Commerçants itinérants : la vigilance est de mise

Communiqué
Commerçants itinérants : la vigilance est de mise
(Photo : Archives)

Avec la période d’admissibilité au crédit d’impôt RénoVert qui prend fin le 31 mars, certains commerçants itinérants sollicitent les propriétaires, dans plusieurs régions du Québec, pour une «inspection gratuite».

L’Office de la protection du consommateur met la population en garde contre des entreprises qui proposent à domicile des systèmes de chauffage (comme des thermopompes), des travaux de rénovation pour améliorer l’efficacité énergétique (par exemple, des travaux d’isolation de l’entretoit), ou encore des panneaux solaires.

À force d’insistance et de promesses de réduction des coûts de chauffage, le vendeur obtient parfois la signature du propriétaire. Plusieurs pourraient le regretter, soit parce que les travaux n’étaient pas requis, soit parce que les équipements leur ont été vendus à un prix exorbitant. Sans compter que les économies promises ne sont généralement pas au rendez-vous.

Bien que le phénomène ne soit pas nouveau, il semble avoir repris de l’ampleur, avec l’utilisation de moyens de sollicitation efficaces, par exemple des publicités sur les médias sociaux, qui promettent de réduire la facture de chauffage, ou encore des centrales de télémarketing qui utilisent de possibles subventions comme prétexte pour intéresser les propriétaires.

Les consommateurs qui se voient proposer un système de chauffage ou de production d’énergie solaire devraient toujours prendre le temps de comparer les prix. Certains commerçants itinérants offrent des thermopompes ou des systèmes photovoltaïques à des prix qui peuvent largement dépasser la valeur au détail de produits comparables. Souvent, l’entreprise ferme ses portes au bout de quelque temps, laissant ainsi les clients dont le système fait défaut seuls avec leur problème.

D’autres consommateurs se font dire que l’isolant de leur maison doit être changé d’urgence à cause d’une contamination. Ils devraient également se méfier.

Lorsqu’un commerçant sollicite la signature d’un contrat au domicile du consommateur sans que ce dernier ait pris l’initiative de le contacter, le client dispose d’un délai de 10 jours pour annuler le contrat, à sa discrétion. Ce délai peut être porté à un an si le commerçant itinérant a négligé certaines des obligations que lui impose la loi. De plus, le droit d’annulation peut s’exercer même si le commerçant a déjà procédé aux travaux ou à l’installation de l’appareil.

Dans tous les cas, et malgré ce droit de changer d’idée, l’Office recommande aux consommateurs de demander d’autres avis, de comparer les prix et de faire des vérifications au sujet de l’entreprise avec laquelle ils songent à signer un contrat important.

L’Office leur conseille également de ne jamais signer ce type de contrat le jour même, mais plutôt de prendre le temps de réfléchir. Il est toujours plus facile de dire non, quitte à dire oui plus tard, que de faire l’inverse. Et si le vendeur insiste parce que l’offre n’est valable que le jour même, c’est une raison supplémentaire d’être aux aguets.

L’Office invite les consommateurs qui ont fait l’objet d’une sollicitation insistante ou qui souhaitent porter plainte contre un commerçant à communiquer avec l’un de ses agents.

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