Bituméco : un rêve devenu réalité

Bituméco : un rêve devenu réalité
La nouvelle usine a été officiellement inaugurée, jeudi avant-midi. (Photo : www.lanouvelle.net)

Produire de l’asphalte «écologique» en y incluant des matières résiduelles recyclables, voilà la mission de l’usine Bituméco officiellement inaugurée, jeudi avant-midi, sur le site du lieu d’enfouissement technique de Gesterra à Saint-Rosaire.

Née d’un partenariat ambitieux regroupant Gaudreau Environnement, Excavations Marchand et fils et Gesterra, l’usine a commandé des investissements de près de cinq millions de dollars. De 5 à 10 personnes y travaillent. Mais, fait-on remarquer, la production d’asphalte rejaillit  sur la région,  a un impact économique faisant travailler des artisans, comme les camionneurs.

Dans l’ordre, Claude Charland, Nicolas Gaudreau, Charles Lemieux et Hugues Marchand (Photo www.lanouvelle.net)

Bituméco s’inscrit donc dans une démarche de valorisation des matières recyclables. «Ce projet est né d’un souhait de développer un produit pouvant inclure différentes matières résiduelles recyclables, d’offrir une seconde vie à ces matières souvent orphelines»,  a souligné Nicolas Gaudreau, directeur opérations transport de Gaudreau Environnement et initiateur de ce projet.

«Les partenaires ont cette volonté de faire de notre région la plus innovatrice en mettant de l’avant des actions concrètes, comme c’est le cas avec Bituméco pour la production d’asphalte fabriqué avec des matières recyclées», a indiqué le directeur général de Gesterra, Charles Lemieux.

Pour les trois partenaires, les questions d’environnement et de développement durable demeurent prioritaires. «Nous sommes toujours à l’affût des nouvelles technologiques pour être avant-gardistes en innovation de devenir des leaders dans le domaine», a confié M. Gaudreau.

Le partenariat, qui a mené à Bituméco, s’inscrit dans une logique. «Marchand et fils possède l’expertise dans la production d’asphalte, Gaudreau Environnement possède la matière résiduelle pour fabriquer l’asphalte recyclé et Gesterra, propriétaire du site, nous offre, avec sa carrière, une proximité unique avec la matière nécessaire , la pierre, pour produire l’asphalte», a fait valoir Nicolas Gaudreau.

Ce projet mijote depuis quelques années. Mais l’usine a vu le jour au printemps dernier, en mars. Question de rodage, Bituméco produit, pour le moment, de l’asphalte conventionnel. Le produit a d’ailleurs servi à la réfection du boulevard Pierre-Roux à Victoriaville.

Bituméco se trouve actuellement à l’étape de perfectionnement de son enrobé bitumineux.  Dès l’an prochain, l’usine intégrera dans son produit des matières recyclables, à commencer par l’asphalte recyclé. «Par la suite, nous visons l’utilisation de bardeaux d’asphalte provenant de toitures. Dans le futur, nous souhaitons intégrer les plastiques recyclés et le verre. Pour ces applications, on prévoit des bancs d’essai, question d’étudier le comportement de ces matières», a expliqué Hugues Marchand, chargé de projet de Pavage Centre-sud, une filiale d’Excavations Marchand et fils.

«L’objectif visé par Bituméco, a-t-il poursuivi, est, non seulement de créer un produit le plus vert possible, mais de le faire en utilisant une technologie plus verte, comme l’utilisation de biogaz.»

C’est une belle histoire que celle de Bituméco pour le directeur général de Gaudreau Environnement, Claude Charland. «Une idée née du rêve de gens qui pensent longtemps et plus loin en avant pour travailler dans un contexte d’économie circulaire et de développement durable», a-t-il dit, tout en précisant que l’objectif de départ visait une production entre 12 000 et 18 000 tonnes. «Mais on a déjà atteint 40 000 tonnes.  Et la capacité de l’usine? C’est, en fait, ce que le marché nous offrira. Nous avons donc de belles perspectives devant nous», a-t-il mentionné.

Investissements pour Gesterra

Juste avant l’inauguration officielle de Bituméco, une visite d’une partie du lieu d’enfouissement technique (LET) a été organisée. Deux journalistes et quelques élus de la région y ont pris part.

Le directeur général de Gesterra, Charles Lemieux, a notamment expliqué la naissance de Gesterra, le fonctionnement du LET. D’ailleurs, Gesterra y investit, en 2018-2019, pas moins de 18 millions de dollars pour aménager notamment la phase deux du site, une usine de traitement des eaux et l’ajout d’une plateforme de compostage. «Des investissements qui contribueront à améliorer notre offre de services», a-t-il noté.

 

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Beauvalain
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Beauvalain

Bravooooo!!!! mes félicitations et beaucoup de courage dans vos activités et j’aimerais si possible que le transfert de cette technologie aille jusqu’en Afrique pour améliorer l’environnement et les conditions de vie des populations!