Au centre-ville, jusqu’au bout de la nuit : Bar Le West

Par Andrée-Anne Fréchette
Au centre-ville, jusqu’au bout de la nuit : Bar Le West
Marie-France Létourneau, copropriétaire du Bar Le West (Photo : lanouvelle.net)

Le déclin des discothèques, la fermeture de débits de boisson et le durcissement de plusieurs lois pourraient laisser croire que les bars et boîtes de nuit de Victoriaville sont voués à s’éteindre.

Or, le besoin d’une vie sociale composée de vrais contacts humains en demeure un essentiel pour bien des gens. La Nouvelle Union en a discuté avec quatre  tenanciers d’établissements bien connus du centre-ville afin de découvrir leurs astuces pour garantir une vie nocturne bien vivante.

Année de fondation

Inconnue (années 1950)

Nombre d’employés

11

Type d’établissement

Taverne, bar-spectacle

Copropriétaire

Marie-France Létourneau

Comment les mœurs ont-elles évolué? Qu’est-ce qui attirait la clientèle il y a 20 ans et qu’est-ce qui fonctionne aujourd’hui?

Il y a une chose qui reste; les gens recherchent de la compagnie, s’évader, se changer les idées. Les activités proposées demeurent les mêmes : de la musique et un peu de boisson pour décompresser.

Quelles sont les stratégies développées au fil des ans pour rester attractif?

Les principes demeurent les mêmes, les gens veulent se divertir. Lorsque nous avons acquis le bar, il y a cinq ans, je souhaitais que ça devienne un lieu pour la musique en général, et non juste pour le country, car j’aime tous les styles. Oui, ça nous permet d’aller chercher plus de gens et on n’est pas forcé de se cantonner dans un genre. On présente des artistes de la relève, car le but est aussi d’encourager le monde de chez nous. Que ce soit une soirée punk, franco, métal, rap, hip-hop, on choisit la journée appropriée à la clientèle.

Est-ce que la boîte de nuit, le bar-spectacle, s’avère un passage obligé dans le développement social des jeunes?

Ici, on n’a jamais voulu enlever le côté «taverne». Tout le monde peut venir prendre une bière après le travail, pas besoin de se grimer. Notre ambiance est familiale. Personne ne trouve bizarre que des personnes de 25 et 60 ans discutent ensemble. Le fait de proposer plusieurs styles musicaux favorise également les échanges entre les gens, qui apprennent à mieux se connaître. Lorsqu’on est jeune, où aller pour rencontrer des gens? Ce n’est pas un passage obligé. Il y a aussi internet. La vraie affaire, ça reste la chimie avec les gens. Ce n’est pas une question d’âge, mais les jeunes passent par là pour premièrement découvrir s’ils aiment ou non sortir. C’est une belle façon d’élargir son réseau et d’aller à la rencontre des autres.

Qu’est-ce que le client de 2019 recherche lorsqu’il entre dans un bar?

C’est de la compagnie, de ne pas être seul dans son salon, d’avoir des discussions. Voilà pourquoi une serveuse n’est pas qu’une serveuse, c’est aussi ta meilleure amie et celle qui s’organise pour que ta journée ou ta soirée soit plaisante. C’est le même principe que de sortir dans un café. D’ailleurs, nous vendons aussi du café et de la limonade. Il n’y a pas que la bière.

La vie nocturne est-elle en forme à Victoriaville?

Je crois qu’elle l’a déjà été davantage, mais ça fonctionne encore très bien. Ça prend des efforts. Il y a plus de lois qu’avant, ce qui nous limite. Mais il faut aller chercher les gens. Tous ne sont pas nécessairement riches, alors quand on met des groupes pour les attirer, nous essayons de minimiser les coûts à la porte.

 

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