Guy Aubert : «Son souvenir perdurera», assure Max Sévégny

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Par Claude Thibodeau
Guy Aubert : «Son souvenir perdurera», assure Max Sévégny
Un séjour en Grèce. On aperçoit, dans l'ordre, Guy Aubert, sa conjointe Nicole Bergeron, Sylvie Baril et son conjoint Max Sévégny. (Photo : Gracieuseté)

Le départ de Guy Aubert laissera un grand vide. «Je perds un grand chum», confie l’homme d’affaires Max Sévégny, ami et partenaire d’affaires de Guy Aubert.

La chimie entre les deux hommes n’a pas mis de temps à opérer à la suite de leur rencontre quelque part en 2012. «Guy est un homme un peu spécial. C’est une personne qui entretient l’amitié. C’était important pour lui. Après deux ou trois jours sans se parler, il te lâchait un petit coup de téléphone», raconte Max Sévégny.

S’il peut arriver que certains personnages sombrent dans l’oubli après un certain temps, ce ne sera pas le cas avec Guy Aubert. «On n’oubliera pas cet homme-là. Avec ce qu’il laisse, son souvenir perdurera», assure Max Sévégny, rencontré dans son bureau au troisième étage du Grand Union, ce joyau du patrimoine et de l’histoire de Victoriaville, qui avait besoin de beaucoup, beaucoup d’amour et que les deux hommes ont acheté, puis rénové, pour lui redonner son lustre d’antan.

Cet important projet a germé, rappelle Max Sévégny, à la suite de leur deuxième voyage en Europe. «On a fait des voyages tous les ans, relate-t-il. On a fait l’Europe, visité plusieurs pays, dont l’Allemagne, l’Autriche. On a pu admirer de beaux bâtiments. J’ai toujours aimé les bâtisses, le patrimoine aussi, mais je n’avais jamais vraiment rénové quelque chose. Guy aimait cela.»

Guy Aubert aimait notamment les bâtiments et le patrimoine. (Photo gracieuseté)

Le Grand Union et son allure, son état, a retenu l’attention des deux hommes d’affaires. «Quand Alain Rayes nous a informés qu’il était à vendre, Guy m’a lancé : est-ce qu’on l’achète, moitié-moitié? On a entrepris des négociations qui ont mené à son acquisition et à sa restauration», rappelle-t-il. «C’est l’un des beaux coups de notre vie», ajoute Max Sévégny.

Guy et Max ont reçu des éloges, les citoyens les arrêtant pour les remercier d’avoir redonné vie au bâtiment. «Je ne pensais pas que ça toucherait autant les gens, s’étonne-t-il. Guy, lui, en avait peut-être une petite idée puisqu’il a rénové le 3, rue de la Gare, projet pour lequel il a reçu d’excellents commentaires, mais pas autant que pour le Grand Union.»

Ainsi Guy Aubert et Max Sévégny ont développé une amitié «un peu hors du commun», note M. Sévégny. «Il en va de même pour nos conjointes Nicole Bergeron et Sylvie Baril qui s’entendent à merveille.»

Les quatre amis lors d’une visite à Prague (Photo gracieuseté)

Qu’allez-vous retenir M. Sévégny de votre ami Guy Aubert? «Un homme au grand cœur, généreux, un être d’exception, souligne-t-il. Le Carré 150 n’existerait pas, la rue de la Gare ne serait pas ce qu’elle est sans lui, entre autres. Aussi, quand on a la chance de côtoyer une personne de la trempe de Guy Aubert, c’est un extra dans ta vie.»

Max Sévégny se sent privilégié, comme s’il faisait partie de la famille. Il a pu visiter son ami, samedi, dimanche et lundi, la veille de son décès. «Le plus beau souvenir que je garderai, ce sont les trois heures passées avec lui en soirée samedi, avec Nicole et Sylvie. S’il s’exprimait plus lentement, il avait toute sa lucidité, toutes ses idées. Il poussait même des blagues dans nos discussions», raconte-t-il.

Il l’a revu une dernière fois, lundi. Son état n’était plus le même. «Il s’est endormi avant que je parte. Mais il a dit à Nicole : tu m’excuseras auprès de Max de m’être endormi. N’est-ce pas être lucide jusqu’au bout? Il a rendu l’âme 10 heures plus tard.»

Max Sévégny en est convaincu. «La population n’oubliera pas Guy Aubert. On n’a pas fini de parler de lui. Il va toujours y avoir quelque chose ayant un petit peu de Guy Aubert», conclut-il.

 

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