Voxalik a su faire sa place

Par Charles-Antoine Gagnon
Voxalik a su faire sa place
L’histoire du Chœur Voxalik a commencé en novembre 2013. Seulement neuf choristes en faisaient alors partie. (Photo : lanouvelle.net)

En seulement cinq ans, Voxalik a su s’établir comme l’un des chœurs les plus en vue de la région. De neuf choristes au départ, il a grandi de manière à désormais en compter 46. Déjà impressionnante, son ascension risque de se poursuivre dans les prochaines années. Son directeur musical, Kéven Fontaine-Paquet, souhaite développer d’autres idées uniques.

«On chantait de balcon en balcon. On traversait les rues et on chantait Noël. Seulement du Noël durant des tempêtes, des fois du verglas. Ça a évolué parce que l’année d’après on est tombé 16, l’année suivante 24 et on est rendu 46 à chanter», raconte M. Fontaine-Paquet lorsque questionné sur la façon dont le Choeur Voxalik est devenu ce qu’il est aujourd’hui.

D’abord choriste pour Voxalik, Kéven Fontaine-Paquet en est rapidement devenu le chef d’orchestre. (Photo lanouvelle.net)

Faisant partie des neuf choristes du départ, l’actuel directeur musical explique avoir pris la décision de devenir le chef d’orchestre quand l’ensemble s’est mis à grandir, dès sa deuxième année d’existence. Durant ses études à l’Université Laval, il avait suivi un cours de direction chorale. C’est à ce moment précis où il a eu la piqure pour ce rôle dans lequel il se démarque.

«Je ne me doutais pas que j’allais un jour diriger. Quand le chœur est passé à 16 choristes, il fallait un chef en avant», explique-t-il. Enfant, celui pour qui les débuts dans le monde de la musique se sont faits au piano aimait déjà écouter les concertos de piano de Mozart. «Quand l’orchestre embarquait, c’était frissonnant. Je m’imaginais avec ma baguette.»

«Diriger, c’est complètement autre chose que de jouer d’un instrument. C’est de diriger plein d’instruments, plusieurs personnes. L’orchestre est un instrument en lui-même. Quand tu es instrumentiste, ton défi c’est de te faire entendre aux bons endroits. Quand tu es chef d’orchestre, c’est que tout le monde se fasse entendre aux bons endroits. Et ça dépend de toi.»

Transmettre sa passion

De nombreuses personnes ont l’occasion de voir M. Fontaine-Paquet à l’œuvre lors des spectacles du Chœur Voxalik présentés à Plessisville ou à Victoriaville. Le principal intéressé s’illustre aussi d’autres façons. Il transmet, entre autres, sa passion aux plus jeunes à l’école l’Eau Vive.

Voxalik réserve plusieurs surprises à son public pour les prochains spectacles. (Photo www.lanouvelle.net)

Voxalik forme d’ailleurs maintenant une école de musique. Il regroupe un chœur d’adultes, un chœur d’enfants et un centre musical pour la pratique instrumentale. Ses professeurs possèdent une expérience professionnelle ou sont diplômés dans le domaine. William Deslauriers à la guitare, Marie-France Fournier au piano et Pierre-Luc Simon à la batterie en font partie.

Et pour le directeur musical, le plus important demeure de se surpasser pour le chœur. Des surprises, il en réserve donc plusieurs autres au public de Voxalik.

«Les choristes ne veulent pas, de fois en fois, faire des concerts identiques. Il faut les nourrir ces choristes-là, et ça c’est mon travail. Je dois avoir des idées uniques, des idées qui sortent de l’ordinaire, pour que ces choristes-là restent passionnés, nourris et que nous continuons d’avancer.»

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