Le processus d’immigration vu à travers ses photos

Photo de Charles-Antoine Gagnon
Par Charles-Antoine Gagnon
Le processus d’immigration vu à travers ses photos
Le titre de l’exposition est inspiré de la devise du Canada «D’un océan à l’autre», indique Valérian Mazataud. (Photo : www.lanouvelle.net)

Pour sa première exposition en 2019, le Centre d’art Jacques & Michel Auger du Carré 150 accueille «La fin de la terre», une réalisation du photoreporter Valérian Mazataud, jusqu’au 9 février. Le processus permettant aux résidents permanents du Canada d’obtenir la citoyenneté canadienne se retrouve au cœur de ce projet artistique.

Le photoreporter a assisté à une quinzaine de cérémonies de citoyenneté afin de capter les images présentées lors de cette exposition s’étant déjà tenue dans d’autres villes canadiennes. «Arrivé de France il y a 12 ans, je me suis prêté à cet exercice il y a quatre ans. Comme je suis photoreporter, j’ai beaucoup travaillé sur le thème des réfugiés et sur le thème de l’immigration. Et en même temps, j’ai suivi  le processus au Canada, alors j’ai eu envie de le documenter», a-t-il dit lors du vernissage de sa réalisation.

Les photos sélectionnées représentent le déroulement d’une cérémonie de citoyenneté.

Il a eu envie de développer une telle exposition après être lui-même passé par cette étape du processus. «Malgré cette approche très protocolaire du gouvernement, j’ai été très touché parce qu’on était 300 dans la salle, de 80 pays différents. Tout le monde, on partageait ce moment ensemble. Des cérémonies, il y en a tout le temps et c’est ouvert à tous. Avec autant de gens de tous les pays, réunis ensemble, c’est génial de prendre des photos.»

Photographier sa télévision

C’est d’abord avec une caméra vidéo que M. Mazataud a capté les images. Ne pouvant pas transformer le résultat de ses captations en photos, il a ensuite visionné les vidéos avec sa télévision pour finalement photographier l’écran. «Ça a donné un aspect très différent. Quand je suis dans la cérémonie, je filme quelque chose de très chaleureux et familial. Et à partir du moment où tu fais des photos de ta télévision, ça donne quelque chose de très froid, très distant.»

«C’est un peu mon expérience de cette immigration. C’est quelque chose de familial et de chaleureux. En même temps, on est dans un processus d’immigration organisé par le gouvernement du Canada. C’est donc quelque chose de très réglé et protocolaire. L’expo parle vraiment de ça», ajoute-t-il. Les visiteurs de cette exposition auront donc l’occasion de réfléchir à propos du processus d’immigration, en le voyant d’une autre perspective.

Les photos présentées lors cette exposition, pour laquelle l’entrée est gratuite, sont suspendues et éclairées par l’arrière, pour reprendre l’idée de la télévision. Une vidéo a également été montée à partir des photos et la bande sonore des sons enregistrés pendant les cérémonies a été remixée.

Activités en lien avec l’exposition

Le samedi 26 janvier, Annie St-Jean animera un atelier d’art en lien avec cette exposition. Puis, deux jours plus tard, soit le lundi 28 janvier, à 13 h et à 19 h, le documentaire «La Maison des Syriens» sera présenté au Ciné-Club du Carré 150. Originaire de la Syrie et demeurant à Victoriaville depuis deux mois, Mohamad Alhamadi Almahmoud commentera le film et partagera son expérience à la fin des projections, notamment grâce à l’engagement du Comité d’accueil international des Bois-Francs. Les réalisateurs du documentaire seront également présents.

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