Moins de pression et une meilleure attitude

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Par Matthew Vachon
Moins de pression et une meilleure attitude
Félix Paré (Photo : Denis Morin)

La première saison complète de Félix Paré dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) n’a pas été des plus faciles. Une meilleure attitude et de la pression en moins lui permettent de livrer le meilleur jeu de sa carrière par les temps qui courent.

«L’année dernière en était une d’apprentissage. Je crois qu’à cette époque, j’étais frustré et ça se reflétait dans mon jeu. Je manquais souvent mes jeux. Cette année, je suis plus positif et mon attitude globale est meilleure. Par exemple, lorsque je rate un jeu, je suis moins frustré. Quand j’arrive au banc par la suite, Louis peut me parler pour m’expliquer ce que je fais moins bien», a fait valoir l’attaquant de 6’03’’ et 205 livres.

Sur le plus technique, le Lévisien explique sa plus récente progression par l’application des fameux petits détails du jeu qui font le délice des entraîneurs. «C’est certain qu’au niveau junior, il faut vraiment s’appliquer sur les détails. Il y a aussi le fait de mettre le bâton sur la rondelle en échec-avant et de terminer ses mises en échec. Il faut vraiment s’acharner sur de telles choses. Ça revient au fait de toujours travailler fort sur et hors de la patinoire.»

Maintenant que la base du jeu de Paré est solide, il lui reste à devenir un contributeur offensif récurrent. En 28 rencontres, il a obtenu deux buts et quatre passes, ce qui correspond à deux points de plus que l’an dernier. Il avait alors obtenu quatre passes en 51 rencontres.

Plus la pression du repêchage

Avec son grand frère Cédric Paré qui a été repêché par les Bruins de Boston en sixième ronde du repêchage 2017 de la Ligue nationale de hockey (LNH), le jeune homme de 18 ans gardait dans un coin de sa tête le fait qu’il en était à son année de repêchage. Peut-être même sans s’en rendre compte, cela a contribué à lui ajouter une charge de pression supplémentaire dont il n’avait pas besoin. «Je me mettais beaucoup trop de pression l’an dernier. Cette fois, je me suis dit : advienne que pourra. J’ai toujours joué au hockey parce que j’aimais ça. Donc, pourquoi ne pas m’amuser cette année? Je ne pense donc plus aux facteurs extérieurs. Je veux tout simplement jouer sur la glace.»

Son entraîneur-chef Louis Robitaille s’est d’ailleurs montré élogieux à son égard. «Depuis le début de la saison, Félix s’améliore chaque soir. Il est plus offensif et plus réceptif. L’an dernier, nous sentions que c’était son année de repêchage et puisque son frère avait été repêché, il voulait peut-être suivre ses traces. Je sens qu’il est plus engagé cette année sans attendre quelque chose. Il veut juste avoir de la glace pour continuer à s’améliorer. C’est pour ça qu’il joue en avantage et en désavantage numérique. Il est extrêmement physique, mais j’aime son côté discipliné. L’an dernier, il prenait un deux minutes de pénalité qu’il n’avait pas besoin de prendre pour montrer sa robustesse. Cette année, il l’est quand c’est le temps», a expliqué l’entraîneur-chef Louis Robitaille.

Une chance qui se profile à l’horizon

Tout est une question de chance à saisir dans le monde du hockey. Celle de Paré risque de passer au courant des prochaines semaines alors que plusieurs joueurs manqueront à l’appel. Mikhail Abramov, Egor Serdyuk et Feliks Morozov sont à des événements internationaux tandis que Mathieu Sévigny et Marc-Antoine Brouillette sont toujours sur la liste des blessés. Il y a donc du temps de glace de qualité pour produire offensivement qui s’ouvre. «Je l’attendais depuis longtemps celle-là. Je suis content qu’elle se présente. J’ai notamment passé près de marquer en avantage numérique mercredi soir (contre les Olympiques). Je suis heureux que Louis me fasse confiance et qu’il m’envoie en avantage numérique.»

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