Le procès Therrien prêt à démarrer

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Par Claude Thibodeau
Le procès Therrien prêt à démarrer
Paul-Émile Therrien subit son procès au palais de justice de Victoriaville. (Photo : www.lanouvelle.net - Archives)

Sept femmes et cinq hommes forment le jury qui déterminera du sort du Warwickois, Paul-Émile Therrien, 79 ans, accusé de délits sexuels, dont l’inceste.

Trois heures, au total, ont été nécessaires et 50 candidats et candidates ont défilé devant les avocats et le juge pour en arriver à la composition du jury dont la moyenne d’âge s’élève à 40 ans.

L’âge des jurés varie de 23 ans à 63 ans. Ils proviennent de Victoriaville, Princeville, Saint-Norbert-d’Arthabaska, Sainte-Hélène-de-Chester et Saint-Albert. Ils occupent aussi différents métiers, de l’enseignement à la santé en passant par les sciences, la gestion de projets, les domaines du meuble, du transport, de l’environnement, de l’alimentation et le travail en usine ou en magasin à la caisse.

Les procureurs au dossier ont eu recours, au total, à 12 récusations péremptoires pour ainsi écarter, sans justification, des candidats. En défense, Me Ronald Robichaud, assisté de Me Johanne Lemieux, en a utilisé sept, comparativement à cinq pour le procureur aux poursuites criminelles et pénales Me Michel Verville qui pilote le dossier pour le ministère public, assisté de Me Benoît Larouche.

Le procès est présidé par le juge Serge Francoeur de la Cour supérieure du Québec que les téléspectateurs ont pu voir dans la série documentaire «Les coulisses du palais» récemment présentée au Canal D.

Une fois le jury formé, les jurés ont pris place dans la grande salle d’audience 1.02 du palais de justice de Victoriaville.

Le greffier a procédé à la lecture des 10 chefs d’accusation pour lesquels l’homme de 79 ans a plaidé non coupable. Le Warwickois fait face à trois chefs d’accusation d’agression sexuelle, un chef d’inceste, deux chefs de contact sexuel en situation de confiance ou d’autorité, un chef de contact sexuel, un chef d’incitation à des contacts sexuels, un chef de grossière indécence et un chef d’accusation d’avoir proféré des menaces de causer la mort ou des lésions corporelles.

Les infractions reprochées au septuagénaire concernent deux plaignantes et se seraient produites à différents moments sur une longue période entre octobre 1984 et mars 1999.

Le juge Francoeur a informé les membres du jury qu’il leur adressait, dès 10 h 30, mardi, ses directives préliminaires concernant leurs tâches, leurs devoirs et des outils pour les aider dans le processus.

Le premier témoin de la poursuite sera entendu en début d’après-midi, mardi, vers 13 h 45, a souligné le président du Tribunal. Il s’agira vraisemblablement de l’enquêteur au dossier, le sergent François Beaudoin de la Sûreté du Québec.

Avant de leur donner congé, le magistrat a prévenu les jurés d’éviter d’aller s’informer de la cause sur les médias sociaux. «Ce n’est pas une  bonne idée, a-t-il noté. La seule preuve valable est celle présentée devant la Cour. Et ce n’est pas une bonne idée non plus de dire sur ces médias sociaux que vous faites partie du jury pour ne pas subir de pression de qui que ce soit de l’extérieur. Je vous fournirai tout ce qui vous est nécessaire pour prendre une décision.»

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