École Sainte-Anne : un recueil de nouvelles signé par 20 élèves

École Sainte-Anne : un recueil de nouvelles signé par 20 élèves
Les élèves écrivains et leur enseignante ainsi que l'auteur Mathieu Fortin. (Photo : www.lanouvelle.net)

C’est un grand sentiment de fierté qui régnait à la bibliothèque municipale et scolaire de Daveluyville alors qu’on procédait au lancement d’un recueil de nouvelles signé par les 20 élèves de français secondaire 4 de l’école Sainte-Anne.

«Chute libre» est le titre de ce recueil financé et publié dans le cadre du projet-pilote «Hémisphères» élaboré par «Culture pour tous» avec l’appui du ministère de la Culture et des Communications. «Il a pour but la création d’un réseau national d’écoles primaires et secondaires qui intégreront, au quotidien, les arts et la culture à l’ensemble de leur projet éducatif. L’école Sainte-Anne a été sélectionnée avec seulement 9 autres écoles au Québec pour ce projet», a indiqué la directrice Karine Dupuis.

Ainsi, devant plusieurs parents et personnes qui ont contribué d’une façon ou d’une autre au projet, et les élèves bien entendu, on a procédé au lancement officiel du recueil. Ce dernier contient 23 nouvelles, issues d’un processus rigoureux et piloté par l’enseignante Nancy Boulanger et l’auteur nicolétain Mathieu Fortin.

Ce dernier, depuis le début du projet en janvier, a rencontré la classe à une dizaine de reprises pour appuyer la démarche de création. Pour leurs nouvelles, les élèves devaient écrire 1000 mots (qui se sont finalement transformés en 2000 mots) dans le genre de la nouvelle en s’inspirant d’anecdotes historiques de la région de Daveluyville. Une belle façon de rendre hommage à la communauté.

Et si le livre porte le titre «Chute libre», c’est simplement parce que les élèves se sont lancés dans le vide, sans parachute pour réaliser des textes beaucoup plus longs que ce à quoi ils sont habitués. «Les élèves ont travaillé vraiment fort. Je suis très fière d’eux. Ils ont fait plus que ce qu’on leur demandait», a souligné l’enseignante.

Dans l’école, on s’est aussi approprié le projet. L’enseignante d’histoire, Caroline Jacques a donné un coup de main et le prof d’anglais, Pascal Couture a fait participer ses élèves participant au recueil en leur faisant réaliser des bandes-annonces, en anglais bien entendu, sur leur nouvelle.

Le recueil a suivi le processus normal d’édition, l’auteur jouant le rôle de directeur littéraire, leur faisant corriger, réécrire, recorriger et réécrire à plusieurs reprises, pour arriver à un résultat satisfaisant. Le montage a été réalisé par une graphiste professionnelle et le couverture est composée d’une photographie prise par une élève de la classe, Léonie Doré.

Le lancement s’est aussi déroulé de belle façon, donnant la parole à l’enseignante, à l’auteur, mais également à des élèves qui ont pu lire quelques paragraphes de nouvelles incluses dans le recueil.

Un beau travail d’équipe dans une école dynamique et où les projets culturels sont partie prenante du quotidien. L’enseignante est enchantée du résultat et même si le projet demande beaucoup de temps, il est tellement enrichissant pour tous ceux qui y participent qu’elle serait prête à recommencer n’importe quand. Et pour les élèves de 16 ans, malgré de grands efforts, ils peuvent maintenant dire qu’ils ont publié un texte dans un «vrai» livre.

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