Le Cégep fait du charme aux Français

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Par Andrée-Anne Fréchette
Le Cégep fait du charme aux Français
La délégation française et les représentants du Cégep de Victoriaville (Photo : gracieuseté)

Une délégation composée de 16 membres de l’Organisation professionnelle de chefs d’établissement d’enseignement libre (SNCEEL) a visité le Cégep de Victoriaville mercredi. À la suite d’une journée bien remplie, François Gautier, directeur du lycée des Rimains, explique pourquoi les établissements d’enseignement collégial du Québec plaisent et relève les forces de Victoriaville.

François Gautier, qui s’avère aussi le chef de la délégation française, était déjà passé par Victoriaville en mai, dans le cadre d’une tournée similaire. Pour tous les autres participants, il s’agit d’une première et «ils sont sous le charme», certifie leur représentant. Au cours de leur séjour de 10 jours, les chefs d’établissement visiteront neuf cégeps.

Une visite des installations du Cégep ont permis de mettre en valeur ses spécificités. (Photo gracieuseté)

Si l’objectif de la manœuvre demeure la facilitation de la mobilité étudiante entre la France et le Québec, tous en profitent pour comparer les façons de faire et prendre quelques notes. «Plusieurs choses nous intéressent. D’abord, le mode d’enseignement que vous avez ici. Nous, nous pratiquons un enseignement extrêmement théorique et magistral, avec relativement peu de liens entre la pratique et la théorie», commence-t-il. L’approche par compétence, la pédagogie de projet de manière quasi systématique, les relations avec le monde professionnel ainsi que les liens soutenus entre les maîtres et les élèves constituent autant d’atouts du système québécois desquels ces invités en profitent pour s’inspirer. Grâce à ces constats, les échanges étudiants et d’éventuelles ententes de double diplomation pourront tirer profit des expertises propres à chaque pays.

M. Gautier souligne aussi la quantité et la qualité des infrastructures mises à la disposition des professeurs et des étudiants.

Spécificités

Oui, le Québec présente de nombreux intérêts pour les jeunes lycéens de France. Or, tous les collèges n’arborent pas les mêmes avantages. Victoriaville se démarque particulièrement avec ses programmes d’ébénisterie, d’électronique industrielle et d’agriculture biologique. «Pour moi, c’est important de savoir que par rapport à ces domaines, si j’ai des demandes d’étudiants, je les envoie ici, c’est clair. L’important est que mes collègues constatent toutes les possibilités lors de leurs visites.»

En outre, il note que l’encadrement offert aux étudiants québécois plait aux jeunes Français. Lorsqu’ils recevront leur diplôme, certains resteront au Québec pour travailler. La région cherchant à recruter de la main-d’œuvre, celle issue du Cégep en demeure une de choix.

Le pavillon central, les installations sportives, l’École nationale du meuble et de l’ébénisterie, le Centre intégré de formation et d’innovation technologique (CIFIT) et l’Institut national d’agriculture biologique (INAB) figurent parmi les sites parcourus lors de la journée. «François Gautier envoie des étudiants dans des cégeps où il y a plein de programmes. Ici, il y en a peu, mais nous avons quand même des spécificités sur lesquelles nous misons», de préciser Paul Thériault, directeur général du Cégep.

Puisque la première délégation du genre à Victoriaville remonte à mai, moment où les inscriptions pour l’automne avaient déjà eu lieu, les effets de ces contacts avec la France ne se feront pas sentir dans l’immédiat. On devrait en constater les impacts dès la prochaine cohorte. Des représentants de l’établissement de Victoriaville feront bientôt le même travail d’examen des lycées français afin de diriger leurs étudiants vers les écoles qui les serviront le mieux.

Actuellement, 32 des 34 étudiants étrangers du Cégep de Victoriaville sont Français. «La francophonie constitue un facteur important, mais aussi l’entente France-Québec, qui sert de pipeline. Les Français demeurent les seuls dans le monde à offrir des conditions similaires et les mêmes coûts», conclut le directeur général.

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