Éclosion d’infections à E. coli associées à la laitue romaine : une région de la Californie ciblée

Communiqué
Éclosion d’infections à E. coli associées à la laitue romaine : une région de la Californie ciblée
(Photo : depositphotos)

Cette mise à jour rend compte des constatations et détails additionnels sur l’actuelle enquête sur l’éclosion. L’enquête collaborative en cours a révélé l’existence d’un lien entre l’éclosion et la laitue romaine récoltée dans une région précise de la Californie.

Cette mise à jour rend compte des constatations et détails additionnels sur l’actuelle enquête sur l’éclosion. L’enquête collaborative en cours a révélé l’existence d’un lien entre l’éclosion et la laitue romaine récoltée dans une région précise de la Californie.

En date du 27 novembre, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a mis en œuvre de nouvelles mesures pour s’assurer que l’on ne retrouve plus de produits touchés sur le marché canadien et pour empêcher l’importation au Canada de laitue romaine provenant des régions affectées des États-Unis où on les cultive. Pendant la mise en œuvre de ces mesures sur le marché canadien, l’Agence de la santé publique du Canada continue de conseiller aux résidents des provinces touchées, dont l’Ontario, du Québec et du Nouveau-Brunswick, d’éviter de manger de la laitue romaine et des mélanges à salade contenant de la laitue romaine, à moins que le consommateur soit en mesure de s’assurer que la laitue romaine achetée ne vient pas d’une des régions de la Californie où la culture est affectée, comme indiqué sur le site web de la Food and Drug Administration aux États-Unis.

Le 26 novembre, la Food and Drug Administration des États-Unis et les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis, ainsi que l’Agence canadienne d’inspection des aliments ont publié des déclarations concernant l’enquête en cours sur l’éclosion. Le présent avis continuera d’être mis à jour en fonction des progrès de l’enquête.

Comment la laitue se contamine-t-elle à l’E. coli

L’E. coli est une bactérie qui vit à l’état naturel dans les intestins de bovins, de volailles et d’autres animaux. Les fruits et légumes crus qui ont été en contact avec des fèces infectées d’animaux sont une source fréquente d’infections à E. coli. Les légumes-feuilles, comme la laitue, peuvent se contaminer dans les champs par la terre, l’eau, les animaux ou du fumier mal composté. La laitue peut également se contaminer par des bactéries au cours de la récolte ou après, lors de la manipulation, de l’entreposage et du transport de ce produit horticole. La contamination de la laitue peut aussi se produire à l’épicerie, dans le réfrigérateur ou sur le comptoir et la planche à découper par une contamination croisée avec les bactéries nocives de viandes, de volaille, de poissons ou de fruits de mer à l’état cru. La plupart des souches d’E. coli sont sans danger pour l’humain, mais certaines variétés peuvent rendre malade.

Résumé de l’enquête

Au Canada, en date du 29 novembre 2018, 24 cas confirmés d’infections à l’E. coli faisaient l’objet d’une enquête : en Ontario (4), au Québec (17), au Nouveau-Brunswick (1) et en Colombie-Britannique (2). Les infections apparues en Colombie-Britannique étaient liées à des voyages au Québec et aux États-Unis. Les personnes sont devenues malades entre la mi-octobre et le début de novembre 2018. Huit personnes ont été hospitalisées et une personne a souffert du syndrome hémolytique et urémique (SHU), qui se manifeste par de graves complications qui peuvent résulter d’une infection à l’E. coli. Aucun décès n’a été signalé. Les personnes qui sont tombées malades sont âgées de 5 à 93 ans. Les femmes constituent la majorité des cas (54%).

La majorité des personnes qui sont tombées malades ont déclaré avoir mangé de la laitue romaine avant que ne se manifeste la maladie. Elles ont dit en avoir mangé à la maison, ainsi que dans des salades préparées vendues en magasin, ou dans des mets commandés dans des restaurants et des chaînes de restauration rapide.

L’analyse en laboratoire indique que les maladies signalées lors de cette éclosion sont liées génétiquement à des maladies signalées lors d’une éclosion antérieure d’E. coli en décembre 2017 qui a touché les consommateurs au Canada et aux États-Unis. Cela nous indique que la même souche d’E. coli cause des maladies au Canada et aux États-Unis comme en 2017 et laisse croire qu’il pourrait y avoir une source de contamination récurrente. Les enquêteurs utilisent les preuves recueillies lors des deux éclosions pour aider à déterminer la cause possible de la contamination lors de ces événements.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) collabore avec les responsables de la santé publique et la U.S. FDA afin de déterminer la source de contamination de la laitue romaine récoltée dans les régions côtières centrale et du nord de la Californie. Dans le cadre de l’enquête sur la salubrité alimentaire, la laitue romaine fait l’objet d’un échantillonnage et d’une analyse. À ce jour, la présence d’E. coli n’a été détectée dans aucun des produits analysés. L’ACIA a déconseillé à l’industrie d’importer, de distribuer, de vendre, de servir ou d’utiliser de la laitue romaine provenant des régions suspectes de la Californie et identifiées dans l’enquête de la FDA des États-Unis, et elle veille à la mise en œuvre de ces nouvelles mesures sur le marché canadien.

