«Les temps composés» se conjuguent en groupe

«Les temps composés» se conjuguent en groupe
Linda Vachon et Sophie Chabot avec leur triptyque

Plusieurs personnes auront finalement mis la main à la pâte pour réaliser ce projet artistique initié par Sophie Chabot et Linda Vachon, intitulé «Les temps composés».

En effet, la population aura été intégrée à plusieurs étapes de ce projet artistique qui a connu son apogée lors des Journées de la culture. À ce moment, les gens étaient invités à venir intervenir sur des carrés préparés à cet effet et qui ont finalement formé un triptyque avec les portraits de trois femmes qui ont joué ou jouent un rôle important dans la culture victoriavilloise.

Les deux artistes ont ainsi choisi d’honorer, avec ce travail, l’œuvre de Madeleine Richard (qui a fondé le Musée Laurier), Dominique Laquerre (une des fondatrices du Grave de Victoriaville, de la Clairière Art et nature de Chesterville et actuellement directrice du centre d’art Jacques-et-Michel-Auger du Carré 150) ainsi que Véronique Pepin (coordonnatrice culturelle qui ne manque jamais de lancer des projets qui mettent en valeur les créateurs de la région, écrivaine, éditrice et fondatrice de la maison d’édition La Petite Barque).

«Des femmes qui représentent trois temps : Mme Richard le passé, le passé-présent pour Dominique Laquerre et le présent-futur pour Véronique Pepin», ont expliqué Sophie et Linda au lendemain des Journées de la culture alors qu’elles étaient à donner une deuxième couche de vernis aux trois œuvres réalisées au cours du dernier week-end.

Les gens ont initialement été invités à contribuer en fournissant, par courriel, des photos d’eux alors qu’ils étaient plus jeunes. Une centaine de personnes ont accepté et ces photos ont été traitées numériquement avant d’être intégrées aux trois portraits sur lesquels des interventions de la population ont été faites au cours de la dernière fin de semaine.

De tout cela a résulté trois impressionnants portraits de femmes de la région et à la satisfaction des deux artistes initiatrices qui ont vécu par le fait même une magnifique expérience de médiation culturelle. Un véritable  vernissage, c’est-à-dire la pose d’une couche de vernis avant d’exposer les œuvres, a complété le tout.

Finalement, ce sont au moins 150 personnes qui auront contribué, d’une manière ou d’une autre, à ce projet artistique auquel, d’ailleurs, la Fabrique culturelle s’est intéressée puisqu’une équipe de tournage s’y est déplacée.

«Nous avons vu des gens de tous les âges, de tous les milieux. Ils se sont bien intégrés au projet», ont expliqué Linda et Sophie.

Si au départ ils étaient un peu «frileux» de mettre leur touche sur l’œuvre, il n’a suffi que deux ou trois personnes se lancent pour encourager les autres à faire de même. «Et ils prenaient le temps de faire leur intervention avec soin», ajoutent-elles. Si bien que Linda était un peu hésitante à l’idée de repasser sur le travail des visiteurs pour faire un lien entre tous les carrés. «Sophie a joué du coude et m’a encouragée à oser», a apprécié Linda. Les deux artistes ont ainsi pu mettre leurs couleurs (surtout au niveau des trois femmes) à cette œuvre qu’elles ont initiée. «Finalement, on sent que c’est un collectif», admirent-elles.

Sophie et Linda ont bien aimé cette collaboration pour ce projet. «On se complète bien. Nous avons fait de nombreux liens et, ensemble, on a une ébullition d’idées», ont-elles précisé. Les œuvres doivent passer la semaine à la Vélogare et ensuite le duo d’artistes doit leur trouver un autre toit. Les idées sont nombreuses et elles ont bien l’intention de les amener encore plus loin, ailleurs. Elles ont aussi d’autres projets artistiques en tête qu’elles voudraient réaliser ensemble.

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