Le Parminou à Paris pour la Journée mondiale de la philosophie

Le Parminou à Paris pour la Journée mondiale de la philosophie
Christian Miguel Rangel, Sophie Martin, Olivier Courtois, Jean-François Gascon et Lamia Benhacine. Derrière, le metteur en scène Hugo Turgeon. (Photo : gracieuseté)

Le théâtre Parminou de Victoriaville a été invité à participer à la Journée mondiale de la philosophie (JMP) célébrée depuis 2002 au siège de l’UNESCO à Paris (le 16 novembre cette année). Pour l’occasion, on y présentera, à deux reprises, la pièce «Qui a tué Freebird».

Le codirecteur artistique du Parminou, Jean-François Gascon, accompagnera les quatre acteurs (Lamia Benhacine, Sophie Martin, Christian Miguel Rangel et Olivier Courtois). Il a expliqué que même si la journée s’attarde particulièrement à la philosophie, la radicalisation (le sujet de «Qui a tué Freebird?») est aussi d’actualité, la pièce visant à favoriser le développement de l’esprit critique chez les jeunes qui sont «bombardés» d’informations de parts et d’autres et influençables.

C’est la représente du gouvernement du Québec au sein de la Délégation permanente du Canada à l’UNESCO, Maria Mourani, qui est entrée en contact avec le Parminou, souhaitant l’intégrer dans le volet québécois de l’événement parisien. «Elle a vu le spectacle et nous a invités à le présenter», souligne Jean-François.

Le Parminou s’est ensuite mis à la recherche de financement qu’il est parvenu à obtenir grâce à la Ville de Victoriaville et le CALQ (Conseil des arts et lettres du Québec). C’est ainsi que le groupe de cinq (avec un décor simplifié) prendra l’avion mercredi (14 novembre) pour se rendre à Paris. «C’est un événement mondial qui regroupera plusieurs organismes. Nous avons invité des compagnies belges et autres à assister aux représentations. On en profite donc pour faire du développement international», ajoute-t-il.

Et pour «Qui a tué Freebird?», il s’agira d’une première traversée de l’Atlantique. Jean-François mentionne que pour s’adapter au public, un petit lexique d’une trentaine de mots a été ajouté au programme, question de faciliter la tâche aux spectateurs. «La semaine dernière, une Parisienne nous rendait visite au Parminou. Elle a lu le texte et noté les mots qu’il fallait «traduire». «Les acteurs vont aussi ralentir le rythme un peu», précise Jean-François. Lui-même s’occupera de présenter la pièce et d’animer une discussion à la suite de celle-ci. Il est déjà celui qui a servi d’intermédiaire dans tout le processus et connaît donc bien les partenaires.

«Accueillir le Théâtre Parminou à l’UNESCO, dans le cadre de la Journée mondiale de la philosophie, est non seulement une grande fierté, mais aussi la démonstration que le savoir-faire québécois perce encore à l’international. La pièce «Qui a tué freebird?» sera l’occasion de parler d’extrémisme violent à notre manière», a fait savoir Mme Mourani. Créée il y a trois ans, la pièce a déjà été présentée à une trentaine de reprises et son sujet, toujours d’actualité, s’exporte bien. Le codirecteur artistique du Parminou veut donc profiter de son séjour en France pour voir les possibilités de l’offrir en Europe.

La journée…

Le programme québécois de la Journée mondiale de la philosophie inclut un vernissage du triptyque PhiloJeunes ainsi que l’exposition «Un œil de la rue» qui propose des photographies des jeunes TAPAJeurs. Le Parminou sera sur scène à 14 h 40 pour une représentation où seront présents plus de 200 élèves québécois et français de PhiloJeunes. La pièce sera de nouveau présentée à 19 h, pour l’ensemble des participants.

Le Wapikoni mobile sera également de la partie, en direct de Montréal, pour animer une discussion sur le patrimoine culturel des Premières Nations. La participation québécoise se conclura par «La philosophie s’illustre : une rencontre Québec-France», un spectacle où rap, BD et discussions philosophiques seront à l’honneur.

 

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