageaient d’y demeurer au cours des cinq prochaines années. «Une statistique qui parle. Si vous venez, vous ne voudrez plus repartir», a-t-il lancé.

Pour le maire André Bellavance, la présence de tant d’acteurs réunis témoigne de leur volonté de démontrer que Victoriaville est une ville ouverte et accueillante. «Nous sommes le berceau du développement durable, les précurseurs en matière de recyclage et de récupération, a confié le maire aux visiteurs. Nous mettons l’accent sur la santé urbaine. La qualité de vie exceptionnelle fait partie de notre ADN.»

Le maire André Bellavance (Photo www.lanouvelle.net)

S’il est vrai, comme l’ont fait valoir d’autres intervenants, que l’affluence routière est moins grande, que le prix des résidences est moins élevé,  il faut surtout, selon le maire Bellavance, se rapporter à l’humain. «Les gens sont accueillants, ouverts, intéressés à vous rencontrer et à découvrir votre culture», a-t-il souligné, comme le démontre chaque année la fête multiculturelle laquelle permet les rencontres, le partage de mets, de coutumes, de chants. «Une façon de vous souhaiter la bienvenue. On aimerait bien vous compter parmi nous», a terminé le maire de Victoriaville.

Vincent Guay, directeur général de la CDEVR (Photo www.lanouvelle.net)

Sur le plan économique, la visite de ces travailleurs immigrants a de quoi réjouir le directeur général de la Corporation de développement économique de Victoriaville et sa région (CDEVR), Vincent Guay. «De vous voir ici est une bonne nouvelle. Nous avons besoin que des personnes viennent combler les emplois dans notre belle région aux prises, comme ailleurs, avec une rareté de la main-d’œuvre dans tous les domaines. Ici, nous avons tous les services et un bon milieu, non seulement pour le travail, mais pour profiter de la vie et élever sa famille», a-t-il fait remarquer.

Des actions qui rapportent

Trois ou quatre fois l’an, des groupes de travailleurs étrangers se pointent dans la région. «On déploie nos efforts dans le cadre du programme de régionalisation de l’immigration en partenariat avec quatre organismes de Montréal. Ce programme représente 25 organismes au Québec dans 15 régions», a expliqué Anne Dusseault, agente de régionalisation en diversité culturelle pour les MRC d’Arthabaska et de L’Érable chez Accès Travail.

Anne Dusseault, agente de régionalisation en diversité culturelle pour les MRC d’Arthabaska et de L’Érable (Photo www.lanouvelle.net)

«Notre objectif avec ce programme est de placer 25 personnes. Cela signifie que, depuis neuf ans, près de 230 candidats ont été installés et établis», a-t-elle précisé.

Et la région réussit, a ajouté Mme Dusseault, à retenir les nouveaux arrivants. «La rétention existe, elle est vraie, en raison de la qualité de vie», a-t-elle confié, citant en exemple deux ingénieurs civils à l’emploi d’Armature Bois-Francs et qui habitent la région depuis plus de deux ans.

 

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