Qui est le plus à risque

Cette souche d’éclosion connue comme l’E. coli O157 est plus susceptible que toute autre souche de causer de graves symptômes. Les femmes enceintes, les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les enfants en bas âge et les personnes âgées courent le plus grand risque de complications graves.

Alors que la plupart des personnes qui deviennent malades après avoir été infectées par l’E. coli se rétablissent complètement d’elles-mêmes, certaines seront beaucoup plus malades au point qu’il faudra les hospitaliser. L’infection peut même entraîner des effets persistants sur leur état de santé. Dans de rares cas, des symptômes potentiellement mortels peuvent se manifester, y compris un accident vasculaire cérébral, une insuffisance rénale ou une crise d’épilepsie, qui pourraient entraîner la mort. Il se peut que certaines personnes soient infectées par la bactérie et ne deviennent pas malades ou ne présentent aucun symptôme, mais qu’elles puissent tout de même transmettre l’infection à d’autres.

Ce que vous devez faire pour préserver votre santé

Il est difficile de savoir si un produit est contaminé par l’E. coli, car la bactérie est invisible, inodore et sans saveur. La laitue romaine peut avoir une durée de conservation allant jusqu’à cinq semaines; il est donc possible que la laitue romaine contaminée achetée au cours des dernières semaines se trouve encore dans votre maison.

En date du 27 novembre 2018, l’ACIA a mis en œuvre de nouvelles mesures pour s’assurer que l’on ne retrouve plus de produits touchés sur le marché canadien et pour empêcher l’importation au Canada de laitue romaine provenant de régions affectées des États-Unis, où on les cultive.

Pendant que ces mesures sont mises en œuvre sur le marché canadien, l’Agence de la santé publique du Canada continue de conseiller aux résidents des provinces touchées dont l’Ontario, le Québec et le Nouveau-Brunswick, d’éviter de manger de la laitue romaine et des mélanges à salade contenant de la laitue romaine, à moins que le consommateur soit en mesure de s’assurer que la laitue romaine achetée ne vient pas d’une des régions de la Californie où la culture est affectée, comme indiqué sur le site web de la Food and Drug Administration aux États-Unis. Les détaillants et les partenaires de l’industrie travaillent ensemble pour apporter au marché canadien de la laitue romaine qui parvient de régions qui ne sont pas affectées par l’éclosion, et pour faciliter les moyens par lesquels les consommateurs peuvent identifier l’origine de la laitue sur le marché canadien.

Il est également conseillé aux résidents des provinces concernées de jeter toute laitue romaine dans leur résidence qu’ils auraient achetée avant le 29 novembre 2018 et de bien laver et désinfecter les contenants qui ont été en contact avec de la laitue romaine. Les Canadiens qui voyagent aux États-Unis ou qui font l’épicerie de l’autre côté de la frontière et achètent de la laitue romaine aux États-Unis sont priés de suivre les conseils des CDC des États-Unis à l’intention des consommateurs américains qui se trouvent sur leur site Web.

Cet avis s’applique à tous les types et tous les usages de laitue romaine, notamment les pommes entières et les cœurs de laitue romaine, ainsi que les sacs et contenants de laitue précoupée et de mélanges de salade qui contiennent de la laitue romaine, dont la jeune laitue romaine, les mélanges printaniers et la salade César.

Symptômes

Les personnes infectées à l’E. coli peuvent développer une multitude de symptômes. Certaines ne se rendent pas malades du tout, bien qu’elles puissent quand même transmettre l’infection à d’autres. D’autres peuvent ressentir de sérieux maux d’estomac. Dans certains cas, les personnes deviennent grièvement malades et doivent être hospitalisées.

Voici les symptômes qui peuvent se manifester entre le premier et le dixième jour après un contact avec les bactéries :

des nausées

des vomissements

des maux de tête

une légère fièvre

de violentes crampes d’estomac

des diarrhées liquides ou sanglantes

La plupart des symptômes disparaissent au bout de cinq à dix jours. Il n’y a pas vraiment de traitement contre les infections à E. coli, autrement que de surveiller l’évolution de la maladie, assurer le confort du malade et éviter la déshydratation par une hydratation et une alimentation adéquates. Les gens qui développent des complications pourraient nécessiter des soins plus poussés, comme une dialyse dans les cas d’insuffisance rénale. Si les symptômes persistent, vous devriez communiquer avec votre professionnel de la santé.

Ce que fait le gouvernement du Canada 

Le gouvernement a à cœur la salubrité des aliments. L’Agence de la santé publique du Canada dirige le volet sur la santé humaine de l’enquête liée à cette éclosion. Elle est constamment en communication avec ses partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux de manière à surveiller une éclosion et à prendre des mesures concertées pour la combattre.

Santé Canada fournit des évaluations des risques pour la santé afin de déterminer si la présence de certaines substances ou certains microorganismes dans les aliments constitue un risque pour la santé des consommateurs.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments mène des enquêtes sur la salubrité des aliments afin de vérifier si une éclosion tire son origine d’un aliment.

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