Fruit d’Or, une entreprise qui s’est tournée vers l’industrie 4.0

Photo de Carol Isabel
Par Carol Isabel
Fruit d’Or, une entreprise qui s’est tournée vers l’industrie 4.0
Fruit d'Or réalise un chiffre d'affaires de 110 millions $ et exporte ses produits dans 52 pays et fait travailler 240 personnes dans ses quatre usines de transformation. La construction de sa nouvelle usine lui a permis de prendre le virage vers l'usine 4.0. (Photo : gracieuseté)

Depuis 2015, Fruit d’Or, qui est le plus grand joueur au monde pour la transformation des canneberges biologiques, a investi plus de 60 millions $ dans sa nouvelle usine de Plessisville afin qu’elle soit ultramoderne et bien ancrée dans le paradigme de l’industrie 4.0.

L’industrie 4.0 se caractérise fondamentalement par une automatisation intelligente et par une intégration des nouvelles technologies à la chaîne de valeur de l’entreprise. Une visite guidée à l’usine de Plessisville a d’ailleurs eu lieu en marge de la deuxième édition de la conférence Usine 4.0 organisée par Les Événements Les Affaires au cours de la présente semaine à Québec.

Une trentaine de visiteurs du milieu entrepreneurial ont pu compléter leur expérience pour approfondir leurs connaissances en découvrant les avancées technologiques de la nouvelle usine en présence de leur hôte, la vice-présidente exploitation chez Fruit d’Or, Stéphanie Chagnon.

Une occasion de prendre le virage 4.0

À la suite de l’incendie qui a détruit sa principale usine de transformation et son siège social situés à Lourdes en mars 2015, Fruit d’Or a sauté sur l’occasion de prendre le virage vers l’usine 4.0. Elle a adopté des choix technologiques qui lui ont permis d’accélérer son évolution vers une usine intelligente lors de sa reconstruction à Plessisville.

Plus de 3 millions $ ont été investis en programmation, qu’il s’agisse de réseaux d’automates, logiciel d’acquisition de données, intégration d’un nouveau serveur connecté à l’externe pour la programmation de l’intelligence artificielle, logiciels de traçabilité et de gestion de la maintenance.

Les opérateurs peuvent maintenant contrôler en tout lieu, en tout temps, les équipements de même que le procédé à partir de leur tablette ou des écrans de contrôle selon leur niveau d’accès, qu’il s’agisse de récupération d’énergie, d’optimisation de l’utilisation et de la réutilisation de l’eau et de l’optimisation des services (vapeur, air, ventilation, réfrigération et chauffage) et pour assurer la sécurité alimentaire. L’acquisition de données de masse permet aussi l’enregistrement d’une multitude de points, tels que température, débits, vitesses et pressions.

Des bénéfices

Il va sans dire que Fruit d’Or retire des bénéfices de ce virage qui lui a permis d’offrir des emplois à valeur ajoutée, de diminuer les pertes et les temps d’arrêt, stabiliser la production, augmenter l’efficacité énergétique et de prendre de meilleures décisions à tous les niveaux.

La prochaine étape sera de continuer le virage sans papier tout en assurant le transfert complet et rapide de l’information à travers l’ensemble de l’organisation jusqu’aux clients, de permettre aux clients de passer leurs commandes sur la plateforme de Fruit d’Or et de suivre l’évolution de celle-ci jusqu’à la livraison et même envisager l’acquisition de robots pour les tâches manuelles.

 

Partager cet article

Poster un Commentaire

avatar
  Subscribe  
Me notifier des