Cyr Système, une jeune entreprise en constante évolution

Cyr Système, une jeune entreprise en constante évolution
Julien Cyr à la tête de Cyr Système depuis 2012 (Photo : www.lanouvelle.net)

Julien Cyr, un électromécanicien de formation, a lancé, seul, son entreprise en 2012 dans le sous-sol de sa résidence à Warwick. Aujourd’hui, Cyr Système, qui a pignon sur rue dans le parc industriel Léo-Beauchesne, compte 12 employés et multiplie les réalisations. Coup d’œil sur le parcours de l’entrepreneur warwickois.

Julien Cyr a complété une formation en électromécanique et en instrumentation et contrôle. À sa sortie de l’école, il trouve rapidement un emploi dans une entreprise. Il y demeurera jusqu’à ce qu’il démarre sa propre entreprise. Homme travaillant qui ne comptait pas ses heures, Julien Cyr se voit même donner des parts de l’entreprise.

«Un jour, j’ai décidé de prendre mon chemin. Je voulais me concentrer dans le développement, développer des logiciels, des machines, plutôt que de répondre à des appels de service. C’était mon irritant», raconte-t-il.

Julien Cyr se lance donc en affaires chez lui en 2012. Seul au départ, il décroche différents contrats, ce qui amène sa conjointe Mylène Fréchette à se joindre à lui trois ou quatre mois plus tard.

Cyr Système se spécialise notamment dans l’automatisation et contrôle. (Photo www.lanouvelle.net)

Quelques mois passent encore et un autre employé est embauché. «En moins d’un mois, nous étions rendus quatre dans la cave», se remémore-t-il. Après environ un an, vient le moment où, devant l’affluence des contrats, la jeune entreprise doit se trouver des locaux plus spacieux. Julien Cyr déniche le bâtiment qui, au départ, abritait un lave-auto au 24, rue Beauchesne. «Il était à vendre, mais il n’était pas affiché comme tel. On trouvait que c’était le bon bâtiment pour la grosseur de notre entreprise», note-t-il.

Mais en 2016, la croissance constante amène le propriétaire à envisager un agrandissement du bâtiment, entrepris en 2017 et terminé au début de 2018. Un investissement d’environ 350 000 $ a été nécessaire. L’essor de l’entreprise se poursuit avec un chiffre d’affaires en hausse depuis les débuts. «Chaque année s’ajoutent en moyenne deux employés», précise le propriétaire.

Une solution à la pénurie de main-d’œuvre

Cyr Système se spécialise dans l’automatisation et contrôle, la conception de logiciels industriels sur mesure, la fabrication de panneaux de contrôle en plus de fournir des services d’entrepreneur électrique. Ainsi, l’entreprise warwickoise peut représenter, croit Julien Cyr, une solution à la problématique du recrutement de main-d’œuvre. «Puisque nous automatisons des machines, cela nous amène de l’ouvrage. Nous sommes la solution pour nos clients. Nous pouvons fabriquer des robots, augmenter la vitesse des machines. Récemment, nous avons livré deux machines chez un client, ce qui lui a permis de récupérer six postes qu’il a affectés ailleurs, sans éliminer d’emplois», explique l’homme d’affaires.

L’automatisation permet d’améliorer l’efficacité et la capacité de production d’une entreprise, de réduire les erreurs humaines. «Nous offrons un service clé en main, à l’exception de la plomberie, on fait tout de la conception jusqu’au produit fini. Une conception sur mesure, on s’adapte aux besoins des clients, on les accompagne, on les aide», explique Julien Cyr ajoutant qu’encore aujourd’hui, nombreuses sont les entreprises qui commencent à s’apercevoir du pouvoir de l’automatisation. «C’est un plan B pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre», rappelle-t-il.

Des réalisations

Le secteur de la fabrication (Photo www.lanouvelle.net)

Le bouche à oreille fait son œuvre pour Cyr Système qui dessert le marché québécois, ses clients provenant d’un peu partout, moins de Victoriaville cependant, mais on les retrouve notamment à Trois-Rivières, Sherbrooke, Magog et Rimouski. On doit, entre autres, à Cyr Système le logiciel Logi Eau destiné au monde municipal pour le traitement de l’eau. «On l’a développé pour les municipalités, répondant ainsi aux nombreuses demandes que nous avions», souligne Julien Cyr.

D’ailleurs, son entreprise a décroché avec la Ville de Warwick l’important contrat pour le projet à venir de la nouvelle usine d’eau potable. «Une de nos grandes forces, insiste l’entrepreneur, est que nous concevons en fonction des besoins de l’entreprise. Nos logiciels comportent des illustrations 3D reflétant la réalité, comme si on se trouvait dans l’usine.»

Cyr Système, par ailleurs, misera en 2019 sur le «Direct cloud», un outil à l’intention des gestionnaires.

«On ne modifie pas les machines. On a développé des modules qu’on ajoute et qui communiquent avec les machines, précise Julien Cyr. Les informations sont ramenées comme dans un tableau de bord. Le gestionnaire dispose alors d’un portrait global. Il peut, par exemple, savoir quelle machine est la plus performante, le nombre d’arrêts, qu’elles ont été les alarmes, la capacité de production et autres. Le gestionnaire a donc accès aux informations sans devoir se rendre sur place ou communiquer avec son personnel.»

Julien Cyr et son projet sur l’évaluation du temps de freinage avec la SAAQ (Photo www.lanouvelle.net)

Cyr Système a aussi réalisé un projet pour l’École nationale de police du Québec en proposant un logiciel permettant de détecter une incapacité chez les futurs policiers soumis à un test physique. Ce projet, une réussite, a permis à l’entreprise de Warwick d’en obtenir un autre avec la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), un genre de simulateur, un kiosque pour mesurer le temps de freinage afin de sensibiliser les conducteurs des dangers de l’utilisation du cellulaire et des textos au volant. «Nous mesurons le temps de réaction lorsqu’un conducteur reçoit un texto et quand il n’en a pas. C’est flagrant», constate Julien Cyr.

Les projets ne manquent donc pas pour l’entrepreneur, heureux d’avoir lancé sa propre entreprise. «J’adore ça, je mets beaucoup d’heures, mais j’aime ça. C’est une passion. Il n’y a pas une journée pareille. On en apprend tous les jours. J’ai le sentiment d’avoir un impact réel sur l’industrie et sur la vie des gens. Et puis, les employés s’impliquent autant que moi. J’ai vraiment une bonne équipe», conclut-il.

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