L’anniversaire du drapeau québécois souligné à Victo

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Par Claude Thibodeau
L’anniversaire du drapeau québécois souligné à Victo
Le président de la SSJBCQ, Jocelyn Gagné et le maire André Bellavance (Photo : www.lanouvelle.net)

Le fleurdelisé, le drapeau du Québec, a 71 ans. Il a flotté pour la première fois à l’Assemblée nationale du Québec le 21 janvier 1948 vers 15 h.

Voilà pourquoi, à cette heure, lundi, à l’hôtel de ville de Victoriaville, on a commémoré le jour du drapeau.

Gisèle Denoncourt, directrice générale de la SSJBCQ (Photo www.lanouvelle.net)

La Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec (SSJBCQ), l’instigatrice de cette activité, cible chaque année une municipalité pour cette commémoration. «Nous sommes très fiers d’être ici. On a choisi Victoriaville cette année, car on sait que les citoyens d’ici et de la région ont à cœur notre histoire dont fait partie notre drapeau», a indiqué, d’entrée de jeu, la directrice générale de la SSJBCQ, Gisèle Denoncourt, avant de passer la parole au maire André Bellavance.

«Quelques années avant 1948, l’Assemblée nationale du Québec avait demandé au gouvernement fédéral d’avoir un drapeau du Canada, mais l’Unifolié ne viendra qu’en 1965, après le drapeau du Québec», a-t-il rappelé.

Si on doit le fleurdelisé au premier ministre de l’époque Maurice Duplessis, en revanche, un député indépendant, René Chaloult, avait déjà déposé, quelques années avant, une motion pour que le Québec se dote de son propre drapeau.

Mais Duplessis a joué de ruse. «Il l’a pris par surprise. Le 21 janvier 1948, le drapeau flottait déjà sur l’Assemblée nationale vers 15 h avant même le vote sur la motion», a relaté le maire Bellavance.

Quant à la journée du drapeau, elle revient à l’insistance de la SSJB. «L’organisme en 1978 a demandé à ce qu’on reconnaisse officiellement une journée de commémoration du drapeau du Québec. Il faudra attendre à 1998 avant que le gouvernement ne décrète officiellement que chaque année, le 21 janvier, on célébrerait le jour du drapeau», a souligné le maire de Victoriaville.

André Bellavance a fait un bref survol historique. (Photo www.lanouvelle.net)

Si à un certain moment, le drapeau a fait l’objet de connotations politiques, ce temps est maintenant révolu, selon lui. «Aujourd’hui, tout le monde s’est approprié le drapeau. Il s’agit de notre drapeau national, le drapeau de notre peuple, de notre nation. Il appartient à tous», a terminé André Bellavance.

Au tour ensuite du président de la SSJBCQ, Jocelyn Gagné, de s’adresser aux élus municipaux, aux membres de la SSJBCQ et aux représentants des députés Éric Lefebvre et Sébastien Schneeberger qui participaient notamment à la rencontre.

«Souligner le 71e anniversaire du fleurdelisé, c’est perpétuer la mémoire de notre histoire nationale, a-t-il exprimé. C’est aussi prendre le temps de nous rappeler collectivement qui nous sommes, d’où nous venons, ce qui a tissé notre identité et, je l’espère, notre fierté d’être Québécois.»

Pour une nation, un drapeau, c’est l’affirmation de son existence et de son identité, a fait valoir Jocelyn René, président de la SSJBCQ. (Photo www.lanouvelle.net)

Un drapeau, a-t-il fait valoir, est bien plus qu’une étoffe. «Des temps anciens jusqu’à aujourd’hui, des troupes, des armées, des bateaux et des peuples ont choisi des bannières pour s’identifier, se motiver, se distinguer et se bâtir une fierté, a continué le président de la SSJBCQ. Pour une nation, un drapeau, c’est l’affirmation de son existence et de son identité. C’est le déploiement des couleurs et des symboles qui permettent à une communauté de se rassembler autour de ce qui l’unit et la démonstration de son sentiment d’appartenance et de fierté.»

Jocelyn Gagné a expliqué aussi que la fierté prend ses racines dans la connaissance de sa culture. «Et la culture, c’est le mot-clé de la mission de la SSJBCQ, a-t-il souligné. Nous avons pour mission la promotion de la culture, de l’identité et de la fierté québécoise. Notre société se veut un véhicule de promotion de la culture québécoise et de son histoire.»

La SSJBCQ compte près de 250 bénévoles répartis en 34 sections locales.

«Nous sommes un organisme sans but lucratif, autonome financièrement et indépendante des partis politiques. On ne fait pas de politique, mais nous avons des opinions politiques», a confié le président Gagné.

On a hissé le drapeau québécois qui a 71 ans. (Photo www.lanouvelle.net)

Comme entité faisait partie des entreprises d’économie sociale, la SSJBCQ redistribue ses bénéfices dans 250 projets et événements, comme cette commémoration du drapeau ou encore son implication dans des concours littéraires, dans des activités scolaires touchant le français et l’histoire, dans la remise de prix et bourses et la tenue de conférences historiques. «Nous honorons aussi des gens d’ici pour leur contribution exceptionnelle à la valorisation de la langue française et à la promotion du patrimoine», a conclu M. Gagné, en invitant l’auditoire à un toast au drapeau québécois. «À notre santé collective et culturelle du Québec!»

Juste avant les allocutions bien au chaud dans la salle du conseil municipal, le président de la SSJBCQ, Jocelyn Gagné, et le maire André Bellavance ont hissé, à l’extérieur, le fleurdelisé, entonnant le salut officiel : «Drapeau du Québec, salut! À toi, mon respect, ma fidélité, mon amour. Vive le Québec, vive son drapeau!»

 

 

 

 

 

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